Parcours d’une mère experte de son enfant, devenue formatrice en communication alternative et augmentée
- Par Sabine Ferrucci,
- Interview par Catherine Grange
Pages 163 à 172
Citer cet article
- FERRUCCI, Sabine,
- Interview par GRANGE, Catherine,
- Ferrucci, Sabine.,
- et al.
- Ferrucci, S.,
- Interview par Grange, C.
https://doi.org/10.3917/cont.063.0163
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- Ferrucci, S.,
- Interview par Grange, C.
- Ferrucci, Sabine.,
- et al.
- FERRUCCI, Sabine,
- Interview par GRANGE, Catherine,
https://doi.org/10.3917/cont.063.0163
Notes
-
[1]
L’aba est une science comportementale appliquée qui fait partie des recommandations de la Haute Autorité de santé (has) pour accompagner les enfants autistes.
-
[2]
Maison départementale des personnes handicapées.
-
[3]
Prestation de compensation du handicap.
-
[4]
eeap : Établissement pour enfants et adolescents polyhandicapés.
-
[5]
Le makaton est un programme de la communication alternative et améliorée, constitué d’un vocabulaire fonctionnel utilisé avec la parole, les signes et/ou les pictogrammes.
-
[6]
Pragmatic Organisation Dynamic Display : tableaux dynamiques à organisation pragmatique. C’est un outil de caa conçu pour offrir une organisation spécifique et originale du vocabulaire.
-
[7]
Institut médico-éducatif.
-
[8]
Centre régional d’études, d’actions et d’informations.
-
[9]
La formation start vise à améliorer et décloisonner les stratégies professionnelles de soin et d’accompagnement des personnes, enfants et adultes, présentant des tnd et à soutenir la coopération des acteurs en territoires.
-
[10]
Il s’agit d’un sport de boules apparenté à la pétanque, d’origine gréco-romaine. Elle est pratiquée par les personnes en situation de handicap.
Gaëlle est née en 2000. Elle avait déjà 6 ans lorsque sa pathologie
a été diagnostiquée. Elle est en effet atteinte d’une maladie rare
mais sans toutes les caractéristiques de cette maladie, ce qui,
pour nous, a conduit à une errance au début de sa vie.
Elle a eu un développement normal jusqu’à 18 mois, puis sont apparus
des troubles de l’équilibre. Du jour au lendemain elle n’a plus voulu être
sur la table à langer. Dans la même période, je me suis séparée de son
père et, pour les médecins, les troubles étaient liés à cette séparation,ils me disaient que j’étais trop fusionnelle avec ma fille. Un diagnostic
a finalement été posé lorsque Gaëlle a fait des crises d’épilepsie, nous
obligeant à aller en urgence à l’hôpital de la Timone à Marseille, en
neurologie pédiatrique. Elle a été testée pour le syndrome de rett bien
qu’elle n’en ait pas les signes cliniques typiques.
Une fois le diagnostic posé, j’ai cherché l’association pour le syndrome
de Rett car j’ai vraiment besoin du tissu associatif comme soutien.
J’ai expliqué que je cherchais des familles avec lesquelles échanger
pour mieux voir quels accompagnements envisager. J’ai alors précisé,
lors de mon appel téléphonique, que ma fille marchait, utilisait ses
mains et disait des mots. Mon interlocutrice ne parvenait pas à croire
qu’elle avait ce syndrome ! À l’époque, en effet, ma fille était une
des premières avec ce profil atypique et l’association ne m’a été d’un
grand secours.
J’ai très tôt mis en place de la kinésithérapie, de la psychomotricité pour l’aider dans sa motricité, elle a marché à 2 ans et demi…