Article de revue

Où va l’ΟΤΑΝ aujourd’hui ?

Pages 577 à 588

Citer cet article


  • D’Aboville, B.
(2006). Où va l’ΟΤΑΝ aujourd’hui ? Commentaire, Numéro 115(3), 577-588. https://doi.org/10.3917/comm.115.0577.

  • D’Aboville, Benoît.
« Où va l’ΟΤΑΝ aujourd’hui ? ». Commentaire, 2006/3 Numéro 115, 2006. p.577-588. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2006-3-page-577?lang=fr.

  • D’ABOVILLE, Benoît,
2006. Où va l’ΟΤΑΝ aujourd’hui ? Commentaire, 2006/3 Numéro 115, p.577-588. DOI : 10.3917/comm.115.0577. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2006-3-page-577?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.115.0577


Notes

  • [1]
    The Christopher J. Makins Lecture, The Atlantic Council, Washington, 31 mai 2006.
  • [2]
    Un des commandements stratégiques régionaux des États-Unis. Il couvre la zone du Proche-Orient, du Golfe, de l’océan Indien et de l’Asie du Sud. Dans la conception américaine, c’est lui qui est en charge des opérations.
  • [3]
    Provincial Reconstruction Teams, petites équipes militaires supervisant des actions civiles.
  • [4]
    La recherche des effect based actions est devenue le dernier concept à la mode au sein des états-majors de l’OTAN.
  • [5]
    Document destiné au Congrès présentant les orientations stratégiques du Pentagone.
  • [6]
    Thérèse Delpech, L’Ensauvagement. Le retour de la barbarie au χχie siècle, Grasset, 2005.
  • [7]
    Accords par lesquels l’UE et l’ΟΤΑΝ organisent la mise à la disposition de l’UE de moyens « de l’ΟΤΑΝ » dont l’essentiel est toutefois déjà apporté par les membres de l’UE appartenant à l’OTAN. Ces accords, dont la négociation en 2002 a été difficile, ont été mis en œuvre pour la relève de l’ΟΤΑΝ par l’UE en Macédoine puis en Bosnie.
  • [8]
    Cf. par exemple Kori Schake, « An eulogy for european defense » (à paraître), dans laquelle, tout en se félicitant des progrès de la politique étrangère commune, elle décrit la concertation sur l’Iran comme le point d’arrivée maximal de la PESD, excluant le passage au stade supérieur d’une politique de défense.

La relation entre la France et l’OTAN a toujours été compliquée, traversée d’orages, comme lors de la crise irakienne d’avril 2003, puis de réconciliations. Des occasions ont été manquées, comme fin 1995, lorsque les négociations avec l’Administration Clinton échouèrent sur l’affaire de la participation française au commandement OTAN de Naples. Il en résulte, dans les milieux politiques et l’opinion française, le sentiment diffus d’une relation difficile et complexe, que tempère l’affirmation, assez théorique, d’une différence de nature entre l’Alliance, à laquelle la France est restée fidèle, après avoir contribué à sa création, et l’OTAN, sa fille dévoyée.
Cette image est source tantôt de questionnements discrets sur l’efficience de notre position au moment où nous accroissons notre participation aux opérations conduites sous l’égide de l’OTAN, tantôt de la réaffirmation de la validité d’une position spécifique, conséquence d’une décision prise il y a quarante ans : elle est acceptée par nos alliés et ne gêne en rien la coopération actuelle entre la France et l’OTAN.
Chacun se retrouve pourtant sur un double constat : un changement de positionnement au sein de l’OTAN n’aurait de sens que s’il apportait clairement un plus, tant sur le plan national qu’européen et, en tout état de cause, la France doit obtenir à l’OTAN un juste retour sur l’investissement qu’elle y consent aujourd’hui.
Les sondages montrent que la grande majorité de l’opinion s’intéresse bien davantage à la construction européenne qu’à l’Alliance…


Date de mise en ligne : 23/04/2015

https://doi.org/10.3917/comm.115.0577

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