Refonder notre protection sociale
- Par André Babeau
Pages 981 à 990
Citer cet article
- BABEAU, André,
- Babeau, André.
- Babeau, A.
https://doi.org/10.3917/comm.136.0981
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- Babeau, André.
- BABEAU, André,
https://doi.org/10.3917/comm.136.0981
Notes
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[1]
Hors cotisations aux régimes complémentaires.
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[2]
CPO, Prélèvements obligatoires sur les ménages : progressivité et effets redistributifs, mai 2011, p. 311.
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[3]
INSEE, Indicateur, mai 2011.
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[4]
Cette distinction est particulièrement claire dans l’ordonnance du 4 octobre 1945 qui fonde le système français de protection sociale.
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[5]
Il devrait idéalement s’agir du revenu « ajusté » que calculent les comptables nationaux pour tenir comptes des services collectifs individualisables mentionnés plus haut.
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[6]
Dans l’échelle la plus courante des unités de consommation (échelle de l’OCDE), le premier adulte compte pour une unité de consommation, le second et les enfants de plus de 14 ans pour 0,5, les enfants de moins de 14 ans pour 0,3.
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[7]
Ce coefficient est nul dans une société parfaitement égalitaire, il est égal à un dans une société dont un seul individu détient tous les revenus.
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[8]
CPO, op. cit., p. 371.
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[9]
« Comment gagner plus ? », Commentaire, n° 125, printemps 2009, p. 47-58.
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[10]
Revue française du travail, n° 1, 1946, p. 13.
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[11]
Samuel Fargette, « La cotisation sociale fondement du droit social », Union des familles laïques (UFAL), 1er juin 2011, texte ronéoté, 11 pages.
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[12]
Mathilde Lemoine et al., « Crise et croissance, une stratégie pour la France », Rapport du CAE, juin 2011.
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[13]
Réforme de l’enseignement supérieur : quelle place pour les entreprises ?, juillet 2011.
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[14]
Il convient cependant de signaler qu’en France la dualité universités-grandes écoles complique singulièrement le problème du financement équitable de notre enseignement supérieur.
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[15]
On pourra se référer sur ce point à Denis Kessler, « Au risque de vieillir », Challenge, n° 237, p. 62.
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[16]
F. Fondard (président de l’UNAF), « Pour des allocations universelles », Le Figaro, 26 novembre 2010.
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[17]
Sur le risque d’une société duale, on peut également se référer à Michel Borgetto, « Quel type d’égalité défendre ? », in « La protection sociale : quels débats ? Quelles réformes ? » Cahiers français, n° 358, septembre-octobre 2010, p. 38-43.
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[18]
Mission Bouclier sanitaire, exemplaire ronéoté, 57 pages.
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[19]
En matière d’affections de longue durée, l’IRDES a réalisé en 2010 d’intéressantes simulations sur les effets de l’introduction de ce « bouclier » ; en matière d’équité, ce bouclier est beaucoup plus performant s’il varie avec le montant des revenus que s’il est le même pour tous.
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[20]
Hessel et Morin font plus que le suggérer dans Le Chemin de l’espérance, octobre 2011, p. 35 et 36.
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[21]
L’équité de notre système de protection sociale est évidem ment au cœur des développements que nous venons de présenter mais nous n’ignorons pas pour autant les réflexions qui ont ét menées en ce qui concerne l’efficacité même du fonctionnement de ce système, réflexions qui débouchent souvent sur des propositions réalistes d’économies.
Depuis sa création en 1995, la durée de vie de la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) a été prolongée à quatre reprises en raison de nouveaux transferts de déficits. C’est assez dire l’impuissance des gouvernements successifs, de droite comme de gauche, à parvenir à équilibrer nos comptes sociaux. En 2010, le déficit des comptes de la Sécurité sociale a frôlé les 30 milliards d’euros. Pour 2011, le déficit prévisionnel – peut-être trop optimiste – dépasse encore 18 milliards et trois sur quatre des régimes de protection sociale (maladie, vieillesse, famille) y contribuent. Pour l’avenir plus éloigné, les équilibres de ces trois grands régimes restent des plus hypothétiques.
Pourtant, depuis 1980, le taux des prélèvements sociaux obligatoires n’a cessé d’augmenter, atteignant 23,5 % du PIB en 2009 (16,5 % de cotisations et 7 % d’impôts et taxes affectés). Entre 1981 et 2009, leur part dans l’ensemble des prélèvements obligatoires est passée dans notre pays de 44 % à près de 57 %. Selon une récente étude du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), ces chiffres « placent la France dans une situation exceptionnelle par rapport à la plupart des pays comparables, pays scandinaves exceptés ». La référence à ces derniers pays ne doit cependant pas nous rassurer car certains d’entre eux sont en train de revoir en profondeur leur système de prélèvements obligatoires et peut-être même de protection sociale.
Les déséquilibres récurrents de nos comptes sociaux ont évidemment d’importantes conséquences en matière de passif public…
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