Pour un engagement européen au Kosovo
- Par Michael Benhamou
Pages 933 à 938
Citer cet article
- BENHAMOU, Michael,
- Benhamou, Michael.
- Benhamou, M.
https://doi.org/10.3917/comm.136.0933
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- Benhamou, Michael.
- BENHAMOU, Michael,
https://doi.org/10.3917/comm.136.0933
Notes
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[1]
La KFOR, Kosovo Force, est le nom de la mission de l’Organisation de l’Atlantique-Nord (OTAN) présente au Kosovo depuis 1999. L’auteur a travaillé pour cette organisation en 2010-2011. Les vues présentées ici n’engagent que lui-même.
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[2]
L’expression désigne les États suivants : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, l’ancienne République yougoslave de Macédoine, le Monténégro, la Serbie et le Kosovo.
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[3]
Voir l’ouvrage de Noel Malcolm, Kosovo, A short history, Macmillan, 1998, p. 324-325.
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[4]
Chiffres repris du livre de Tim Judah, Kosovo, what Everyone Needs to Know, Oxford University Press, 2008, p. 59.
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[5]
Ushtria Çlirimtare e Kosovës, Armée de libération du Kosovo.
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[6]
Statistiques obtenues lors du dernier recensement effectué en avril 2011.
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[7]
Il s’agit du parti du député Albin Kurti, Vetevendosje !, « Autodétermination », qui a obtenu près de 12 % des voix en décembre 2010.
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[8]
En mars 2004, la noyade accidentelle de trois enfants albanais généra des rumeurs qui provoquèrent des ripostes albanaises contre la communauté serbe. Le bilan fut de 19 morts (11 Albanais, 8 Serbes), 29 églises et monastères orthodoxes serbes détruits.
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[9]
Près de 90 % des Kosovars sont musulmans sunnites.
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[10]
Voir le rapport d’Europol, « European Union organised crime threat assessment », avril 2011, p. 8 et 14.
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[11]
En 2010, les exportations européennes étaient de 17,3 milliards d’euros, contre 9,4 milliards d’euros de biens importés des Balkans, c’est-à-dire près de 64 % de la totalité des échanges commerciaux pour les pays des Balkans de l’Ouest (1,4 % pour l’UE en 2010).
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[12]
800 millions d’euros provenant soit de la Commission, soit des pays européens.
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[13]
La PSDC (Politique de sécurité et de défense commune) est le nouveau nom donné à la PESD (Politique européenne de sécurité et de défense) depuis le traité de Lisbonne de 2008.
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[14]
L’Espagne, la Roumanie, la Slovaquie, Chypre et la Grèce motivent ce choix par leur proximité avec la Serbie et/ou leur respect du concept d’intégrité territoriale. Au total, 85 États reconnaissaient le Kosovo en novembre 2011, dont les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Allemagne. Les vétos russe et chinois au Conseil de Sécurité bloquent toute possibilité de reconnaissance de l’ONU.
Une histoire fait le tour des bases de l’OTAN au Kosovo. Le jour du départ des troupes espagnoles de la KFOR, fin juillet 2009, un représentant de la municipalité d’Istok se serait approché de l’ultime commandant du contingent espagnol pour le remercier chaleureusement de « la contribution hispanique à l’histoire du Kosovo ». Surpris, l’officier aurait répondu : « C’est très gentil à vous de dire ça, mais je crains que mon pays ne reconnaisse toujours pas le vôtre ... » Le vieil homme affina alors sa pensée : « Je sais bien, mais c’est pour avoir découvert l’Amérique que les Kosovars vous remercient ! »
Au Kosovo, la « libération » de 1999 est d’abord une entreprise américaine. L’Europe représente l’avenir mais elle est perçue comme contrariante et indécise. Est-elle prête à plus d’élargissement ? A-t-elle une stratégie globale dans les Balkans de l’Ouest et un capitaine pour l’emmener ? Comment entend-elle résoudre le différend Kosovo/Serbie avant leurs intégrations annoncées ? Revenons d’abord sur les raisons qui ont amené les Kosovars à déclarer leur indépendance.
L’éveil indépendantiste des Albanais du Kosovo commence à se structurer à la fin du xixe siècle autour de la Ligue de Prizren, mouvement d’autodéfense davantage que d’indépendance, rapidement réprimé par Constantinople. Les expulsions d’Albanais et de musulmans des territoires repris aux Ottomans en 1877-1878 puis la brutalité de la conquête serbo-monténégrine en 1912 dans le Kosovo actuel sont autant de tentatives forcées de « slavisation » de territoires acquis aux Albanais…
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