Lettre sur Les Deux Beune
- Par Dolorès Lyotard
Pages 133 à 143
Citer cet article
- LYOTARD, Dolorès,
- Lyotard, Dolorès.
- Lyotard, D.
https://doi.org/10.3917/cpm.002.0133
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- Lyotard, Dolorès.
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https://doi.org/10.3917/cpm.002.0133
Le 19 mars 2024Chère Agnès,– Voilà, hélas : « Un morceau de chagrin accroché sur le mur, et dont la dimension n’excédait pas celle d’une peau de renard […]. » Oui, entre vouloir et pouvoir, je suis chagrine, Agnès, de vous dire que je renonce à vous livrer mon texte sur « Les Deux Beune ». Alors qu’il faudrait maintenant lisser les phrases de la scène que j’entendais vous donner, celle-ci est, à ce jour, tellement charpie que je ne peux plus y croire : la jette au panier… J’ai, je crois, manqué la « foulée » initiale et, quant à espérer corder « l’ourlet bleu », de nuit ou de jour, si j’ose dire, il est infiniment perdu dans mon présent fatras !J’avais beaucoup hésité à accepter la proposition de François de me joindre à votre « tablée », tant le livre de Pierre avait suscité en moi cet « effet d’inerrance » qui fait trouver toute exégèse bêta, méchamment superflue. Intimation de silence devant la puissance d’une œuvre effractante de beauté (je veux dire aussi : affine à l’ontologie de l’énigme – quand « la forme, même heureuse, déborde de l’idée absente »). Texte tabou, comme pour moi le « Saint Julien l’Hospitalier »…Désir, au départ, comme il arrive à Pierre de l’évoquer, d’en rester à l’émoi plutôt qu’à l’interprétation. J’écrivais alors à François : la clarté nue pour moi de ce texte, la vanité de le coiffer de quelque palabre… Je me permets de vous citer (pour partie) ma réponse d’alors, parce qu’au final j’y reviens, regrette de ne m’y être pas tenue :« Les Deux Beune » : livre absolu, absolument admirable…
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