Article de revue

La Suisse, prospérité, stabilité et droits référendaires

Pages 291 à 299

Citer cet article


  • Garçon, F.
(2019). La Suisse, prospérité, stabilité et droits référendaires. Commentaire, Numéro 166(2), 291-299. https://doi.org/10.3917/comm.166.0291.

  • Garçon, François.
« La Suisse, prospérité, stabilité et droits référendaires ». Commentaire, 2019/2 Numéro 166, 2019. p.291-299. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2019-2-page-291?lang=fr.

  • GARÇON, François,
2019. La Suisse, prospérité, stabilité et droits référendaires. Commentaire, 2019/2 Numéro 166, p.291-299. DOI : 10.3917/comm.166.0291. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2019-2-page-291?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.166.0291


Notes

  • [1]
    Office fédéral de la statistique, « Frontaliers étrangers selon le pays de résidence », 1er trimestre 2018, https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/activite-professionnelle-temps-travail/actifs-occupes/suisses-etrangers/frontaliers.html
  • [2]
  • [3]
  • [4]
    Marco Taddei, « Marché du travail : heureux salariés suisses », AGEFI, 28 mai 2018.
  • [5]
    Nassim Nicholas Taleb, Antifragile, How to Live in a World We Don’t Understand, Allen Lane, 2012, p. 87.
  • [6]
    La dette publique sur PIB s’élevait à 29,7 % en 2017, https://fr.tradingeconomics.com/switzerland/indicators, le taux de prélèvement obligatoire à 28,2 % (OCDE, 2017).
  • [7]
    Tocqueville, Voyage en Suisse, Œuvres, tome I, Gallimard, 1991, p. 618,
  • [8]
    Département fédéral des finances, « Réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons (RPT) », septembre 2004.
  • [9]
    Bernard Wuthrich, Le Temps, 21 août 2014.
  • [10]
  • [11]
    Reto Steiner et Claire Kaiser, « Administration communale », in Manuel d’administration publique suisse, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2013, p. 146.
  • [12]
    Avenir Suisse, État citoyen et citoyens dans l’État, La politique de milice entre mythe et modernité, Genève, Slalkine, 2015.
  • [13]
    John Micklethwait et Adrian Wooldridge, The Fourth Revolution, Allan Lane, 2014, p. 216.
  • [14]
    Élu depuis 1919 au scrutin proportionnel plurinominal à liste ouverte, le Conseil national est l’équivalent de notre Assemblée nationale. Latoisage, panachage et cumul sont autorisés. Chaque canton y est représenté en fonction de son poids démographique : Zurich a 35 conseillers nationaux, le Jura deux. Les deux chambres (Conseil national et Conseil des États) disposent de pouvoirs rigoureusement semblables.
  • [15]
    Aide-mémoire à l’intention des membres du Conseil fédéral et du chancelier de la Confédération du 5 novembre 2014. En vigueur à partir du 1er janvier 2015.
  • [16]
    Office cantonal de la statistique, « La participation aux votations à Genève, de 2005 à 2009 », Coup d’œil, n° 45, septembre 2010, aimablement communiqué par Patrick Ascheri.
  • [17]
    Jean-François Aubert, Traité de droit constitutionnel suisse, Neuchâtel, Éditions Ides et Calendez, 1967, tome I, p. 67.
  • [18]
    Yvan Krastev, Le Destin de l’Europe, Premier Parallèle, 2017, p. 125 et s.
  • [19]
    Contrairement à la Californie gouvernée par le courttermisme électoral : « Les citoyens votent systématiquement pour couper les impôts mais jamais les dépenses publiques, avec pour conséquence inévitable que personne n’assume de responsabilité », Bill Emmot, The Fate of the West, The Economist Books, 2017, p. 85.
  • [20]
    Aux oreilles des pays voisins, cette compétence entre les mains des citoyens résonne étrangement. On mettra ici en parallèle les armes dont disposent les citoyens helvétiques et la décision unilatérale de la mairie de Paris et du pouvoir exécutif de recevoir les JO à Paris en 2024, chantier d’ores et déjà entaché d’un surcoût annoncé de 400 millions d’euros sur un budget déclaré de 6,8 milliards d’euros. Parions que nombreux sont les résidents et contribuables de Paris et de la grande couronne qui auraient apprécié de pouvoir se prononcer sur ce vaste projet.
  • [21]
    Crédit Suisse, Youth Barometer 2018, gfs.bern, Menschen. Meinungen.Märkte, juin 2018, p. 38.
  • [22]
    En France, selon l’avis du Service des affaires européennes du Sénat, l’intrusion des citoyens « retarderait le processus législatif, freinerait les innovations et conduirait de manière excessive au compromis. En effet, pour échapper au référendum, le Parlement fédéral est amené à transiger tout au long de la procédure législative ». Cette observation montre l’appétence française pour la gouvernance top/down, expéditive, qui tranche, « Le référendum d’initiative populaire » (sic), Service des affaires européennes, septembre 2002, Sénat, https://www.senat.fr/lc/lc110/lc110_mono.html#toc24
  • [23]
    À Genève, à l’automne 2018, l’exécutif de la ville semble avoir fait un usage immodéré de taxis et de téléphonie mobile. Ils doivent aujourd’hui rendre des comptes sur leurs dépenses.

Pour rappel, la Suisse c’est 26 cantons, soit autant d’États, chacun doté de sa Constitution, de son drapeau, de son Parlement, de son exécutif. Un pays où, dans les économies européennes, la TVA, l’impôt le plus injuste selon Milton Friedman, est la plus basse (7,7 %). Longtemps pauvre et terre d’émigration, la Suisse est devenue un pays attractif. En 2016, y étaient recensés 318 000 frontaliers, dont 175 000 Français, 72 000 Italiens, 61 500 Allemands et 9 500 Autrichiens. Cohortes que renforcent les résidants étrangers permanents : 316 000 Italiens, 303 000 Allemands ou encore 127 000 Français. Selon la formule, la Suisse est la « deuxième France hors de France ». Avec 25 % d’étrangers installés sur leur sol, les Suisses accueillent la plus forte proportion d’allogènes en Europe, une des plus fortes au monde, hors zones de guerre.
Les Suisses sont aujourd’hui riches, avec quelque 400 000 millionnaires ! Une prospérité qui ne doit rien aux ressources fossiles, ni à l’évasion fiscale ou au secret bancaire, explication paresseuse aujourd’hui à bout de souffle. Les activités financières comptent pour moins de 11 % du PIB, péniblement 7 % si l’on ne retient que les banques. La Suisse est d’abord une puissance industrielle (25,17 % du PIB, chiffres 2017), active particulièrement dans la chimie, la pharmacie, l’horlogerie, la mécanique de précision et l’alimentaire transformé. Si, à l’instar de l’Allemagne voisine, l’économie repose sur 584 000 PME, la Suisse abrite aussi 3 des 5 premières multinationales européennes…


Date de mise en ligne : 11/06/2019

https://doi.org/10.3917/comm.166.0291

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