Article de revue

Charles Dickens et les États-Unis

Pages 1081 à 1088

Citer cet article


  • Lagane, G.
(2012). Charles Dickens et les États-Unis. Commentaire, Numéro 140(4), 1081-1088. https://doi.org/10.3917/comm.140.1081.

  • Lagane, Guillaume.
« Charles Dickens et les États-Unis ». Commentaire, 2012/4 Numéro 140, 2012. p.1081-1088. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2012-4-page-1081?lang=fr.

  • LAGANE, Guillaume,
2012. Charles Dickens et les États-Unis. Commentaire, 2012/4 Numéro 140, p.1081-1088. DOI : 10.3917/comm.140.1081. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2012-4-page-1081?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.140.1081


Notes

  • [1]
    Charles Dickens, Martin Chuzzlewit, Paris, 1981, chapitre XVI.
  • [2]
    Sylvère Monod rappelle qu’après tout, c’est lui qui les encourage à partir pour Eden. Voir Sylvère Monod, « Mr. Bevan », in Dickens Studies Annual, n° 15, 1986.
  • [3]
    Paul Schlicke (dir.), Oxford Reader’s Companion to Dickens, Oxford, 1999.
  • [4]
    Patricia M. Ar, « Charles Dickens and Frances Trollope : victorian kindred Spirits in the american wilderness », American Transcendental Quarterly, n° 4, 1993.
  • [5]
    Peter Ackroyd, Dickens, Londres, 1990.
  • [6]
    Alexander Welsh, From Copyright to Copperfield : the Identity of Dickens, Cambridge (Mass.), 1987.
  • [7]
    Michael Slater, Dickens on America and the Americans, Oxford, 1978.
  • [8]
    Jerome Meckier, Charles Dickens’s American Engagements, Lexington (Ken.), 1990.
  • [9]
    H. C. Allen, Great Britain and the United States, a History of Anglo-American Relations, 1783-1952, Londres, 1952.
  • [10]
    Charlotte Erickson, Invisible Immigrants, the Adaptation of English and Scottish Immigrants in Nineteenth-Century America, Coral Gables (Fla.), 1972.
  • [11]
    Allan Nevis, America through British Eyes, New York, 1948.
  • [12]
    Son fils, le romancier Anthony Trollope, visitera l’Amérique au début des années 1860, pour le compte de son employeur, la Poste britannique. Il reprendra la tradition familiale en publiant un récit de voyage, North America, sur la valeur duquel il eut ensuite la lucidité de ne pas entretenir d’illusions.
  • [13]
    Esmond Wright, A History of the United States, Oxford, 1995.
  • [14]
    Charles Dickens, The Speeches of Charles Dickens, Oxford, 1960.
  • [15]
    Pia G. Celozzi Baldelli, Power Politics, Diplomacy and the Avoidance of Hostilities between England and the United States in the Wake of the Civil War, New York, 1998.
  • [16]
    Murney Gerlach, British Liberalism and the United States : Political and Social Thought in the Late Victorian Age, Basingstoke, 2001.
  • [17]
    David Henry Burton, British-American Diplomacy, 1895-1917, Malabar (Flo.), 1999.
  • [18]
    Stuart Anderson, Race and Rapprochement : Anglo-Saxonism and Anglo-American Relations, 1895-1904, Toronto, 1981.
  • [19]
    Henry Pelling, America and the British Left from Bright to Bevan, Londres, 1956.

Publié en feuilleton de 1843 à 1844, Martin Chuzzlewit est aujourd’hui considéré comme un des meilleurs romans de Dickens. Les ventes des premiers épisodes se révélèrent pourtant décevantes. Pour relancer l’intérêt, Dickens décide donc de faire voyager le héros éponyme, à court d’argent, vers l’Amérique. Au chapitre XVI, flanqué en guise de valet du sympathique et volubile Mark Tapley, Martin débarque à New York. Commence alors une charge violente contre le vaste mensonge que sont les États-Unis.
Les Américains prétendent incarner la terre de la liberté. Sitôt notre jeune Anglais débarqué, ils ne cessent de l’interroger sur les institutions américaines, attendant de lui qu’il en reconnaisse l’excellence et la supériorité sur l’Angleterre. « There are no masters here » [nous n’avons pas de maîtres], lui lance d’un air agressif le colonel Diver. Pourtant, Martin observe chez ces amoureux de l’égalité une prétention très aristocratique. Dickens affuble d’ailleurs les personnages américains de patronymes si ronflants qu’ils en sont ridicules, tel Julius Washington Merryweather Bib, modeste charpentier.
La vie politique américaine est démocratique sans doute, avec ses élections multiples où s’affrontent les partis. Mais elle est avant tout caractérisée par la violence. À New York, Martin assiste à une bataille rangée : « Les amis du candidat déçu avaient jugé bon d’affirmer les grands principes de la liberté d’opinion en cassant quelques bras et jambes. » Une fois sur la Frontière, il fait la connaissance de Mark Hannibal Chollop, « fort estimé pour son amour de la Liberté rationnelle ; pour mieux propager celle-ci, il portait d’ordinaire une paire de pistolets à barillet à sept coups chacun »…


Date de mise en ligne : 27/12/2013

https://doi.org/10.3917/comm.140.1081

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