Un pionnier dans l’histoire de l’art
Conversation avec Antoine Schnapper
- Par Henri Mercillon
Pages 653 à 661
Citer cet article
- MERCILLON, Henri,
- Mercillon, Henri.
- Mercillon, H.
https://doi.org/10.3917/comm.099.0653
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- Mercillon, Henri.
- MERCILLON, Henri,
https://doi.org/10.3917/comm.099.0653
Notes
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[1]
Les deux frères Bon et Louis Boullogne.
-
[2]
Noël Coypel et son fils Antoine Coypel.
-
[3]
André Félibien (1619-1695), auteur des Entretiens sur la vie et les ouvrages des plus excellents peintres, 1666-1688.
-
[4]
Giorgio Vasari (1511-1574), auteur des Vies des plus excellents architectes, peintres et sculpteurs italiens, 1550.
-
[5]
Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville (1680-1765), collectionneur, dessinateur, historien d’art, auteur de l’Abrégé de la vie des plus fameux peintres, 1745-1752.
-
[6]
Toledo-Chicago-Ottawa, 1975-1976. Cent vingt-trois tableaux, plus de soixante-dix peintres.
-
[7]
Jean Jouvenet et la peinture d’histoire à Paris, Léonce Laget éditeur, 1974, 269 p.
-
[8]
La Pêche miraculeuse, La Résurrection de Lazare (1704-1706). Les tableaux (près de 4 m de hauteur et plus de 6 m de longueur) avaient été peints pour le prieuré bénédictin de Saint-Martin-des-Champs.
-
[9]
Les grands tableaux de la suite de l’Histoire d’Alexandre brossés par Charles le Brun avaient subi le même sort.
-
[10]
Les grands marchands d’estampes et de dessins de Paris.
-
[11]
En janvier 1978. Elle était accompagnée d’un petit catalogue annexé à celui du « Centenaire » de la maison Prouté. L’ensemble des dessins fut acquis par le musée du Louvre.
-
[12]
315 pages, Office du Livre, Fribourg, Suisse.
-
[13]
Jacques Louis David. 1748-1825, 650 pages, 249 notices. Les préfaces et les notices furent établies par Antoine Schnapper pour la peinture, et par Arlette Sérullaz pour les dessins.
-
[14]
De David à Delacroix. La peinture française de 1774 à 1830, Paris, Detroit, 1974-1975.
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[15]
Avec le concours de la Société des amis du Louvre.
-
[16]
Professeur à Oxford (1928-2000). Auteur d’un livre culte, Patrons and Painters. A Study in the Relations between Italian Art and Society in the Age of the Baroque, Londres, Chatto and Windus 1963 ; édition française révisée, Gallimard, 1991.
-
[17]
Le géant, la licorne et la tulipe. Collections et collectionneurs dans la France du xvii e siècle. I. Histoire et histoire naturelle, Flammarion, 1988. Curieux du Grand Siècle. Collections et collectionneurs dans la France du xvii e siècle. II. Œuvres d’art, Flammarion, 1994.
-
[18]
Cf. Pierre Gérin-Jean, Prix des œuvres d’art et hiérarchie des valeurs au temps des Médicis, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 1998, thèse sous la direction d’Antoine Schnapper, p. 9.
-
[19]
J.-M. Montias, Artists and artisans in Delfi. A socio-economic study of the Seventieth Century, Princeton, 1982 ; Le marché de l’art aux Pays Bas xv e-xvii e siècle, Flammarion, 1996.
-
[20]
Sophie Mouquin, Pierre IV Migeon. 1696-1758. Au cœur d’une dynastie d’ébénistes parisiens, Les éditions de l’amateur, 2001.
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[21]
À sa mort, en septembre 1758, ses seuls biens immobiliers se montent à 102 050 livres.
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[22]
Christophe-Paul de Robien (1698-1756), président à mortier du Parlement de Bretagne.
Henri Mercillon : À quel moment de votre vie, une vocation d’historien de l’art s’est-elle imposée à vous ? Quelles furent les influences qui la déterminèrent ?
Antoine Schnapper : En vérité, je n’en sais rien. J’ai l’impression de m’être toujours intéressé à l’histoire et à l’histoire de l’art, les deux disciplines me paraissant étroitement liées. Je viens d’un milieu dans lequel l’art faisait partie de la vie quotidienne. Ma mère, qui n’avait pas fait d’études, aimait dessiner. J’ai encore un livre de Louis Hourticq que ce dernier lui avait dédicacé : « Souvenir de son vieux professeur ». Mon grand-père maternel s’intéressait au xviii
e siècle et collectionnait les meubles. Après 1945, alors que les bibliothèques familiales s’étaient amoindries, je me souviens avoir retrouvé des piles de catalogues de ventes et de les avoir beaucoup feuilletés.
J’avais douze ou treize ans. À ce moment-là, je ne m’occupais pas, bien sûr, d’un choix de carrière, mais j’allais dans les expositions, et je le vivais comme quelque chose de tout à fait naturel. L’art était depuis longtemps un élément de la culture de la bourgeoisie « Israélite ». Durant mes études, mon attrait pour l’histoire s’est progressivement développé. Une fois le baccalauréat passé, j’ai commencé une hypokhâgne. C’est un accident de santé qui m’a vraiment orienté vers l’histoire de l’art car j’ai dû abandonner l’hypokhâgne avant la fin de l’année. J’ai suivi les cours de la section supérieure de l’École du Louvre, en tant qu’élève agréé…
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