Souvenirs de la IIIe République (I)
- Par Charles Pomaret
Pages 327 à 336
Citer cet article
- POMARET, Charles,
- Pomaret, Charles.
- Pomaret, C.
https://doi.org/10.3917/comm.170.0327
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- Pomaret, Charles.
- POMARET, Charles,
https://doi.org/10.3917/comm.170.0327
Notes
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[1]
1872-1950.
-
[2]
Pseudonyme de René Max Weill (1868-1952), dramaturge, romancier, poète et scénariste de films. Collaborateur régulier de la Revue blanche, il y tenait la rubrique des théâtres. Ami de Jules Renard, Tristan Bernard, Alfred Capus et Henri de Toulouse-Lautrec, qui fit son portrait. Les autres noms cités parmi les amis de Léon Blum sont bien connus.
-
[3]
1907.
-
[4]
1901.
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[5]
Cf. C. Pomaret, Le Dernier Témoin, p. 120 sq.
-
[6]
En effet, la majorité des parlementaires socialistes votèrent la révision constitutionnelle.
-
[7]
Louis Barthou, né en 1862 (mort en 1934). Charles Pomaret écrit donc ces pages en 1970.
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[8]
Anatole de Monzie (1876-1947).
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[9]
Le peintre catalan José Maria Sert (1874-1945) a vécu et travaillé longtemps à Paris. Il se remaria en 1927 avec la princesse géorgienne Isabelle Roussadana, dite Roussy, fille de Zakharias Mdivani.
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[10]
Ouvrage paru en 1932.
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[11]
1926.
-
[12]
1925.
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[13]
Jean Berthoin (1895-1979) reprit des fonctions en 1935. De 1938 à 1940, il sera secrétaire général du ministère de l’Intérieur, après la guerre, parlementaire et ministre ; il jouera un grand rôle sous la IVe République, il sera ministre du général de Gaulle en 1958 et 1959.
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[14]
Nous avions la même tradition que les Anglais. Elle s’est perdue chez nous. On ne démissionne plus, on ne révoque plus, on s’arrange.
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[15]
Comme Caillaux est né en 1863 (il meurt en 1944), cette précision confirme que Pomaret écrit en 1970.
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[16]
Émile Roche (1893-1990), ami et collaborateur de Caillaux depuis 1927 jusqu’à la mort de Caillaux, radical comme lui. Il présida le Conseil économique et social de 1954 à 1974.
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[17]
L’épouse du peintre Jean-Gabriel Domergue, de son nom Odette Maugendre-Villers (1884-1973), était sculptrice. Elle a joué un grand rôle dans la conception des jardins méditerranéens de la Côte d’Azur.
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[18]
Note de l’auteur : « Ce qu’il ne fit pas, bien sûr. »
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[19]
Voir É. Roche, Avec Joseph Caillaux. Mémoires, souvenirs et documents, Publications de la Sorbonne, 1980.
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[20]
Note de l’auteur : Pierre Mortier, directeur du Gil Blas, avait, dès 1911, refusé la correspondance sentimentale de Caillaux, notamment les lettres signées « Ton Jo ».
Ajoutons à la note de Pomaret que Pierre Mortier (1882-1946) fut un journaliste important, un écrivain abondant, un parlementaire radical de 1932 à 1936 et le président de la Société des gens de lettres pendant les années 1930. Il a rejoint les États-Unis après 1940. -
[21]
Paul Doumer (1857-1932) député radical puis de centre-gauche de 1888 à 1910, gouverneur général de l’Indochine de 1897 à 1902, plusieurs fois ministre des Finances, président du Sénat en 1927, il fut élu président de la République en 1931. Il sera assassiné le 6 mai 1932 par un immigré russe, Gorgulov, qui se disait « fasciste » et qui sera guillotiné.
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[22]
Ce passage sur Briand est précédé d’une note manuscrite de l’auteur : « Manquent 8 à 10 pages, qui se baladent entre la poste de Nice et celle de Paris. Ça viendra bientôt. » Mais, page suivante : « Souvenirs sur l’échec de Briand à l’Élysée, contre Doumer. »
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[23]
Maurice Petsche (1895-1951), député de centre-gauche de 1925 à 1940, puis de centre-droit de 1946 à 1951. Vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en juillet 1940. Plusieurs fois ministre (notamment des Finances) sous la IIIe comme sous la IVe République.
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[24]
Émile Morinaud (1865-1952) a été, avant 1940, longtemps député de Constantine.
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[25]
Pierre Marraud (1861-1958) a appartenu au Conseil d’État, a été préfet, puis sénateur radical du Lot-et-Garonne de 1920 à 1933. Il a été ministre de l’Intérieur de Briand en 1921-1922 et plusieurs fois ministre de l’Instruction publique dans différents cabinets, notamment en 1929-1930.
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[26]
1867-1940, fonctionnaire de la Comptabilité publique, il appartient au cabinet de Briand depuis 1906.
-
[27]
Voir note 21.
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[28]
Paul Doumer n’était pas corse, mais fut sénateur de la Corse de 1912 à son élection à la présidence de la République. Il avait, en Indochine, gagné la confiance de nombreux Corses appartenant à l’armée ou à l’administration qui, avec des élus locaux, lui offrirent ce siège. Il se situait en Corse au centre droit : du côté des Gavini et de François Pietri (Gavini par sa mère), et il fut un intègre et remarquable représentant de l’Ile, soucieux de ses intérêts et de son développement. Quand il perdit ses fils au front pendant la guerre de 14-18, la Corse qui l’élisait et le respectait le vénéra, sans jamais lui assurer des triomphes électoraux.
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[29]
Ce livre d’éducation morale avait été publié en 1906. Il fut réédité en 1923, et accueilli comme on l’imagine après la disparition tragique des fils de Doumer.
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[30]
Alexandre Parodi (1901-1977) appartenait au Conseil d’État depuis 1926. Il rejoint en 1938 le cabinet de Pomaret au ministère du Travail, qui le nommera directeur général du Travail. Il joua un grand rôle dans la Résistance et après la guerre, au Quai d’Orsay dont il fut Secrétaire général et à la vice-présidence du Conseil d’État de 1960 à 1970.
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[31]
Georges Despret (1862-1852), issu d’une famille belge de maîtres de forges et de maîtres verriers, fut un grand industriel du verre en Belgique et en France et joua un rôle novateur dans la verrerie esthétique. Il présida, dans l’entre-deux-guerres, la Banque transatlantique. Sa fille avait épousé le seul fils du président Doumer qui survécut à la guerre.
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[32]
La femme de Philippe Berthelot.
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[33]
1854-1934, sénateur, il est le petit-neveu de l’auteur du mémorial de Sainte-Hélène.
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[34]
1889-1957, chartiste, directeur de cabinet de Paul Doumer à la présidence du Sénat, puis secrétaire général de l’Élysée, puis directeur des Beaux-Arts, il fonda, avant la guerre, le Festival de Cannes.
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[35]
L’auteur précise en marge : « D’autant plus que je venais de les heurter quelques mois auparavant en entrant dans le gouvernement Laval, qui n’était pas… très avancé. »
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[36]
C’était à l’hôtel Salomon de Rothschild, Paul Doumer se trouvait en compagnie de Claude Farrère et de François Pietri.
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[37]
Voir les pages précédentes concernant Louis Barthou.
Je n’ai pas tellement connu Léon Blum, sur le plan politique. Mais je l’ai beaucoup rencontré sur le plan parisien et, si j’ose dire, mondain. Il était l’ami de Tristan Bernard, de Romain Coolus, de Philippe Berthelot, de Joseph Hessel, de Vuillard… C’est chez eux, avec eux, que j’ai eu le privilège de le connaître, avant même que je sois député ou ministre. C’est là qu’il était le plus humainement saisissable.
Quand j’entrai au Conseil d’État, au lendemain de la Première Guerre, il venait d’en sortir, comme député de Paris. Il y avait laissé un souvenir magistral. Sans doute, quand il avait publié, en 1907, son livre substantiel et courageux Du mariage où, avec hardiesse, il conseillait aux jeunes filles l’apprentissage antérieur au mariage de la vie commune, les remous avaient été vifs dans la Haute Assemblée, tellement bourgeoise, sinon féodale à l’époque. On avait même parlé de sanction, d’éviction du grand corps de l’État, puis l’orage s’était apaisé. On comprit mieux « l’accès de généralisation où l’entraînent sans doute le désir de prouver » – c’est lui qui parle – et la bonne foi de l’auteur. Au traité sur le mariage, mon adolescence avait préféré, non pas tant les délicates Nouvelles Conversations de Goethe avec Eckermann que les articles sur Stendhal et le beylisme, si utiles à un jeune Grenoblois qui se veut beyliste avec une puérile ostentation. Ignorant comme un provincial, je ne réalisai pas, en préparant hâtivement le concours du Conseil d’État, que le magistral commissaire du gouvernement, dont les conclusions me donnaient les lumières nécessaires sur tant de compartiments du Droit administratif, était le même homme que l’écrivain de l…
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