Depuis 2012, l’IHA, par le biais de sa filiale Revelis, s’est vu confier une mission importante de traitement et de sauvegarde des archives des anciens sites miniers et industriels ayant appartenu à Pechiney puis Alcan et/ou à l’une de leurs nombreuses filiales en France.
Parmi celles-ci, les archives de l’exploitation de la bauxite tiennent une place importante, tant en termes de volume (plus d’un kilomètre linéaire d’archives ont été traitées depuis 2012), que d’intérêt historique et patrimonial.
En France, l’histoire de l’exploitation de la bauxite s’enracine autour de trois axes :
un territoire, couvrant principalement les départements du Var, des Bouches-du-Rhône et de l’Hérault, de la fin du XIXe siècle au début des années 1990, et qui fut le principal fournisseur de bauxite français.
une industrie, celle de la production d’alumine dont la bauxite est la matière première. Dans le cas des exploitations de bauxite du Var et des Bouches-du-Rhône, les relations avec les usines d’alumine de Gardanne, La Barasse ou Saint-Louis-les-Aygalades (Bouches-du-Rhône) sont évidemment étroites ; les bauxites provençales en sont en effet la source principale d’approvisionnement, au moins jusqu’aux années 1970 au cours desquelles s’affirme la concurrence croissante des bauxites étrangères.
les artisans de cette industrie : les Gueules rouges - nom donné aux mineurs de bauxite -et les nombreuses sociétés exploitantes, à l’origine de petites entreprises familiales ensuite absorbées par de grands groupes industriels…