Grande-Bretagne : un déclin maîtrisé
Pages 535 à 537
Citer cet article
- SCHNAPPER, Pauline,
- Schnapper, Pauline.
- Schnapper, P.
https://doi.org/10.3917/comm.114.0535
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- Schnapper, Pauline.
- SCHNAPPER, Pauline,
https://doi.org/10.3917/comm.114.0535
Jacques Leruez et ses co-auteurs (Agnès Alexandre-Collier, Robert Boyce et Sue Onslow) livrent, dans cet ouvrage qui suit celui que Pierre Hassner et Justin Vaïsse ont consacré, dans la même collection, à la politique étrangère des États-Unis, leur réflexion sur les derniers avatars de la politique étrangère britannique. Reprenant l’histoire des trois axes retenus par Churchill à la fin de la Seconde Guerre mondiale : l’empire/Commonwealth, la relation transatlantique et (dans cet ordre de priorité à l’époque) l’Europe, ils en montrent toute l’actualité en 2005, qui a vu à la fois les effets du choix de participer à la guerre en Irak lors des élections législatives de mai, les attentats terroristes de juillet à Londres, provoqués par des fils d’immigrés du Commonwealth, et la présidence britannique de l’Union européenne. La concomitance de ces trois événements vient rappeler à point nommé les dilemmes auxquels les gouvernements britanniques sont toujours confrontés dans l’élaboration de leur politique étrangère.
Agnès Alexandre-Collier met l’accent sur les débats politiques internes concernant la politique étrangère et la politique européenne, devenus d’autant plus vifs ces dernières années que les questions économiques et sociales font désormais l’objet d’un assez large consensus entre les principaux partis outre – Manche. L’Europe, en revanche, a donné lieu à d’âpres débats entre et au sein des partis depuis quarante ans et singulièrement depuis la montée du courant dit eurosceptique au sein du Parti conservateur, inspiré par le discours prononcé par Margaret Thatcher à…
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