Repentance, ça suffit !
- Par Jacques Julliard
Pages 552 à 553
Citer cet article
- JULLIARD, Jacques,
- Julliard, Jacques.
- Julliard, J.
https://doi.org/10.3917/comm.118.0552
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- Julliard, Jacques.
- JULLIARD, Jacques,
https://doi.org/10.3917/comm.118.0552
Le choc en retour était inévitable. On lui avait tellement répété, à la France, que son casier judiciaire était l’un des plus chargés de la planète, que son histoire n’était qu’une longue série de brigandages éhontés, de traites négrières inavouées, de crimes impunis, que sais-je ? qu’il fallait bien qu’un jour, elle se rebiffât.
Quoi, rien d’autre ? Rien que des Saint-Barthélemy et pas un seul édit de Nantes ? Des Bonaparte ré-esclavagistes et pas de Schoelcher libérateur ? Des général Massu et pas un seul André Mandouze ? Sous Villepin, grand napoléonide, on célébrait Trafalgar mais on cachait Austerlitz comme une tare. Et La Marseillaise, un hymne raciste ? Il suffisait d’accabler la mémoire nationale pour être invité à l’Élysée. On se demande comment un pays qui était la honte de l’humanité – mais pas l’URSS de Staline, ni la Chine de Mao, ni l’Arabie de ses princes ! – pouvait continuer d’attirer autant d’Arabes, de juifs, de Noirs. Des masos, tous des masos ?
Les repentances ne servent à rien, on devrait le savoir. Après cent dix-sept actes de contrition, le pape Jean-Paul II devait s’abriter derrière sa soutane, tant les coups pleuvaient et les Onfray se déchaînaient. N’avouez jamais ! Plus la France battait sa coulpe, plus on l’accablait. Entre deux visites au Val-de-Grâce, Abdelaziz Bouteflika multipliait les accusations de génocide. Seul un pays insoupçonnable du point de vue des droits de l’homme, comme l’Algérie, pouvait se permettre de telles outrances rétrospectives… Et les anticolonialistes du lendemain de faire chorus…
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