Soljénitsyne, les Juifs et la révolution
- Par Cécile Vaissié
Pages 387 à 396
Citer cet article
- VAISSIÉ, Cécile,
- Vaissié, Cécile.
- Vaissié, C.
https://doi.org/10.3917/comm.098.0387
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- Vaissié, C.
- Vaissié, Cécile.
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https://doi.org/10.3917/comm.098.0387
Notes
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[1]
Aleksandr Solzenicyn, Dvesti let vmeste (1795-1995). Cast’l, Moskva, Russkij Put’, collection « Issledovanija novejsej russkoj istorii », 2001. Le livre vient de paraître en français sous le titre : Deux siècles ensemble : 1795-1995. I. – Juifs et Russes avant la révolution (Fayard, 2002, 563 pages).
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[2]
Irina Podlesova, « Evrejskij vopros v “Russkom Zarubez’e” », Izvestija, 11 juillet 2001, p. 3. J’en suis témoin : en juillet 2001, quelques jours à peine après avoir vu des piles du livre de Soljénitsyne dans toutes les librairies, il m’a été impossible d’en dénicher un seul exemplaire dans Moscou.
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[3]
« Citatnik dlja semitov i antisemitov », Argumenty i Fakty, n° 29, 2001, p. 31.
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[4]
Voir le classement dans Kniznoe Obozrenie, entre le 2 juillet 2001 et le 3 décembre 2001. Il est établi à partir d’une sélection de magasins essentiellement moscovites.
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[5]
Alexandre Soljénitsyne, Le Chêne et le veau, Seuil, 1975, p. 289.
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[6]
Voir, notamment Aleksandr Solzenicyn, Po minute v den’, Moskva, Argumenty i Fakty, 1995.
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[7]
Zores Medvedev, Desjat’ let posle « Odnogo dnja Ivana Denisovica », London, Macmillan, 1973.
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[8]
Sur le sujet, voir, notamment, Roman Rutman, « The Solzhenitsyn question », Soviet Jewish Affairs, volume 4, number 2, 1974, p. 7 ; Edith Rogovin Frankel, « Russian, Jews and Solzhenitsyn », Soviet Jewish Affairs, volume 5, number 2, 1975, p. 54-55.
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[9]
Simon Markish, « Jewish images in Solzhenitsyn », Soviet Jewish Affairs, volume 7, n° 1, 1977, p. 72-73. Voir aussi David Remnick, « The exile returns », The New Yorker, 14 février 1994, p. 75.
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[10]
Alexandre Soljénitsyne, L’Archipel du Goulag, tome 2, Seuil, 1974, p. 60-63 et 108-110.
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[11]
Ibid., p. 176.
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[12]
Simon Markish, « Jewish images in Solzhenitsyn », Soviet Jewish Affairs, volume 7, n° 1, 1977, p. 69-81 ; Simon Markish, « Ne zazmurivajas’ (zametka evreja) », Sion, n° 14. 1976, p. 103-130.
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[13]
François Furet, « Faut-il brûler Marx ? », Le Nouvel Observateur, 28 juillet au 3 août 1975, p. 52-53 ; Georges Nivat, Soljénitsyne, Seuil, collection « Écrivains de toujours », 1980, p. 35. Voir aussi Emil Kogan, Du bon usage de Soljénitsyne. Essai de psychologie politique, Maurice Nadeau, collection « Papyrus », 1983, p. 267-268 ; Roman Rutman, « The Solzhenitsyn question », art. cit., p. 14-15 ; Édith Rogovin Frankel, art. cit., p. 61-66.
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[14]
Alexandre Soljénitsyne, Une journée d’Ivan Dénissovitch, Presses Pocket, 1979, p. 50-51.
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[15]
Alexandre Soljénitsyne, Lénine à Zurich, Seuil, 1975, p. 77-82.
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[16]
Ibid., p. 194.
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[17]
Simon Markish, « Jewish images in Solzhenitsyn », Soviet Jewish Affairs, volume 7, n° 1, 1977, p. 76.
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[18]
J. M. Lotman, V. A. Uspenskij, « The role of dual models in the dynamics of Russian culture (up to the end of the eighteenth century) », in J. M. Lotman, V. A. Uspenskij, The Semiotics of Russian Culture, Departement of Slavic Languages and Literatures, University of Michigan-Ann Arbor, 1984. p. 3-35.
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[19]
Ibid., p. 15-16.
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[20]
Aleksandr Solzenicyn, « Pis’mo vozdjam Sovetskogo Sojuza », Sobranie cocinenij. Tom devjatyj : Publicistika, stat’i i reci, Vermont-Paris, YMCA-Press, 1981, p. 149-150.
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[21]
Alexandre Soljénitsyne, « Du repentir et de la modération », Des voix sous les décombres, Seuil, 1975, p. 129-133.
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[22]
Ibid., p. 120-122 et 124-125.
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[23]
Ibid., p. 136-139.
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[24]
Alexandre Soljénitsyne, Août quatorze, Seuil, 1972, p. 477-485.
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[25]
Alexandre Soljénitsyne, Novembre seize. La Roue rouge. Deuxième nœud, Fayard-Seuil, 1985, p. 105-107.
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[26]
Alexandre Soljénitsyne, Août quatorze, op. cit., p. 9-23. Notons que Lajenitsyne représente, presque sous son nom, le propre père de l’écrivain. Voir « Note de l’auteur », in Alexandre Soljénitsyne, Août quatorze. La Roue rouge. Premier nœud, Fayard, 1983, p. 891-892.
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[27]
Voir le chapitre 68, « Le cosmopolite sans feu ni lieu » in Alexandre Soljénitsyne. Le Premier Cercle, Robert Laffont, collection « Pavillons ». 1968, p. 421-426.
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[28]
« Vxod v temu », Dvesti let vmeste (1795-1995). Cast’l, p. 5-7.
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[29]
Ibid., p. 444.
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[30]
Alexandre Soljénitsyne, Août quatorze. La Roue rouge. Premier nœud, op. cit., p. 633.
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[31]
Dvesti let vmeste (1795-1995). Cast’l, p. 210.
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[32]
Ibid., p. 146.
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[33]
Akademija Nauk SSSR, Institut jazykoznanija, Slovar’ sovremennogo russkogo literaturnogo jazyka, Moskva-Leningrad, Izdatel’stvo Akademii Nauk SSSR, 1956, p. 362-370.
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[34]
Alexandre Soljénitsyne, « Du repentir et de la modération ». Des voix sous les décombres, op. cit., p. 124-125.
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[35]
Alexandre Soljénitsyne, Le « Problème russe » à la fin du xxe siècle, op. cit., p. 142-143.
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[36]
Boris Souvarine, « Soljénitsyne et Lénine » in Boris Souvarine. Controverse avec Soljénitsyne, Allia, 1990, p. 31-34.
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[37]
Alexandre Soljénitsyne, Août quatorze. La Roue rouge. Premier nœud, op. cit., p. 577.
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[38]
Dvesti let vmeste (1795-1995). Cast’l, p. 146-147.
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[39]
Ibid., p. 97-98 et 115-117.
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[40]
Ibid., p. 40-43.
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[41]
Ibid., p. 85-91.
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[42]
Ibid., p. 38.
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[43]
Ibid., p. 460 et 475.
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[44]
Ibid., p. 346.
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[45]
Alexandre Soljénitsyne, Novembre seize. La Roue rouge. Deuxième nœud, op. cit., p. 66.
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[46]
Dvesti let vmeste (1795-1995). Cast’l, p. 475.
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[47]
Aleksandr Sabov, « Takaja staraja polemika… », Rossijskaja gazeta, 19 juillet 2001, p. 1-2.
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[48]
« Citatnik dlja semitov i antisemitov », Argumenty i Fakty, n° 29, 2001, p. 31.
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[49]
Aleksandr Sabov, « Takaja staraja polemika… », op. cit., p. 1.
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[50]
Aleksandr Panarin, « Pocemu na Zemle obetovannoj evrejam tesno ? », Rossijskaja gazeta, 19 juillet 2001, p. 3. Vladimir Bondarenko, « Teper’ ego zacisljat v antisemity », Komsomol’skaja Pravda, 18 juillet 2001, p. 8.
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[51]
Konstantin Borovoj, « On genial’no ugadal potrebnosti vlasti ! », Komsomol’skaja Pravda, 18 juillet 2001, p. 8. Voir aussi les arguments d’Igor Tchoubaïss, directeur du Centre d’étude de la Russie, dans Irina Podlesova, « Evrejskij vopros v “Russkom Zarubez’e” », Izvestija, 11 juillet 2001, p. 3.
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[52]
Dvesti let vmeste (1795-1995). Cast’l, p. 416.
Le bruit courait qu’Alexandre Soljénitsyne était passé de mode et que plus personne ne lui prêtait attention en Russie où, fidèle à sa promesse, il était retourné en 1994. L’écrivain de quatre-vingt-trois ans vient de faire mentir ces propos en publiant, au début juillet 2001, un « best-seller », le premier tome de Deux cents ans ensemble, une histoire des relations russo-juives entre 1795 et 1995. Ce premier tome s’arrête en 1916, juste avant les deux révolutions de 1917.
Le succès de cet ouvrage est incontestable : le premier tirage de quinze mille exemplaires a été épuisé presque immédiatement. D’après l’éditeur, trois mille exemplaires se sont vendus quotidiennement, en juillet, dans les librairies de Moscou. Le 2 juillet 2001, Deux cents ans ensemble est entré, en première semaine, à la première place dans le classement des ventes qu’établit le journal Knijnoe obozrénie (Aperçu des livres). Dans les vingt numéros suivants, le livre a figuré quinze fois dans les cinq premières places, sans être toujours disponible en librairie.
Pour Alexandre Soljénitsyne, ce livre marque une première sur trois plans. Jamais auparavant, même dans L’Archipel du Goulag, l’écrivain n’avait entrepris de rédiger une monographie exclusivement historique. Jamais non plus, il ne s’était penché, de façon aussi détaillée, ni sur la période précédant le xxe siècle, ni sur la question des relations russo-juives.
Certaines affirmations et conclusions de Deux cents ans ensemble paraissent extrêmement contestables, et il appartiendra aux historiens, spécialistes de l’histoire des Juifs en Russie, de les mettre en cause…
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