L'objet a de Lacan
Incidences cliniques. Conséquences techniques
Champ lacanien
2007/1 N° 5
222 pages
Citer ce numéro
Présentation
L'objet a que Lacan considérait comme sa seule invention, n'est ni objet de consommation, ni objet religieux, ni même objet partiel. À l'origine, dans la constitution du sujet, l'objet a se réfère à « ce qui manque », perte de jouissance à l'avènement du sujet, manque impossible à dire, manque que le sujet arrivant en analyse cherche à compléter. Quel est alors l'objet en jeu dans une analyse ? C'est la cause du désir, répond Lacan, en renversant la perspective habituelle qui pense l'objet comme visée.
Dans la clinique, contrairement à l'offre de complétude proposée sous toutes ses formes dans notre civilisation, la psychanalyse produit « l'évidement ».
L'offre du psychanalyste n'est pas une offre de réparation mais est une offre à contre pente : le psychanalyste ne s'en tient pas aux énoncés, puisque c'est l'inconscient qui est visé ; il ne répond pas à la demande explicite puisque c'est le sujet de l'énonciation qui est visé.
Paradoxalement, pour « faire advenir l'objet », l'analyste procède à une soustraction plutôt qu'à une complémentation. Ce n'est qu'en occupant cette position que le psychanalyste pourra désincarner l'idéal, dont l'amour de transfert le revêt, et amener l'analysant à se séparer de ses fixations symptomatiques.
Sommaire
Introduction
L’objet a de Lacan
Incidences cliniques, conséquences techniques
Objet a et privation
Un cas de rétroaction signifiante dans la théorie de la psychanalyse
- Par Frédéric Pellion
Entre champs
Le regard à l’œuvre
Un entretien avec Jean-Baptiste Huynh
- Par Patricia Dahan
- et Brigitte Hatat
Politique de la psychanalyse
Lacan dans la langue de Freud
Clinique
Date de parution : 01/06/2007
Date de mise en ligne : 01/12/2017
ISBN 9782916810027