Le Milton de Chateaubriand
- Par Franck Lessay
Pages 941 à 942
Citer cet article
- LESSAY, Franck,
- Lessay, Franck.
- Lessay, F.
https://doi.org/10.3917/comm.176.0941
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- Lessay, Franck.
- LESSAY, Franck,
https://doi.org/10.3917/comm.176.0941
Notes
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[1]
Areopagitica, pour la liberté de la presse sans autorisation ni censure, 1644, dans la traduction d’O. Lutaud.
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[2]
Ouvrage paru aux Presses universitaires du Septentrion en 2000.
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[3]
Voir, en particulier, son ouvrage Mirabeau et Milton : rencontre révolutionnaire, EDIMAF, « La Documentation républicaine », 2002.
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[4]
Édition bilingue du texte traduit et présenté par Ch. Tournu, postface d’O. Abel et S. Laugier, Belin, 2005.
Cet ouvrage est original et légitime dans son principe. Il a naturellement trouvé sa place dans l’entreprise de publication intégrale des œuvres de Chateaubriand menée chez Honoré Champion sous la direction de Béatrice Didier. Il constitue un témoignage éclatant de la fascination exercée de longue date par Milton en France. Il y eut le Milton héraut de la liberté de la presse, traduit par Mirabeau, et auteur de l’immortelle proclamation :Autant, presque, tuer un Homme que tuer un bon Livre ! Qui tue un Homme tue une créature de raison à l’Image de Dieu ; mais celui-là qui détruit un bon Livre tue la raison elle-même, tue l’Image et comme le regard de Dieu.
Il y eut aussi le Milton poète, auquel Chateaubriand osa se confronter en traduisant son opus magnum.
Auteur de Théologie et politique dans l’œuvre en prose de John Milton, Christophe Tournu a consacré l’essentiel de ses travaux à la pensée politique de Milton, qu’il aborde à bon droit comme un champ d’étude spécifique et non comme un aspect annexe de l’œuvre poétique, laquelle a toujours recueilli plus d’attention de la part des chercheurs. Ses nombreuses publications (ouvrages, articles et traductions) ont démontré la validité de cette approche. Elles ont permis de réévaluer l’importance des doctrines de Milton, notamment en France. Elles ont d’ores et déjà contribué à renouveler la lecture que l’on peut en proposer en faisant valoir deux idées-forces que l’on hésite, désormais, à contester. Républicain par son engagement actif au service de la République anglaise, Milton est avant tout un penseur de la liberté, qu’il entend comme un processus de libération (plutôt que comme un droit naturel) vis-à-vis d’un certain nombre de forces oppressives : l’épiscopat, le droit canon, la scolastique, la censure, la royauté…
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