Compte rendu

Gilles de Corbeil, Liber de virtutibus et laudibus compositorum medicaminum

Pages 86 à 87

Citer cet article


  • Weill-Parot, N.
(2019). Gilles de Corbeil, Liber de virtutibus et laudibus compositorum medicaminum. Cahiers de civilisation médiévale, 245(1), 86-87. https://doi.org/10.4000/ccm.1626.

  • Weill-Parot, Nicolas.
« Gilles de Corbeil, Liber de virtutibus et laudibus compositorum medicaminum ». Cahiers de civilisation médiévale, 2019/1 n° 245, 2019. p.86-87. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-cahiers-de-civilisation-medievale-2019-1-page-86?lang=fr.

  • WEILL-PAROT, Nicolas,
2019. Gilles de Corbeil, Liber de virtutibus et laudibus compositorum medicaminum. Cahiers de civilisation médiévale, 2019/1 n° 245, p.86-87. DOI : 10.4000/ccm.1626. URL : https://shs.cairn.info/revue-cahiers-de-civilisation-medievale-2019-1-page-86?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/ccm.1626


Cet ouvrage est le fruit d’un long travail issu d’une thèse de doctorat, soutenue à l’École pratique des hautes études, consacrée au Liber de virtutibus et laudibus compositorum medicaminum de Gilles de Corbeil. Ce poème médical avait fait l’objet d’une première édition imprimée en 1721 par les soins de Polycarpe Leyser, puis en 1826 par Ludwig Choulant ; les deux éditions étant réalisées à partir d’une copie effectuée par Marquard Gude entre 1659 et 1663. Mais par la suite un manuscrit médiéval fut découvert (Londres, BL, Add. 12399) – sans doute celui qu’avait copié Marquard Gude – et c’est ce qui permet à Mireille Ausécache de proposer une édition sur des bases philologiques plus sûres. Elle fait précéder son édition critique d’une étude de près de 160 p. s’inscrivant « dans le cadre de l’histoire de la pensée médicale ». Le premier chapitre essaie de retracer la vie connue de façon peu assurée de ce « médecin-poète » qu’est Gilles de Corbeil. Après avoir étudié les arts libéraux à Paris, probablement à l’École du Petit-Pont, il poursuit des études de médecine dans la célèbre « école de Salerne ». S’il est possible qu’il soit passé par Montpellier sans vraiment y résider, il est sûr qu’il a demeuré à Paris. Son œuvre est en fait la principale pourvoyeuse de données biographiques. Son Liber de virtutibus, un poème de 4 663 vers, est destiné à ses étudiants et a aussi été écrit, comme le souligne M. Ausécache, avec la préoccupation « nationale » de « donner à la médecine du nord de la France ses lettres de noblesse »…


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Date de mise en ligne : 03/03/2021

https://doi.org/10.4000/ccm.1626

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