Article de revue

Puissance et légitimité

Pages 785 à 790

Citer cet article


  • Hassner, P.
(2002). Puissance et légitimité. Commentaire, Numéro 100(4), 785-790. https://doi.org/10.3917/comm.100.0785.

  • Hassner, Pierre.
« Puissance et légitimité ». Commentaire, 2002/4 Numéro 100, 2002. p.785-790. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-commentaire-2002-4-page-785?lang=fr.

  • HASSNER, Pierre,
2002. Puissance et légitimité. Commentaire, 2002/4 Numéro 100, p.785-790. DOI : 10.3917/comm.100.0785. URL : https://shs.cairn.info/revue-commentaire-2002-4-page-785?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/comm.100.0785


Notes

  • [1]
    Fred Iklé, « The idol of stability », The National Interest, n° 6, hiver 1986-1987.
  • [2]
    Helmut Schmidt, « Europa braucht keinen Vormund », Die Zeit, août 2002.
  • [3]
    Francis Fukuyama, La Fin de l’histoire et le dernier homme, Flammarion, 1992, p. 328.
  • [4]
    Steven Kull et I. M. Destler, Misreading the Public : the Myth of a New Isolationism, Washington D.C., Brookings, 1999.
  • [5]
    Joseph Nye, The Paradoxe of American Power, New York, Oxford University Press, 2002, et déjà Bound to Lead, New York, Basic Books, 1990.
  • [6]
    Robert Kagan, « The benevolent Empire », Foreign Policy, été 1998.
  • [7]
    Robert W. Tucker, « The end of a contradiction ? », The National Interest, n° 69, automne 2002, p. 7.

S’il fallait à tout prix trouver un argument en faveur de la thèse de Robert Kagan, le plus valable consisterait à citer son succès en Europe, et l’empressement masochiste que les Européens mettent à se faire fouetter en prenant au sérieux une telle combinaison de présomption et de condescendance. Que le « plat du jour », en termes de discours simplificateur venu d’outre-Atlantique, soit cet article, après ceux, plus substantiels mais tout de même unilatéraux, de Francis Fukuyama et de Samuel Huntington, en dit long sur l’absence actuelle de créativité et d’assurance des Européens.
Les deux points où, plus sérieusement, Kagan touche juste, ce sont l’absence européenne de goût pour l’aventure, qu’on peut, si l’on y tient, attribuer à la peur – comme Fred Iklé, écrivant en 1986, le faisait pour le goût américain pour la stabilité –, et c’est, d’autre part, son caractère assez représentatif, comme ses prédécesseurs, de l’esprit dominant actuellement à Washington, et intéressant à ce titre. Mais il est contestable dans ses références philosophiques et historiques, partiel et exagéré dans son analyse des sociétés et des valeurs américaines et européennes actuelles, extraordinairement partiel et partial dans sa définition du pouvoir ou de la puissance, désastreux pour l’ordre international, pour les relations transatlantiques et pour les États-Unis eux-mêmes dans ses implications normatives.
Commençons par le plus extérieur et superficiel, les références philosophiques. Kagan semble prendre, tel Carl Schmitt, l’état de « guerre de tous contre tous » hobbésien comme une référence positive ou du moins incontournable…


Date de mise en ligne : 09/04/2015

https://doi.org/10.3917/comm.100.0785

Cet article est en accès conditionnel

Acheter cet article

3,50 €

6 pages format électronique (HTML et PDF)
Membre d'une institution cliente ?