De Munich à Pearl Harbour, la fin de l’isolationnisme américain
Pages 925 à 929
Citer cet article
- D’ABOVILLE, Benoît,
- D’Aboville, Benoît.
- D’Aboville, B.
https://doi.org/10.3917/comm.144.0925
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- D’Aboville, B.
- D’Aboville, Benoît.
- D’ABOVILLE, Benoît,
https://doi.org/10.3917/comm.144.0925
Notes
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[1]
Ancienne journaliste, correspondante à Moscou et à Washington, l’auteur est spécialisée dans l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Elle a notamment publié Citizen of London : the Americans Who Stood with Britain in Its Darkest Hours, Finest Hour, New York, Random House, 2010.
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[2]
Du nom de son promoteur, un avocat new-yorkais. Son titre officiel est Committee to Defend America by Aiding the Allies ; il avait été precédé du Non-partisan Committee for Peace through the Revision of the Neutrality Law.
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[3]
Cf. Ben Urwand, The Collaboration. Hollywood’s Pact with Hitler. La thèse du livre est largement reprise par Samuel Blumenfeld, « Hollywood a collaboré », Le Monde, 12 octobre 2013.
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[4]
Les efforts de Berlin pour mobiliser l’importante immigration germanique n’auront aucun succès et le German American Bund ne représenta jamais la force politique espérée par les nazis.
L’isolationnisme est-il une tentation permanente de la politique américaine ? La question est récurrente et c’est tout naturellement vers le débat sur l’entrée en guerre des États-Unis lors du deuxième conflit mondial que l’on se tourne pour tenter d’en identifier les fondements.
Même si le contexte international a profondément changé, certains des arguments utilisés récemment au Congrès sur la question d’une intervention en Syrie rappellent en effet étrangement ceux utilisés, à l’époque, pour justifier l’abstention américaine.
Il n’en est que plus intéressant de trouver dans l’ouvrage de Lynne Olson
un éclairage inédit sur les dimensions de politique intérieure de cette période cruciale, aujourd’hui oubliée, qui vit l’opinion américaine débattre en profondeur de sa relation avec le monde extérieur et du rôle que devaient jouer les États-Unis sur le plan international.
Lynne Olson, comme les historiens qui l’ont précédée, analyse le jeu complexe entre une Maison-Blanche soucieuse de ne pas brusquer le Congrès et des Partis républicain et démocrate, profondément divisés, mais unis dans leur refus de concéder des pouvoirs supplémentaires au Président et d’assumer devant l’opinion la responsabilité de l’engagement dans le conflit.
L’apport majeur de l’ouvrage tient à sa description, vivante et documentée, de l’affrontement des différentes forces et personnalités au cours de la période qui va de l’accord de Munich – qui laisse l’Amérique largement indifférente – au choc de l’attaque japonaise de Pearl Harbour…
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