Article de revue

La gratitude, la peine et le souci

Pages 421 à 423

Citer cet article


  • Casanova, J.-C.
(2020). La gratitude, la peine et le souci. Commentaire, Numéro 170(2), 421-423. https://doi.org/10.3917/comm.170.0421.

  • Casanova, Jean-Claude.
« La gratitude, la peine et le souci ». Commentaire, 2020/2 Numéro 170, 2020. p.421-423. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2020-2-page-421?lang=fr.

  • CASANOVA, Jean-Claude,
2020. La gratitude, la peine et le souci. Commentaire, 2020/2 Numéro 170, p.421-423. DOI : 10.3917/comm.170.0421. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2020-2-page-421?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.170.0421


Notes

  • [1]
    Le 14 avril Le Figaro m’avait interviewé et a publié mes réponses. Un mensuel insulaire In Corsica m’a demandé un texte plus long et de m’adresser à mes compatriotes, ce que j’ai fait. Et Serge Lançon, trop complaisant à mon égard, a décidé de le reproduire.

Ersa, 20 avril 2020J’écris en avril, avant la fin progressive du confinement sans doute vers la mimai. Le Premier ministre a eu raison de l’annoncer, cette crise amplifiera le meilleur et le pire. Dans mon modeste village corse, à Botticella d’Ersa, je ne vois que le meilleur : la bonne humeur, la sollicitude, le dévouement, la solidarité. Le Cap reste le Promontoire sacré des Romains, l’air du printemps fait revivre le maquis et renouvelle ce puissant sentiment de liberté qui émane de toute la terre Corse. Par la presse, par la télévision, par mon ordinateur, j’apprends et j’attends le meilleur mêlé au pire. Sans surprise. L’histoire ou les souvenirs nous ont enseigné des drames d’une plus grande ampleur.
J’étais venu le 10 mars passer une semaine chez moi, voter et préparer mon long séjour du printemps et de l’été. Sur injonction de mon fils, médecin et spécialiste des maladies virales, le même jour, j’ai décidé de rester. Je m’y trouve isolé, car ma femme a été confinée, toujours par notre fils, en Normandie où son père, elle est continentale, avait une maison. Je reste donc éloigné de mes proches, de toutes celles et de tous ceux que j’aime, et bien soucieux pour eux. La peine, le deuil se sont ajoutés au souci : j’ai d’abord perdu deux vieux amis très chers, Nicolas Alfonsi et Patrick Devedjian. Ils avaient consacré leur vie à la politique, toujours entourés, toujours accueillants. Ils ont été les victimes des élections municipales que des imbéciles ont réclamées et que des « scientifiques » avaient autorisées…


Date de mise en ligne : 05/06/2020

https://doi.org/10.3917/comm.170.0421

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