Article de revue

Jacques Servier, du Mediator aux musées nationaux

Pages 652 à 656

Citer cet article


  • Grégory, P.
  • et Daviet, J.-P.
(2016). Jacques Servier, du Mediator aux musées nationaux. Commentaire, Numéro 155(3), 652-656. https://doi.org/10.3917/comm.155.0652.

  • Grégory, Pierre.
  • et al.
« Jacques Servier, du Mediator aux musées nationaux ». Commentaire, 2016/3 Numéro 155, 2016. p.652-656. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2016-3-page-652?lang=fr.

  • GRÉGORY, Pierre
  • et DAVIET, Jean-Pierre,
2016. Jacques Servier, du Mediator aux musées nationaux. Commentaire, 2016/3 Numéro 155, p.652-656. DOI : 10.3917/comm.155.0652. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2016-3-page-652?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.155.0652


Notes

  • [1]
    Remarquer notamment deux pièces de la tenture Scènes de la vie de la Vierge, à l’origine commandées pour la cathédrale de Bayeux (ateliers de Paris).
  • [2]
    Par exemple Langeais, une pièce de la tenture des 11 miracles de l’Eucharistie.
  • [3]
    Voir les travaux d’Audrey Nassieu-Maupas, en particulier « Les tapissiers de haute lisse à Paris à la fin du xv e et au début du xvi e siècle », Documents d’histoire parisienne, n° 4, 2005, p. 13-23.
  • [4]
    Un siècle plus tard, Henri IV, par un édit de 1601, cherche à limiter les importations des Flandres.
  • [5]
    Consultable sur le site Internet de l’Assemblée nationale.

On ne peut passer sous silence un événement qui s’impose comme l’une des plus remarquables et surprenantes ventes de l’année 2015 à Paris. Dans cet épisode sur le marché de l’art se croisent des déterminants esthétiques, politiques et économiques. On y voit apparaître des œuvres majeures qui illustrent les heurs et malheurs, les fortunes et infortunes de notre civilisation, depuis l’Antiquité et le Moyen Âge jusqu’à nos jours en passant par Louis XIV, la famille Rothschild et les réussites de l’industrie française du médicament.
Jacques Servier était à la fois célèbre, influent dans l’ombre, mais assez réservé, menant une vie discrète sans ostentation, et ne suscitant pas la curiosité de journalistes en quête de sensationnel, comme un Arnault, un Pinault, un Lagardère, un Bolloré, voire un Yves Rocher. On ignorait tout de ses goûts artistiques. L’opinion publique l’a admiré de loin, puis l’a détesté. Il était, au moins depuis les années 1960, un collectionneur avisé. Et il se trouve que sa collection personnelle renvoie surtout à une idée passionnante de l’histoire de l’art français.
À l’automne 2015, Vincent Fraysse, commissaire-priseur judiciaire à Paris, a consacré trois vacations (17 et 18 novembre, 15 décembre) à la vente de ce qui était présenté comme « une grande collection », sans indication de nom, le total du produit atteignant une quinzaine de millions d’euros. Il était précisé que la vente était judiciaire. Le Figaro a cru pouvoir affirmer qu’il s’agissait d’une collection secrète de Jacques Servier, décédé le 16 avril 2014, et l’information a été reprise par la presse régionale, notamment à Angers et dans la Creuse, à propos de tapisseries figurant dans la vente et venues enrichir les collections locales…


Date de mise en ligne : 08/09/2016

https://doi.org/10.3917/comm.155.0652

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