Leçons involontaires d’un voyage en terre d’islam
- Par André Grjebine
Pages 0487 à 0491
Citer cet article
- GRJEBINE, André,
- Grjebine, André.
- Grjebine, A.
https://doi.org/10.3917/comm.102.0487
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- Grjebine, A.
- Grjebine, André.
- GRJEBINE, André,
https://doi.org/10.3917/comm.102.0487
Notes
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[1]
M. Arkoun et J. Maïla, De Manhattan à Bagdad, Desclée de Brouwer, 2003.
Ce livre propose une réflexion et une enquête sur le pari – impossible ? – auquel est confronté le monde musulman de concilier révélation religieuse et modernité. Guy Sorman raconte son voyage en terre d’islam à la rencontre des « enfants de Rifaa », réformateur égyptien du xix
e siècle, dont les progressistes musulmans seraient les disciples. L’ouvrage est dominé par la contradiction entre le désir manifeste de l’auteur de se convaincre et de nous convaincre que l’islam n’est incompatible ni avec le développement, ni avec la démocratie, et les observations qu’il fait tout au long de son voyage qui tendent à démontrer précisément le contraire. Il évoque ainsi un « déluge médiatique islamophobe » après les attentats du 11 septembre, affirme un peu rapidement que Talisma Nasreen, résistante à l’oppression islamique au Bangladesh, « souffre d’une paranoïa islamophobe » et condamne l’approche culturaliste « méditative plus que concrète » qui, selon lui, « contourne la difficulté de l’enquête réelle ». Le problème, c’est que, quand lui-même se livre à des « enquêtes réelles », celles-ci vont à l’encontre de sa confiance dans la capacité de réforme de l’islam.
Pour étayer celle-ci, Guy Sorman affirme que la « renaissance » du monde arabe s’amorçait, quand elle a été presque partout brutalement interrompue, dans les années 1950, par des militaires se réclamant du nationalisme et du socialisme : « Le monde musulman ne s’en est jamais totalement remis. Depuis cette rupture règnent le despotisme et la pauvreté…
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