Le Président Georges Pompidou
- Par Claude Imbert
Pages 494 à 498
Citer cet article
- IMBERT, Claude,
- Imbert, Claude.
- Imbert, C.
https://doi.org/10.3917/comm.134.0494
Citer cet article
- Imbert, C.
- Imbert, Claude.
- IMBERT, Claude,
https://doi.org/10.3917/comm.134.0494
Notes
-
[1]
N.d.l.r. : Extrait du discours prononcé par Claude Imbert le 29 mars 2011, lorsque lui fut remis, en présence d’Édouard Balladur, le prix Georges Pompidou.
Je suis, hélas, devenu un des seuls de ma profession qui ait pu approcher tous les Présidents de la Ve République, et Georges Pompidou, dans ce quinté, demeure le plus proche, comment dire ?, de ma dilection personnelle. L’Histoire – elle a déjà commencé — reconnaît de plus en plus ses mérites. Mais je ne suis pas historien. Et je souhaite seulement, dans ce musée qui porte son nom, évoquer quelques traits de sa personne sous le prisme de ma seule mémoire.
Les journalistes – vous l’avez peut-être remarqué – ne sont pas toujours les pures vestales de la vérité. Nous avons nos reins, nos cœurs, nos préjugés. J’avoue donc d’emblée que les miens ne furent pas étrangers à l’agrément d’une relation personnelle, aussi professionnelle fût-elle. Né de la même extrace languedocienne, moi dans un Aveyron proche du terroir pompidolien, avec mon grand-père instituteur finissant professeur à Rodez, comme son père instituteur finissant professeur à Albi ; hissé comme lui par le même goût lycéen des Lettres vers les khâgnes parisiennes, avec dans l’esprit et les sens la même empreinte d’une semblable jeunesse, je reconnais ces affinités dans mon inclination pour l’homme comme, peut-être, dans sa bienveillance à mon endroit. « On est de son enfance comme on est d’un pays. » Et nous étions, comme on dit là-bas, « pays ». « Pays » par le pays et « pays » par l’enfance !…
Je me souviens qu’en 1969 un oncle, conseiller municipal d’une commune rurale, élu radical-socialiste et lecteur d…
Cet article est en accès conditionnel
Acheter cet article
2,00 €