Article de revue

Virginia Woolf romancière

Pages 590 à 592

Citer cet article


  • Mercier, C.
(2012). Virginia Woolf romancière. Commentaire, Numéro 138(2), 590-592. https://doi.org/10.3917/comm.138.0590.

  • Mercier, Christophe.
« Virginia Woolf romancière ». Commentaire, 2012/2 Numéro 138, 2012. p.590-592. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2012-2-page-590?lang=fr.

  • MERCIER, Christophe,
2012. Virginia Woolf romancière. Commentaire, 2012/2 Numéro 138, p.590-592. DOI : 10.3917/comm.138.0590. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2012-2-page-590?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.138.0590


Une mythologie s’est constituée autour de Virginia Woolf : le groupe de Bloomsbury et Hogarth Press ; le « féminisme » et l’homosexualité ; les innovations stylistiques ; le suicide. Elle a été beaucoup lue, énormément commentée, conserve des admirateurs inconditionnels. Pourtant, seuls quelques titres viennent spontanément à l’esprit du commun des lecteurs : Mrs Dalloway (1925) ; To the Lighthouse (1927, traduit ici sous le titre littéral de Vers le phare ; connu jusque-là sous celui, plus ample et poétique, de La Promenade au phare) ; Les Vagues (1931, dont la première version française était due à Marguerite Yourcenar).
La Pléiade nous donne aujourd’hui ses dix romans, dans de nouvelles traductions, ainsi que Lundi ou mardi, le seul recueil de nouvelles publié de son vivant, et jusqu’alors inédit en France sous cette forme. Sont laissées de côté les nouvelles posthumes, ou non recueillies par l’auteur, et l’ensemble, impressionnant, de l’œuvre critique et théorique, ainsi que l’énorme Journal.
Telle qu’elle apparaît ainsi, considérée dans son ensemble, l’œuvre romanesque de Virginia Woolf est bien l’une des plus personnelles et des plus novatrices de son époque. The Voyage Out (1915) et Night and Day (1919), plus traditionnel, sont passés relativement inaperçus, et l’œuvre débute véritablement avec Jacob’s Room (1922) et surtout avec Mrs Dalloway, qui, après Ulysse, marque le début d’une révolution dans l’art romanesque. L’intrigue est mince : Clarissa Dalloway s’occupe des préparatifs de la réception qu’elle va donner, le soir, dans sa résidence londonienne…


Date de mise en ligne : 27/12/2013

https://doi.org/10.3917/comm.138.0590

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