Article de revue

Positivisme et religion de l’Humanité en Angleterre

Pages 821 à 828

Citer cet article


  • Sartori, É.
(2021). Positivisme et religion de l’Humanité en Angleterre. Commentaire, Numéro 176(4), 821-828. https://doi.org/10.3917/comm.176.0821.

  • Sartori, Éric.
« Positivisme et religion de l’Humanité en Angleterre ». Commentaire, 2021/4 Numéro 176, 2021. p.821-828. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2021-4-page-821?lang=fr.

  • SARTORI, Éric,
2021. Positivisme et religion de l’Humanité en Angleterre. Commentaire, 2021/4 Numéro 176, p.821-828. DOI : 10.3917/comm.176.0821. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2021-4-page-821?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.176.0821


Notes

  • [1]
    On lui doit notamment des découvertes importantes dans le domaine de l’interaction de la lumière avec la matière (polarisation, photoélasticité).
  • [2]
    « Nous estimons donc non seulement que M. Comte était fondé à entreprendre de faire aboutir l’évolution de sa philosophie à une religion, et qu’il avait réalisé les conditions essentielles d’une religion, mais encore que toutes les autres religions s’amendent d’autant plus qu’elles approchent davantage, dans leur résultat pratique, de celle qu’il visait à construire (…). L’homme le plus prévenu doit reconnaître que cette religion sans théologie ne peut être accusée de relâcher les liens moraux. Bien, au contraire, elle les exagère prodigieusement. » J. S. Mill, Auguste Comte et le positivisme, Alcan, 1893.
  • [3]
    « Cette périlleuse situation, où le prolétariat campe au milieu de la société occidentale sans y être encore casé, ne saurait être érigée par personne en type de l’état normal », A. Comte, Système de politique positive, II.
  • [4]
    J. H. Bridges, De l’unité de la vie et de la doctrine d’Auguste Comte, Dunod, 1867.
  • [5]
    Intéressant, par temps de Brexit !
  • [6]
    Eh oui, c’est une création positiviste !
  • [7]
    F. Harrison, Le Socialisme moral et religieux. Revue occidentale, 1891, 2nde série, t. IV, p. 157.

C’est un scientifique et philosophe des sciences éminent, David Brewster, qui mentionne le premier en Angleterre le nom de Comte dans un article de l’Edinburgh Review, en juillet 1838. Il s’agit d’un compte rendu élogieux des premiers volumes du Cours de philosophie positive. Brewster salue comme des découvertes primordiales la loi des trois états et l’échelle encyclopédique des sciences. Sa recension, qui porte pourtant quasi exclusivement sur les aspects scientifiques du Cours, s’ouvre sur un avertissement significatif :Il y a pourtant encore une question préliminaire qui s’impose à notre attention et que nous voudrions bien, s’il était possible, passer sans nous y arrêter. Mais comme quelques-uns de nos lecteurs, à la suite de cet article, seront peut-être tentés de lire l’ouvrage dans l’original, il faut que nous les prévenions d’avance que M. Comte est, de son propre aveu, un athéiste.
L’article de Brewster aura une conséquence inattendue : son avertissement suscitera l’intérêt des milieux radicaux anglais. Comte va devenir radical-chic. J’ai déjà mentionné le rôle de George Eliot et de son compagnon G. Lewes dans la réception du positivisme en Angleterre. Un autre couple aussi choquant selon les canons victoriens jouera un rôle encore plus important : James Stuart Mill et sa maîtresse, puis femme, la féministe Harriet Martineau.
John Stuart Mill (1806-1873) est aujourd’hui l’un des philosophes britanniques les plus connus, penseur du libéralisme économique et sociétal, de l’utilitarisme, de l’économie politique, défenseur de la liberté d’expression – il est assez vain de tenter de résumer ici une pensée aussi foisonnante et importante…


Date de mise en ligne : 07/12/2021

https://doi.org/10.3917/comm.176.0821

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