Article de revue

N’est-il bruit en son sein que de violence et de ruine ?

Pages 939 à 941

Citer cet article


  • Bouthillon, F.
(2024). N’est-il bruit en son sein que de violence et de ruine ? Commentaire, Numéro 188(4), 939-941. https://doi.org/10.3917/comm.188.0221.

  • Bouthillon, Fabrice.
« N’est-il bruit en son sein que de violence et de ruine ? ». Commentaire, 2024/4 Numéro 188, 2024. p.939-941. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2024-4-page-939?lang=fr.

  • BOUTHILLON, Fabrice,
2024. N’est-il bruit en son sein que de violence et de ruine ? Commentaire, 2024/4 Numéro 188, p.939-941. DOI : 10.3917/comm.188.0221. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2024-4-page-939?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.188.0221


Notes

  • [1]
    Voir Matthieu XXI, 31. J’actualise la traduction ordinaire par « prostituées », « publicains » et « docteurs de la Loi ».

Association catholique française pour l’étude la Bible, Quand la Bible parle avec violence (actes édités sous la direction d’E. Di Pede et O. Flichy, Cerf, « Lectio divina », 2024, 336 p.)
Les actes de colloque sont la roue du recenseur, tellement il est dans leur nature de partir dans tous les sens. Ce volume ne fait pas exception à la règle, mais ses différents contributeurs ont l’air d’accord au moins sur ceci que la violence dans la Bible est une question de notre époque, et non pas d’abord du texte auquel on la pose, tant le premier millénaire av. J-C., duquel date l’Ancien Testament, était nettement plus soucieux de la victoire de Dieu que de ses modalités. Didier Luciani rappelle à cet égard que ce thème ne s’est vraiment imposé à l’exégèse que depuis les années 1980, à cause, bien sûr, de la violence épouvantable du xxe siècle, mais aussi de l’audience rencontrée par la pensée de René Girard (fort peu présente, à vrai dire, dans le volume qui nous occupe).
Ce souci nouveau a donné lieu, en 2020, à l’impressionnante enquête statistique de David J. A. Clines, qui a abouti à la conclusion que le discours de la violence représente 3,3 % de la Bible hébraïque. Est-ce peu, est-ce beaucoup ? On se le demande depuis lors, sans qu’il paraisse que les exégètes procèdent, pour répondre à cette question, à la comparaison, qui devrait pourtant s’imposer, avec le corpus homérique, grossissimo modo contemporain : à voir comment l’Iliade et l’Odyssée dégoulinent de sang, il est assez probable qu’on obtiendrait un pourcentage beaucoup plus élevé…


Date de mise en ligne : 09/12/2024

https://doi.org/10.3917/comm.188.0221

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