La France et l’Europe sociale
Pages 803 à 808
Citer cet article
- VIOSSAT, Louis-Charles,
- Viossat, Louis-Charles.
- Viossat, L.-C.
https://doi.org/10.3917/comm.188.0085
Citer cet article
- Viossat, L.-C.
- Viossat, Louis-Charles.
- VIOSSAT, Louis-Charles,
https://doi.org/10.3917/comm.188.0085
Les conditions actuelles ne semblent pas se
prêter à une relance du volet social de la construction européenne. Le débat électoral qui s’est tenu
lors des dernières européennes, en France comme
dans les autres États membres, a été monopolisé
par des sujets principalement domestiques comme
l’identité nationale, l’immigration et la sécurité
intérieure, ainsi que par la guerre en cours entre
deux pays tiers, l’Ukraine et la Russie. La question
sociale a été quasiment absente du débat, comme
des programmes aux élections législatives des partis de gouvernement, sauf celui des socialistes.
Le discours-programme de la présidente de la
Commission devant le Parlement européen n’a
abordé le travail, l’emploi, les droits sociaux et
le dialogue social ou même la santé qu’incidemment, leur préférant des sujets comme l’industrie,
la compétitivité, la défense ou la « qualité de vie ».
Les récents rapports Letta (avril 2024)
sur l’avenir du marché unique et Draghi (septembre 2024) sur l’avenir de la compétitivité en
Europe n’évoquent que très brièvement l’Europe
sociale, comme un adjuvant et pas comme un
pilier de la construction européenne. Aucune
personnalité de premier plan n’a été chargée par
Ursula von der Leyen de réfléchir aux enjeux
sociaux et de proposer de nouvelles orientations pour l’Union. Par ailleurs, la nouvelle
vice-présidente chargée du social, Roxana Mînzatu, n’a pas un poids politique suffisant pour
impulser une nouvelle dynamique, que sa lettre
de mission ne laisse pas entrevoir au demeurant…
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