Guide des archives relatives aux communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek avant 1921. Présentation succincte
- Par Valentine Jedwab
Pages 43 à 82
Citer cet article
- JEDWAB, Valentine,
- Jedwab, Valentine.
- Jedwab, V.
https://doi.org/10.3917/brux.056.0043
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- Jedwab, V.
- Jedwab, Valentine.
- JEDWAB, Valentine,
https://doi.org/10.3917/brux.056.0043
Notes
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[1]
. Bien que le texte de la loi n’utilise jamais le terme « annexion » (mais « agrandissement » ou « réunion »), celui-ci est employé à de multiples reprises et sans aucune ambiguïté par les autres sources de l’époque, telles que la résolution actant le vote de la Commission gouvernementale, mais aussi le texte écrit par Adolphe Max en introduction à sa proposition de loi, les documents administratifs produits par les services de la Ville de Bruxelles après 1921, les notes personnelles d’Adolphe Max, les journaux de presse écrite, les pétitions rédigées par les habitants, etc. (pour les références précises de chacune de ces pièces d’archives, voir ci-dessous). Le processus qui fut à l’œuvre en 1921 (lequel impliqua l’absorption, par une structure de pouvoir donnée, d’autres entités territoriales et administratives en se passant de l’accord de leurs représentants officiels et en dépit des protestations qui avaient été clairement formulées par ceux-ci ainsi que par la population) laisse en outre peu de latitude quant à l’interprétation de la loi du 30 mars 1921.
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[2]
. Le Guide des sources relatives à Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek avant 1921 et les opérations de classement s’y rapportant sont en cours de finalisation.
-
[3]
. Je me permets de renvoyer ici à l’Annexe n° 1 du présent article, qui liste dans l’ordre chronologique les documents parlementaires dont il sera question ci-dessous.
-
[4]
. Sur l’historique des projets d’agrandissement de Bruxelles et en particulier sur celui à l’origine du processus d’absorption par la Ville des communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek (les projets « Adolphe Max » et concurrents, les discussions et contestations que ceux-ci ont soulevées, etc.), sur les discussions parlementaires et les textes de loi (versions primitives et remaniées, amendements, publication au Moniteur), le plan d’exécution de la loi du 30 mars 1921 (études préalables à la suppression des trois administrations communales, répartition de l’ancien personnel, refonte des cantons judiciaires et des divisons de police, etc.) et enfin les retours sur le processus d’incorporation (rapports avec les mandataires des anciennes communes, sondages d’opinion effectués au sein de la population, pétitions envoyées à la Ville de Bruxelles par divers groupes d’habitants, etc.), voir Archives de la Ville de Bruxelles (= avb), Archives du service de la Population, 119-121 Cabinets du Bourgmestre, 421-422 ; Secrétariat communal, 131-132 ; Conférence des Bourgmestres, 74 et 81 ; Annales parlementaires de Belgique (voir l’Annexe n° 1 ci-dessous). À ceux-ci s’ajoutent les discussions des mandataires de Laeken peu avant mars 1921, reprises dans les procès-verbaux des séances du Conseil communal et du Collège échevinal.
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[5]
. Voir à ce sujet l’impressionnante documentation rassemblée par le cabinet d’Adolphe Max avant la soumission de son projet de loi (notamment les listes d’arguments « pour » et « contre » l’agrandissement) –avb, Cabinet du Bourgmestre, 421.
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[6]
. « Laeken annexé à Bruxelles », Le Prolétaire, 15 mars 1921, pp. 1-2 –avb, Cabinet du Bourgmestre, 421.
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[7]
. Voir à ce sujet les discussions des séances du 24 mars 1919 et 9 février 1920 – avb, Conférence des Bourgmestres, 74 et 81.
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[8]
. Commission intercommunale chargée de l’examen des projets d’unification de l’agglomération bruxelloise (séance du 18 janvier 1920) ; Lettre adressée par la Commission intercommunale à M. Delacroix le 5 février 1920 (retranscrite dans le compte rendu de la séance de la Commission intercommunale du 10 février 1920) – avb, Cabinet du Bourgmestre, 421.
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[9]
. Commission intercommunale chargée de l’examen des divers projets d’organisation administrative de l’agglomération bruxelloise (séances du 17 et du 26 février 1920) – avb, Cabinet du Bourgmestre, 421.
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[10]
. « Proposition de loi organisant le district métropolitain de Bruxelles » – Annales parlementaires de Belgique (= apb), Chambre des représentants, séance du 15 avril 1920 (document n° 216). Xavier De Bue (1860-1925), membre du Parti Catholique, était alors le bourgmestre de la commune d’Uccle (1921-1925).
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[11]
. Conseils communaux dont le résultat des votes fut envoyé par courrier à Adolphe Max et largement relayé dans la presse. Voir à ce sujet les divers documents repris dans avb, Cabinet du Bourgmestre, 421.
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[12]
. Commission intercommunale chargée de l’examen des divers projets d’organisation administrative de l’agglomération bruxelloise (séance du 10 février 1920) – avb, Cabinet du Bourgmestre, 421.
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[13]
. Projet Adolphe Max et Maurice Lemonnier : « Loi ayant pour objet l’agrandissement de la ville de Bruxelles en vue de l’extension des installations maritimes » – apb, Chambre des représentants, séance du 24 février 1920 (document n° 107).
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[14]
. Cf. ci-dessus, n. 10.
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[15]
. « Proposition de loi relative à l’unification de la Capitale » –apb, Chambre des représentants, séance du 24 mars 1920 (document n° 183). Avocat, juriste et militant socialiste, Max Hallet (1864-1941) était alors conseiller communal et échevin des Finances et des Propriétés communales de la Ville de Bruxelles, ainsi que député de l’arrondissement de Bruxelles et vice-président de la Chambre des représentants. À son sujet, voir Nouvelle Biographie Nationale, t. 5, Bruxelles, Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 1999, pp. 182-184.
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[16]
. apb, Chambre des représentants, séances du 16 mars 1921 (pp. 839-840 et 849-850) et du 17 mars 1921 (pp. 855-864 et 876-877) ; Sénat, séances du 17 mars 1921 (p. 225) et du 22 mars 1921 (pp. 256-262).
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[17]
. apb, Sénat, séances du 17 mars 1921 (p. 225) et du 22 mars 1921 (pp. 256-262).
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[18]
. Voir par exemple le Courrier adressé à « Monsieur le Député » par l’Association Catholique de Laeken, La Ligue des Ouvriers et Employés Chrétiens, Het « Davidsfonds » Afdeeling Laken, La Ligue des Femmes Chrétiennes (14 mars 1921) – avb, Cabinet du Bourgmestre, 421. Ce dossier contient par ailleurs plusieurs autres courriers adressés au cabinet d’Adolphe Max (habitants, associations diverses, notaires, etc.), qui témoignent de l’appréhension de la population face à l’absorption imminente de leur commune par la Ville de Bruxelles.
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[19]
. apb, Sénat, séance du 17 mars 1921 (p. 225).
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[20]
. apb, Sénat, séance du 22 mars 1921 (pp. 256-262). En l’état actuel des opérations de classement, aucune pièce d’archive n’a toutefois permis, jusqu’ici, de corroborer ces affirmations.
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[21]
. « District i » (territoire de la Ville de Bruxelles avant 1921) et « District ii » (territoires annexés en 1921). Cette dénomination apparaît dans les documents internes de la Ville, notamment ceux produits après 1921 par le service de la Population en vue d’organiser la reprise administrative des anciennes communes – avb, Archives du service de la Population, 119-121.
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[22]
. avb, Archives du service de la Population, 119-121. Le terme « annexion » est celui qui est formellement employé dans ces documents produits par les services administratifs de la Ville.
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[23]
. avb, Archives des Archives, 78 et 91.
-
[24]
. avb, Archives des Archives, 166.
-
[25]
. avb, Archives des Archives, 78.
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[26]
. Ancien inventaire 45/1, qui s’apparentait davantage à un relevé de boîtes, très peu détaillé.
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[27]
. Registres de l’État civil et recensements de la population.
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[28]
. Par exemple les registres de l’État civil, les recensements de la population ou encore le fonds des Travaux Publics de Laeken.
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[29]
. Opérations de recherche qui n’ont été rendues possibles que grâce au travail accompli au cours de ces dernières années par le personnel des Archives (tableau topographique du dépôt ; rassemblement physique des documents épars relatifs à ces trois communes ; saisie systématique sur le catalogue en ligne des pièces retrouvées au hasard des opérations de rangement ; etc.).
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[30]
. avb, Archives du service de la Population, 119-121.
-
[31]
. Un tableau des anciens et nouveaux noms de rue, constitué au cours du processus d’inventoriage, sera annexé au Guide.
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[32]
. Pétition des habitants de Laeken (18 juin 1921) – avb, Cabinet du Bourgmestre, 421-422.
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[33]
. « Les griefs des Laekenois. Trop de paperasserie, des déplacements inutiles », La Dernière Heure, 13 septembre 1921.
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[34]
. avb, Archives du service de la Population, 119-121.
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[35]
. avb, Collège échevinal, procès-verbaux (séance du 12 août 1921 – n° 245).
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[36]
. Remplis par les ménages lors de chaque campagne de recensement, ces bulletins devaient ensuite être remis à l’administration communale, où il servaient à la confection des registres de la population.
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[37]
. Voir la notice « Les impacts sur le quotidien des habitants » dans ce même volume.
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[38]
. avb, Archives du service de la Population, 119-121.
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[39]
. Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), t. 2 : n-z, Bruxelles, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Neerlandistiek, 1960 (Bouwstoffen en Studiën voor de geschiedenis en de lexicografie van het Nederlands, 6), p. 731 ; Pierre Van Nieuwenhuysen, Historische toponymie van Laken, Bruxelles, Éditions Safran, 2009, t. 1, pp. 228-229.
-
[40]
. Arras, Archives Départementales, Archives anciennes, 1 h 4, pièce 1 (édition critique : Diplomata spuria, éd. Georges H. Pertz, mgh dd Merov., Hanovre, 1872, n° 76, p. 192) : acte apocryphe non daté confectionné vers le milieu du xie siècle (cop. xiie siècle). Le document se présente comme un diplôme confirmatif délivré par le roi Mérovingien Thierry iii († 691) en faveur de l’abbaye Saint-Vaast d’Arras.
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[41]
. Opera Diplomatica , éd. Aubert Miraeus et Jean-François Foppens, Bruxelles, 1723, t. 1, n° 39, p. 662.
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[42]
. Maurits Gysseling et Adriaan Verhulst, Nederzettingsnamen en nederzettingsgeschiedenis in de Nederlanden, Noord-Frankrijk en Noord-West-Duitsland, Louvain-Bruxelles, Instituut voor naamkunde, 1969 (Taalgrens en Kolonisatie, 4), p. 23.
-
[43]
. Jozef Mertens, « De Sint-Pieterskerk te Neder-Heembeek. Een korte bijdrage tot de kennis van de vroegmiddeleeuwse houtbouw », dans Miscellanea in memoriam Paul Coremans, 1908-1965, Bruxelles, irpa, 1975 (Bulletin de l’Institut royal du Patrimoine Artistique, 15), pp. 231-239.
-
[44]
. Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van Belgie, op. cit., p. 731 ; Pierre Van Nieuwenhuysen, Historische toponymie van Laken, op. cit., pp. 399, 402 et 427.
-
[45]
. André Tihon, « La fusion des communes dans le département de la Dyle sous le régime napoléonien », Revue belge de Philologie et d’Histoire, 43|2, 1965, pp. 515-551.
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[46]
. Bruxelles, Archives de l’État (ae) à Anderlecht, Archives du Gouvernement provincial du Brabant, série a (= années 1753-1867), 1167 ; Paris, Archives Nationales, Archives postérieures à 1789, série f2 (i) (= Administration départementale, Objets généraux), 851.
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[47]
. Lettre du 9 août 1812 – Ibid.
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[48]
. Lettre du 18 août 1812 – Ibid.
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[49]
. Séances « extraordinaires » des 25 août et 26 septembre 1812 – Ibid.
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[50]
. Ibid.
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[51]
. Ces divergences d’appellations d’un régime à l’autre, d’une époque à l’autre ou même d’un producteur d’archives à l’autre (bien que contemporains) peuvent prêter à confusion lors de la lecture de certains documents. C’est le cas notamment de la « Table décennale 1813-1823 » (registres de l’État civil), où figure le titre « Neder-Hembeeck » bien que la table porte sur l’ensemble des deux anciennes communes (= ce que l’on nomme aujourd’hui « Neder-Over-Heembeek »).
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[52]
. Première occurrence « Neder-Over-Heembeek » repérée dans les actes de naissance de l’année 1817, bien qu’il semble falloir attendre 1820 pour que celle-ci soit reprise sur la page de garde des registres – avb, Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek, État civil, registre des naissances, 1817 et 1820.
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[53]
. avb, Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek, Conseil communal (séance du 20 avril 1821), registre 24 (cote provisoire).
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[54]
. avb, Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek, Conseil communal (séance du 22 octobre 1830), registre 25 (cote provisoire).
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[55]
. Les mandataires communaux de Haren ayant vraisemblablement été affiliés au parti catholique, des recherches complémentaires ont été effectuées dans les archives du kadoc (Documentatie- en Onderzoekscentrum voor Religie, Cultuur en Samenleving). Celles-ci n’ont toutefois débouché sur aucun résultat probant.
1 L’année 2021 marqua le centenaire du rattachement des communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek à la Ville de Bruxelles. À la suite de la loi du 30 mars 1921 (fig. 1), le territoire de ces trois communes, ainsi que certaines parties de Schaerbeek et de Molenbeek-Saint-Jean, furent en effet rattachés administrativement au Pentagone, multipliant par trois la superficie du territoire de la Ville de Bruxelles (fig. 2). Le centenaire de cette « annexion » [1] donna l’occasion au service des Archives de la Ville de Bruxelles de faire le point sur les documents conservés dans son dépôt au sujet de ces trois communes. Ces archives, versées dans les années qui suivirent la loi de 1921, restaient peu connues du public, dans la mesure où celles-ci n’avaient jamais fait l’objet d’un inventaire détaillé. Dans le cadre du projet 100 de vies communes mené en 2021 par la Ville de Bruxelles, le service des Archives s’est donc assigné la tâche d’inventorier ces pièces, en vue d’établir un Guide des sources relatives à Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek avant 1921. Cet article est l’occasion de présenter ce nouvel instrument de recherche, qui devrait être clôturé d’ici peu [2].
Figure 1. Loi ayant pour objet l’agrandissement de la ville de Bruxelles en vue de l’extension des installations maritimes / sanctionnée et promulguée le 30 mars 1921, publiée au Moniteur belge le 2 avril 1921. AVB, Cabinet du Bourgmestre , 422.
Figure 1. Loi ayant pour objet l’agrandissement de la ville de Bruxelles en vue de l’extension des installations maritimes / sanctionnée et promulguée le 30 mars 1921, publiée au Moniteur belge le 2 avril 1921. AVB, Cabinet du Bourgmestre , 422.
Figure 2. Agrandissement de la Ville de Bruxelles. Plan annexé à la loi du 30 mars 1921 / plan polychrome manuscrit, 1921. AVB, Cabinet du Bourgmestre , 422.
Figure 2. Agrandissement de la Ville de Bruxelles. Plan annexé à la loi du 30 mars 1921 / plan polychrome manuscrit, 1921. AVB, Cabinet du Bourgmestre , 422.
Les projets d’agrandissement de Bruxelles
2 La proposition de loi déposée à la Chambre des Représentants le 24 février 1920 [3] par le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Adolphe Max (1909-1939) prévoyait un agrandissement sans précédent du territoire de la Capitale (fig. 3). À l’origine, le projet de 1914 portait sur l’incorporation à la Ville de l’ensemble de ses faubourgs, à savoir les communes d’Anderlecht, Berchem-Sainte-Agathe, Etterbeek, Evere, Ganshoren, Ixelles, Jette, Koekelberg, Laeken, Molenbeek, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Noode, Schaerbeek, Uccle et Watermael-Boitsfort. À cette date déjà, l’extension du territoire bruxellois n’était pas une idée nouvelle. Adolphe Max n’avait d’ailleurs pas été le seul, dans les années 1910, à réfléchir à un plan d’agrandissement et de fusion communale, reprenant comme ses concurrents les grandes lignes de projets antérieurs qui n’avaient pu voir le jour suite aux aléas de la vie parlementaire. Si aucun de ces projets n’avait pu aboutir en raison du déclenchement de la Première Guerre mondiale, la fin des hostilités avait rapidement ravivé l’intérêt des élus bruxellois pour l’extension de leur juridiction [4].
Figure 3. Plan de l’évolution territoriale de la Ville de Bruxelles entre 1830 et 1948 / plan noir et blanc imprimé, 1949. AVB, Collection cartographique , plan de Bruxelles 149.
Figure 3. Plan de l’évolution territoriale de la Ville de Bruxelles entre 1830 et 1948 / plan noir et blanc imprimé, 1949. AVB, Collection cartographique , plan de Bruxelles 149.
3 Dès 1919, ceux-ci avaient en effet cherché à concrétiser les ambitions de leurs prédécesseurs, invoquant des motifs aussi divers que variés [5] : nécessité pour la Ville de développer ses installations maritimes, de trouver de nouveaux terrains à bâtir et de retenir ses habitants en quête d’espace ; volonté des différentes autorités communales d’unifier leurs services afin de simplifier la vie administrative (état civil, hôpitaux, pompiers, etc.) ; souhait du gouvernement d’assurer à la Ville le développement qui convenait à celui d’une grande capitale européenne ; etc. D’autres motifs, résultant de considérations d’ordre politique peut-être moins avouables, ont également pu entrer en ligne de compte, telle la recherche d’un électorat libéral et/ou catholique qui serait en mesure de contrebalancer la tendance socialiste du centre bruxellois [6].
4 Si l’unification des services apparaissait pour beaucoup comme la solution adéquate à donner au problème de la complexité administrative, les délégués des différentes communes de l’agglomération exprimèrent en revanche leur vive opposition à l’« annexion pure et simple » des territoires communaux telle que le préconisait Adolphe Max [7]. L’administration bruxelloise, invitée à participer aux débats, ne jugea d’ailleurs pas nécessaire de s’y faire représenter – à l’exception d’une seule séance au cours de laquelle Adolphe Max manifesta son désintérêt à l’égard du projet de la Commission intercommunale et somma les délégués présents de se prononcer vis-à-vis de sa proposition de loi [8]. Les délibérations de l’intercommunale, reprenant sans les représentants de Bruxelles [9], aboutirent dès lors à la constitution d’un projet de loi alternatif conservant l’autonomie des communes (projet « De Bue » qui sera déposé le 15 avril 1920 [10]), ainsi qu’à un vote unanime des Conseils communaux invitant les Chambres à écarter « énergiquement » la proposition d’Adolphe Max [11].
5 Parallèlement à ces débats, le Sénat avait néanmoins constitué une Commission gouvernementale en vue d’étudier le problème de l’unification des territoires avoisinant les installations maritimes. Au terme de deux séances seulement, cette Commission vota une résolution demandant l’« annexion » à la Ville de Bruxelles des communes de Molenbeek, Laeken, Jette, Koekelberg, Ganshoren, Neder-Over-Heembeek, Berchem-Sainte-Agathe, Haren et d’une partie de Schaerbeek – et ce, malgré les vives protestations des mandataires communaux, notamment de M. Coelst (délégué de Laeken) et de M. Brion (bourgmestre de Neder-Over-Heembeek) [12]. C’est de cette résolution gouvernementale qu’Adolphe Max s’inspira pour établir le projet de loi qu’il déposa « en urgence » le 24 février 1920 à la Chambre [13], sans doute afin de devancer les propositions concurrentes qui étaient alors en cours d’élaboration (projets « De Bue » [14] et « Hallet » [15]). Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles y avait néanmoins amplifié les vœux de la Commission gouvernementale, puisqu’il avait étendu l’agrandissement à plusieurs autres communes et gommé le caractère « spécial » lié à l’extension des installations maritimes.
6 À partir du 10 mars 1921, la question de l’agrandissement de Bruxelles fut examinée par la Chambre des Représentants et le Sénat [16]. Afin de réunir la majorité requise, le projet « Max » fut réduit à l’incorporation des communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek, ainsi que de petites parcelles situées à Molenbeek-Saint-Jean et à Schaerbeek. Au cours des discussions, quelques élus rappelèrent l’avis défavorable qu’avaient émis à ce sujet les Conseils communaux de ces cinq faubourgs [17], ainsi que certains groupes d’habitants de Laeken qui par courrier s’étaient étonnés de n’avoir jamais été consultés au sujet de leur rattachement à la Ville de Bruxelles [18]. En séance du 17 mars, le Sénat enregistrait même une pétition du Conseil communal de Schaerbeek réitérant ses protestations antérieures quant à l’« annexion totale ou partielle de communes de l’agglomération à la Ville de Bruxelles » [19]. À l’inverse, certains des parlementaires affirmèrent à plusieurs reprises au cours des discussions que « les populations intéressées s’étaient unanimement ralliées au projet de loi ou du moins que les mandataires qui avaient qualité pour parler en leur nom avaient apporté leur adhésion au projet » [20].
7 En dépit des vives protestations qu’il avait suscitées auprès des principaux intéressés, le projet « Max » fut voté à la Chambre le 17 mars 1921, avant d’être approuvé par le Sénat le 22 mars suivant. À la suite des discussions mouvementées qui menèrent à la loi du 30 mars 1921, les communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek, auxquelles se rajoutaient certaines parties de Schaerbeek et de Molenbeek-Saint-Jean, furent ainsi organisées en un district distinct (« District ii ») [21] et rattachés administrativement à la Ville de Bruxelles.
Historique du Fonds
8 La loi du 30 mars 1921 impliquant de facto la suppression des administrations communales de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek, les services de la Ville de Bruxelles eurent à superviser, au cours des mois qui suivirent, la fermeture des anciennes maisons communales (fig. 4) et la reprise de leurs services (désormais centralisés à Bruxelles). Outre la répartition des membres du personnel, ceux-ci durent donc organiser le transfert des archives produites par les anciens services communaux – depuis les territoires annexés vers Bruxelles, puis vers le service des Archives de la Ville. Restituer la chronologie de ces déplacements s’avère aujourd’hui difficile, les sources disponibles s’épanchant rarement sur ce genre de détails. Il a toutefois été possible d’en retracer les grandes lignes, par une lecture attentive des documents de l’époque (principalement des directives adressées par la Ville aux services des anciennes administrations pour régler les modalités de leur « annexion ») [22], des instruments de travail réalisés par l’équipe des Archives depuis les années 1920 (bordereaux de versements, inventaires partiels, dossiers d’inventoriage, listes des archives détruites, etc.) [23] et enfin des Rapports sur le service des Archives présentés chaque année au Conseil communal de la Ville (1921-2010) [24]. La chronologie des versements peut être brièvement résumée de la manière suivante.
Figure 4. Bruxelles-Laeken. La Place et la Maison Communale / carte postale éditée par H. Van Acker, s. d. AVB, Collection iconographique , W-12390.
Figure 4. Bruxelles-Laeken. La Place et la Maison Communale / carte postale éditée par H. Van Acker, s. d. AVB, Collection iconographique , W-12390.
9 Dès le mois de juin 1921, les services communaux de Haren et Neder-Over-Heembeek eurent à transférer l’ensemble de leurs archives à l’ancien Hôtel communal de Laeken, devenu depuis leur incorporation à la Ville une antenne administrative destinée aux résidents du « District ii ». En octobre de la même année, les dépôts de la Ville de Bruxelles reçurent les premiers envois d’archives définitives, bien que ces transferts soient restés limités en raison du manque de place disponible et de personnel (registres de correspondance et procès-verbaux des séances des conseils communaux et collèges échevinaux de Haren et de Neder-Over-Heembeek). À ceux-ci s’ajoutèrent bientôt un plan cadastral, quatre registres paroissiaux de Haren ainsi que plusieurs sceaux communaux qui étaient encore en usage en 1921.
10 À partir de janvier 1941, la question du traitement des archives conservées dans les greniers de l’ancien Hôtel communal de Laeken se posa, celles-ci présentant un réel danger d’incendie en cas de bombardement. Toutefois le manque de locaux appropriés rendit cette tâche particulièrement épineuse pour les services de l’époque : une partie des caves de l’ancien Hôtel communal avait été aménagée en abris en prévision des bombardements, les autres ayant été mises à disposition de divers services (telle la Comptabilité des Régies) ou transformées en espaces de stockage (dont « trois locaux particulièrement encombrés par les archives de l’ancienne administration de Laeken » [25]). La proposition de déplacer ces documents vers le dépôt des Archives situé au Palais du Midi sera à terme retenue, moyennant néanmoins un tri préalable supervisé par l’archiviste de la Ville Charles Pergameni (1931-1948). La correspondance que celui-ci échangea à ce sujet avec les directeurs des services permet de mesurer l’ampleur des archives détruites à cette époque, bien qu’aucune description claire des documents éliminés n’ait été fournie : pièces relatives aux services de l’Assistance publique (« cimetières et secours »), des Beaux-Arts (« archives remontant à plus de 20 ans »), de l’Instruction publique (« comptes des écoles, à l’exception des registres des écoles moyennes de l’État de 1882 à 1917 »), des Contentieux, de l’Hygiène publique, des Travaux publics et de l’Urbanisme, de la Milice et enfin du Secrétariat (dossiers divers concernant les employés temporaires de 1914-1918, les recrues de guerre, les tramways libres parcours, les absences du personnel, les demandes de recours en grâce, la Famille royale, la correspondance confidentielle ; etc.).
11 À partir des années 1950, les Archives de la Ville de Bruxelles commencèrent à canaliser toutes sortes de dons d’archives privées relatives aux trois anciennes communes (cartes, plans, affiches, pièces notariales, etc.). À celles-ci s’ajouta bientôt le reste des dossiers produits par les anciens services administratifs : en 1953, les pièces justificatives des comptes communaux (Laeken, exercices 1815-1901) et des écoles primaires et gardiennes (Laeken, 1868-1914) ; en 1954, les archives de la Police (Laeken, xixe -xxe siècles) ; en 1956, les archives relatives aux kermesses, fêtes de quartiers, théâtres et cimetière de Laeken ; en 1959, diverses pièces issues des services de l’Hygiène publique (établissements classés, salles de spectacles, foires de Laeken et du Midi, exposition 58, etc.) et des Cultes (concessions des cimetières de Laeken et de Neder-Over-Heembeek, démolition de l’hospice de Laeken) ; en 1967, les registres de correspondance de Neder-Over-Heembeek (1817-1916) ; en 1969, en 1984 et tout récemment encore en 2022, les registres de l’État civil et les registres de population (ceux des trois anciennes communes avant 1921, ainsi que ceux tenus par la Ville de Bruxelles pour le « District ii » à partir de 1921) ; ou encore en 1973, les procès-verbaux des séances du Collège de Laeken (1901-1921).
12 Les opérations de dépouillement débutèrent quant à elles en décembre 1938, lorsque le service des Archives entreprit un premier classement des pièces relatives à Haren et à Neder-Over-Heembeek. Cette première initiative fut suivie en 1945 par la confection d’une table des actes paroissiaux de ces deux communes (table n° 99).
13 Il faudra néanmoins attendre près de deux décennies pour que des projets de rangement systématique soient entamés : premier dépouillement des dossiers des Travaux Publics de Laeken (1969) et constitution d’un fichier papier unique d’environ 13 500 fiches reprenant chaque rue et propriétaire de l’ancienne commune (1974-1976) ; relevé des Bulletins communaux et des Rapports annuels de Laeken, en vue de leur intégration au sein de la bibliothèque (1974) ; etc.
14 L’année 1979 marquera un tournant décisif dans le traitement de ces archives, déplacées avec le reste du dépôt dans les nouveaux locaux de la rue des Tanneurs. L’obtention de plus grandes surfaces de travail et de stockage, notamment, permit au service des Archives de clôturer en 1980 le premier rassemblement physique des pièces (entamé en 1974) et de constituer un deuxième inventaire, bien que celui-ci restât (très) sommaire [26].
15 En 2007, la mise en ligne du catalogue des Archives de la Ville de Bruxelles (Pallas, aujourd’hui migré sur uDesk) facilita la description des pièces archivistiques et, par ce biais, les recherches au sein des fonds relatifs aux anciennes communes et leur valorisation auprès des lecteurs. En 2010-2011, les premières campagnes de microfilmage et de digitalisation furent lancées, celles-ci se focalisant essentiellement sur les registres les plus consultés en salle de lecture [27]. À partir de 2011 enfin, furent entrepris le reclassement et le reconditionnement des registres de la Grande et de la Petite Voirie de la commune de Laeken (1831-1921), contenant les dossiers des permis de bâtir (construction et modifications). Ces registres présentaient en effet un risque accru de détérioration et de perte en raison de leur manipulation difficile (rassemblement de plusieurs dossiers par registre, intégration de plans difficilement reproductibles, etc.), raison pour laquelle ceux-ci furent déreliés et leur contenu organisé en dossiers (reconditionnés et inventoriés directement dans le catalogue en ligne), et la série entièrement numérisée en 2024.
16 Ce bref tour d’horizon permet de constater le caractère « épileptique » des versements d’archives relatives aux trois anciennes communes, ainsi que l’attitude changeante des archivistes qui ont été amenés à traiter celles-ci (penchant tantôt pour l’intégration de ces documents dans le fonds bruxellois, tantôt pour la constitution d’un fonds distinct consacré aux trois anciennes communes). Aussi, il convient de reconnaître qu’exception faite de quelques ensembles d’archives bien déterminés qui ont été rapidement rendus accessibles au public afin de répondre aux demandes de la salle de lecture [28], la restitution chronologique des différents versements n’a pas permis de retrouver « physiquement » l’ensemble des documents mentionnés dans les sources.
17 Pour pallier ce manque de données et reconstituer au mieux l’état originel du fonds, des recherches ont donc été entreprises dans le dépôt des Archives de la Ville de Bruxelles [29]. C’est ainsi qu’a pu être versé au fonds déjà existant (ou du moins signalé dans le Guide au moyen de notes de bas de page) un certain nombre d’archives inédites autrefois considérées comme perdues, telles les tables décennales des actes de l’État civil ; les dossiers des Affaires électorales ; les archives relatives aux services de l’Hygiène publique et de l’Agriculture ; la série de fardes concernant les travaux publics entrepris par la commune de Laeken ; les dossiers de la Police, de la Milice nationale et de la Garde civique ; les mesures d’exécution de la loi du 30 mars 1921 prévoyant la suppression des trois administrations communales ; les dossiers du personnel ; etc.
18 Cette démarche a enfin permis de statuer de manière définitive sur l’absence de certains fonds (soit que les services producteurs n’aient jamais existé, soit que leurs dossiers n’aient jamais été versés aux Archives de la Ville de Bruxelles) : Police, Affaires juridiques et Travaux publics pour les communes de Haren et de Neder-Over-Heembeek ; Garde civique pour la commune de Laeken ; Conseil des Prud’hommes ; etc.
Les archives
19 Considérant la diversité des archives ainsi recensées, la pluralité des producteurs impliqués et l’extrême dispersion des documents à travers le dépôt, l’objectif était moins de dresser un inventaire que d’en établir un Guide, qui permettrait aux lecteurs de prendre connaissance des documents conservés aux Archives de la Ville de Bruxelles au sujet des trois anciennes communes, mais aussi de s’orienter dans les différents fonds bruxellois. Il n’appartient pas au présent article de revenir de manière exhaustive sur le contenu de ce nouvel instrument de recherche, qui fournira au lecteur – lorsque les opérations d’inventoriage auront pu être clôturées – des explications détaillées sur les fonds recensés, tant en termes de choix méthodologiques que de données matérielles. En revanche, le caractère inédit de ce fonds invitait à une présentation succincte de quelques documents exceptionnels découverts lors des opérations de classement, lesquels montreront aux lecteurs – si besoin en est – toute la richesse dont recèlent les fonds des Archives de la Ville de Bruxelles.
20 La première de ces notices s’intéresse aux bouleversements majeurs qu’ont connus les habitants des trois anciennes communes à la suite du rattachement de leur territoire à la Ville, ainsi qu’aux réactions que celui-ci aura provoqué au sein de la population. Les opérations de rationalisation administrative entreprises dès 1921 par la Ville de Bruxelles constituent l’objet de la seconde notice, qui prend comme exemple le cas quelque peu particulier des registres de population de Neder-Over-Heembeek. L’étymologie étrange de cette même commune méritait par ailleurs à elle seule qu’on s’y attarde : c’est donc sur les origines de cette appellation particulière que la troisième notice se penche – origines au demeurant complexes, que seul un détour par les archives fédérales belges et départementales françaises aura permis de démêler. Quant aux deux dernières notices, elles listent les mandataires communaux de Neder-Over-Heembeek et Haren entre 1830 et 1921, lesquels – parfois très peu connus – auront nécessité des recherches approfondies dans un grand nombre de sources, dépassant de loin le cadre strictement généalogique.
Annexe n° 1 – Les documents parlementaires relatifs à la loi du 30 mars 1921
Loi ayant pour objet l’agrandissement de la ville de Bruxelles en vue de l’extension des installations maritimes
Loi ayant pour objet l’agrandissement de la ville de Bruxelles en vue de l’extension des installations maritimes
Chambre des Représentants
| Présentation | 24.02.1920 – 10.03.1921 |
| Adoption par la Chambre | 17.03.1921 |
| Adoption par le Sénat | 22.03.1921 |
| Sanction et promulgation | 30.03.1921 |
| Publication Au Moniteur | 02.04.1921 (n° 92) |
Chambre des Représentants
Sénat
| Séance | Document parlementaire | |
| 24.02.1920 | n° 107 | Proposition de loi et développements |
| 24.03.1920 | n° 183 | Proposition de loi et développements |
| 15.04.1920 | n° 216 | Proposition de loi et développements |
| 10.03.1921 | n° 158 | Rapport et proposition de loi |
| 15.03.1921 | n° 169 | Amendements |
| 16.03.1921 | n° 176 | Discussions et amendements |
| 17.03.1921 | / | Discussions et vote |
Sénat
| Séance | Document parlementaire | |
| 1920-1921 | n° 72 | Projet de loi |
| 22.03.1921 | n° 76 | Rapport et vote |
Les impacts sur le quotidien des habitants
21 La loi du 30 mars 1921, qui acta le rattachement de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek au territoire de la Ville de Bruxelles, eut un impact significatif sur le quotidien des habitants des trois anciennes communes. Outre la suppression des maisons communales (fig. 4, 5 et 6) et le remodelage des divisions de police [30], les citoyens de ces faubourgs virent en effet leurs services administratifs se déplacer vers le cœur de la Capitale – une centralisation qui allait les obliger à entreprendre de longs et fréquents trajets pour obtenir des renseignements et certains documents.
Figure 5. Haren, Ancienne Maison communale, construite vers 1864 et transformée en commissariat de police dès 1922 (rue de Cortenbach n° 10 – ancienne rue de l’Église) / photographie noir et blanc, 2 juillet 1985. AVB, Collection iconographique , NEG 00182.
Figure 5. Haren, Ancienne Maison communale, construite vers 1864 et transformée en commissariat de police dès 1922 (rue de Cortenbach n° 10 – ancienne rue de l’Église) / photographie noir et blanc, 2 juillet 1985. AVB, Collection iconographique , NEG 00182.
Figure 6. Neder-Over-Heembeek, rue du Rossignol (actuelle rue François Vekemans). Ancienne Maison Communale, devenue après 1921 le commissariat de la 9 e division de Police de Bruxelles / carte postale éditée par F. Walschaerts, [1920-1925]. AVB, Collection iconographique , W-5558.
Figure 6. Neder-Over-Heembeek, rue du Rossignol (actuelle rue François Vekemans). Ancienne Maison Communale, devenue après 1921 le commissariat de la 9 e division de Police de Bruxelles / carte postale éditée par F. Walschaerts, [1920-1925]. AVB, Collection iconographique , W-5558.
22 Les changements intervenus dans l’organisation de la vie publique furent également nombreux : diminution du nombre de passages pour l’enlèvement des immondices, augmentation des taxes communales, déplacement des fonctionnaires locaux dans les bureaux de la Maison du Roi, réquisitions des officiers de police dans le centre de Bruxelles sans augmentation des effectifs, suppressions et transferts de notariats, etc. Un autre bouleversement majeur pour les habitants des anciennes communes fut le changement rapide de près de la moitié des noms de rues, décrété en 1922 par le Collège échevinal de Bruxelles afin de supprimer les dénominations faisant double emploi avec les rues de la Capitale [31]. À Haren et Neder-Over-Heembeek enfin, le paysage à dominance rurale qui permettait d’approvisionner une partie de Bruxelles en produits frais et d’offrir des lieux de villégiature pour les habitants du centre-ville eut à subir les effets des travaux d’aménagement dans la zone du canal. Le développement rapide de l’industrialisation qui en avait résulté mena par ailleurs à la disparition progressive des jardins de plaisance, bateaux de promeneurs et guinguettes qui animaient alors les berges des trois communes (fig. 7).
Figure 7. Laeken, Canotiers sur le canal de Willebroeck, débarquant à l’Allée Verte / photographie noir et blanc, [1890].AVB, Collection iconographique , F-3575.
Figure 7. Laeken, Canotiers sur le canal de Willebroeck, débarquant à l’Allée Verte / photographie noir et blanc, [1890].AVB, Collection iconographique , F-3575.
23 Malgré les efforts politiques pour promouvoir l’agrandissement de Bruxelles et la création de bureaux de liaison destinés à faciliter la période de transition, le mécontentement était palpable au sein de la population locale, comme en témoignent la pétition adressée le 18 juin 1921 par certains habitants de Laeken aux bourgmestre et échevins de la Ville de Bruxelles (fig. 8) [32], ou encore le rapide sondage effectué par la Dernière Heure dans les rues de Laeken le 13 septembre 1921 [33]. Interrogés au sujet de l’incorporation de leur territoire à la Ville de Bruxelles, les résidents ne cachaient pas leur déception vis-à-vis d’une décision qui s’était faite, selon leurs dires, « sans référendum et à coup de manigances parlementaires » (fig. 9).
Figure 8. Pétition adressée par un groupe d’habitants de Laeken aux bourgmestre et échevins de la Ville de Bruxelles / 18 juin 1921.AVB, Cabinet du Bourgmestre , 422 (p. 1 sur 5).
Figure 8. Pétition adressée par un groupe d’habitants de Laeken aux bourgmestre et échevins de la Ville de Bruxelles / 18 juin 1921.AVB, Cabinet du Bourgmestre , 422 (p. 1 sur 5).
Figure 9. « Les griefs des Laekenois. Trop de paperasserie, des déplacements inutiles », La Dernière Heure , 13 septembre 1921. (disponible via BelgicaPress )
Figure 9. « Les griefs des Laekenois. Trop de paperasserie, des déplacements inutiles », La Dernière Heure , 13 septembre 1921. (disponible via BelgicaPress )
Le curieux système de recensement de Neder-Over-Heembeek
24 Le rattachement des communes de Laeken, Haren et Neder-Over-Heembeek à la Ville de Bruxelles en 1921 entraîna la centralisation des services administratifs au cœur de la Capitale et l’uniformisation des méthodes de travail. Les « remises en ordre » qui furent entreprises à cette occasion par Bruxelles dans les différents services des anciennes communes mirent ainsi à jour quelques particularités locales en matière d’organisation, ainsi que de curieux épisodes de la vie administrative.
25 L’exemple le plus marquant est sans doute celui de Neder-Over-Heembeek [34], où il apparut rapidement que les opérations de recensement avaient été conduites « sans aucune méthode de travail ». Les agents bruxellois envoyés en juin 1921 par le service de l’État civil constatèrent en effet que les registres de population (fig. 10) n’y avaient pas été tenus correctement et que ceux-ci ne constituaient donc pas le reflet exact des changements survenus dans la commune (absence d’indications relatives aux lieux et aux dates de résidence des habitants, à l’état civil des ménages et aux cérémonies de mariage ; nombreux décès et naissances non consignés ; manque de renvois internes entre l’index et les registres, rendant impossible la tâche de retrouver une personne ou une adresse ; etc.).
26 Alors qu’une résolution du Collège échevinal réuni à Bruxelles le 12 août 1921 décida de prendre des mesures disciplinaires à l’encontre de l’ancien secrétaire communal de Neder-Over-Heembeek [35], le Directeur de la division administrative entreprit d’effectuer une vérification complète des registres de l’ancienne commune et de compléter ceux-ci au moyen des informations qu’il serait possible de recueillir auprès des habitants.
27 Entamées dès le 24 août, ces opérations de révision purent être rapidement achevées le 28 octobre de la même année grâce à l’« effort extraordinaire » fourni par l’agent bruxellois chargé de cette mission. Celui-ci entreprit de multiples démarches auprès de la population, sillonnant de long en large les routes de la division afin de rencontrer les habitants qui se trouvaient aux champs ou au travail à l’extérieur. Ses recherches lui permirent de constater que beaucoup de personnes n’avaient jamais été recensées, alors que certains bulletins de ménage [36], dressés sans le consentement des citoyens concernés, portaient de fausses signatures. Au terme de 64 jours d’un travail intense (auquel l’agent consacra ses dimanches), ce furent ainsi 1132 bulletins de ménages qui purent être établis, 417 nouveaux bulletins soumis, 704 anciens bulletins rectifiés et 18 bulletins annulés.
Figure 10. AVB, Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek , Population, recensement 1890-1899, vol. A, fol. 417.
Figure 10. AVB, Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek , Population, recensement 1890-1899, vol. A, fol. 417.
28 En mars 1922, un courrier du Directeur du service de l’État civil signalait par ailleurs la disparition des plaques de rues situées sur le territoire de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek, ainsi que la quasi-inexistence de numéros sur les façades de maisons. Selon les informations recueillies par le Chef de service de la 9e Division, ces plaques indicatives auraient été enlevées peu avant 1921 et remises à un entrepreneur-peintre en vue d’être restaurées, mais ce travail ne fut jamais exécuté.
29 Peut-être les nombreux changements de noms de rues prévus pour décembre 1922 [37] rendaient-ils ce travail de restauration inutile ? Toujours est-il que le Directeur du service de l’État civil, soucieux de mettre fin à « des erreurs continuelles » – que le désordre régnant dans les registres de population n’aidait certainement pas à atténuer – ordonna à l’Ingénieur en chef des Travaux publics de faire repeindre les plaques de rues et de remettre celles-ci aux endroits appropriés, tout en apposant des numéros de maisons sur les façades qui en étaient dépourvues [38].
La fusion des communes d’Over- et Neder-Heembeek
He(e)mbeek (lat. Haimbecha , Hembecca , Henbecca , Henbeche , etc.) – premières attestations dans les deuxième et troisième quarts du xie siècle
Over- / Hoog- / Op- / Opper- / Haut-He(e)mbeek (lat. superior ) – premières attestations au milieu du xiie siècle
Neder- /Neer-He(e)mbeek (lat. minor ou inferior ) – premières attestations au milieu du xiie siècle
31 Le toponyme « Neder-Over-Heembeek » présente la particularité d’être composé de trois noms distincts, là où la simple dénomination « Heembeek » aurait pourtant suffi. Cette spécificité s’explique par le fait que la commune est une création relativement récente, résultant de la fusion de deux entités anciennes dont le souvenir a été conservé au travers de la nouvelle appellation.
32 Les premières attestations du toponyme « Heembeek » [39] remontent au plus tôt aux deuxième et troisième quarts du xie siècle (un falsum se présentant comme un diplôme de la fin du viie siècle [40] et une charte privée datée de 1057 [41]). Les hypothèses avancées pour expliquer les origines de ce toponyme demeurent nombreuses, la plus commune renvoyant à l’idée d’un habitat (« heem ») situé à proximité d’un ruisseau (« beek »). On se gardera toutefois de retenir la thèse, maintes fois reprise, selon laquelle cette graphie témoignerait de l’existence d’une colonie d’époque mérovingienne : rarement antérieurs au xie siècle [42], les noms de lieux comportant la composante « beek » ne donnent en effet aucune indication quant à l’occupation d’un site au cours du haut Moyen Âge. À cet égard, les vestiges archéologiques décelés en 1959 sous les fondations de l’ancienne église Saint-Pierre de Neder-Heembeek constituent un indice bien plus probant, témoignant d’une phase précoce de peuplement qui peut vraisemblablement être datée des viiie-ixe siècles [43].
33 Quant à l’existence de deux paroisses distinctes, elle est attestée dès le milieu du xiie siècle (Neder-Heembeek, dédiée à Saint-Pierre et Over-Heembeek, dédiée à Saint-Nicolas) [44]. Il s’agissait là, plus que vraisemblablement, de deux noyaux d’occupation séparés, qui avaient émergé et s’étaient développés indépendamment l’un de l’autre avant d’être chacun promu au rang de siège paroissial, à une date indéterminée entre le viiie et le xie siècle (époque des mesures de normalisation religieuse). La terminologie particulière dévolue à chacune des deux paroisses renverrait, pour sa part, à la distinction qui s’était faite au plus tard dès le milieu du xiie siècle entre le noyau installé « en amont » du ruisseau (Over-Heembeek) et celui situé « en aval » (Neder-Heembeek).
34 La fusion des deux communes n’intervint que bien plus tard. Sous le régime français (1794-1815), la question du renforcement de l’administration locale mena à de nombreuses réunions de communes jugées trop petites en termes de population ou de territoire. Bien des arguments furent invoqués auprès du ministre de l’Intérieur pour rationaliser la gestion de l’espace et de ses habitants, telles l’inviabilité budgétaire de certaines entités communales, la difficulté à délimiter le cadastre ou encore l’absence de desservant religieux. Ces initiatives émanaient le plus souvent du préfet en charge du département, sinon des autorités communales elles-mêmes. Quant à l’attitude des habitants face à la fusion de leurs territoires et de leurs administrations, elle fut généralement méfiante, ceux-ci préférant s’opposer au projet, voire y adjoindre certaines conditions. Mais les craintes énoncées par les conseils municipaux au nom de leurs administrés (éloignement par rapport aux nouveaux centres administratifs et religieux, perte d’influence au regard des villages plus importants, obligation de combler les déficits budgétaires d’autres communes, etc.) furent rarement prises en compte, les préfets n’y voyant le plus souvent qu’une exacerbation du sentiment d’indépendance des petites communes [45].
35 Dans le cas plus précis d’Over- et de Neder-Heembeek, l’initiative de la fusion fut prise par les autorités locales elles-mêmes [46], en raison de l’exiguïté des deux territoires (si rapprochés qu’ils se confondaient en de nombreux endroits) et de leur situation démographique (aucune des deux communes n’étant suffisamment peuplée pour justifier l’existence d’une administration particulière). Le territoire comprenait alors 444 habitants pour 617 hectares, soit 193 individus pour Over- (278 hectares) et 251 habitants pour Neder-Heembeek (339 hectares). Ces difficultés se voyaient en outre accentuées par la « modicité, ou plutôt l’insuffisance des revenus » nécessaires au bon fonctionnement d’une commune et par « l’impossibilité de pouvoir y trouver des gens capables de remplir, par leurs connaissances, les différentes fonctions de l’administration ». Pour remédier à cette situation, les maires d’Over- et de Neder-Heembeek adressèrent une demande au sous-préfet de l’arrondissement de Bruxelles, exposant les avantages d’une fusion communale et sollicitant du préfet du Département de la Dyle qu’il convoque leurs conseils municipaux à ce sujet [47]. Ainsi invités à délibérer sur la question de leur fusion [48], les représentants des deux communes se prononcèrent à l’unanimité en faveur du projet, jugé « salutaire » afin de simplifier les rapports administratifs et de diminuer les dépenses du personnel [49]. La seule condition fut posée par la commune d’Over-Heembeek, qui consentait à la fusion « sous tous les rapports, pourvu que son église soit érigée en succursale ». En effet, bien que les services du culte fussent déjà assurés conjointement depuis un certain temps, les mandataires locaux estimaient « préjudiciable » que la réunion des deux territoires sur le plan civil entraîne la privation de leur église, alors que celle-ci était « la plus anciennes des deux ».
36 En tant qu’affaire publique, la résolution des deux conseils municipaux suivit à partir de là la procédure habituelle de prises de décision de la Cour impériale, passant successivement du sous-préfet de l’arrondissement de Bruxelles au préfet du Département de la Dyle (arrêté du 23 novembre 1812), avant d’être transmise au ministre de l’Intérieur avec prière de la soumettre à l’approbation du Gouvernement (Lettre du 25 novembre 1812), présentée à Napoléon ier (rapport du 12 décembre 1812), examinée par le Conseil d’État (séance du 22 janvier 1813) et enfin enregistrée par la Secrétairerie d’État (décret impérial du 31 janvier 1813). Ce décret, qui ne prendrait acte que le 15 mai suivant, officialisait la suppression de la commune d’Over-Heembeek et rattachait son territoire à celui de Neder-Heembeek en vue de créer une nouvelle entité municipale. Les décrets d’application édictés ultérieurement par les ministres de l’Intérieur, des Cultes et des Finances imposaient aux autorités locales de céder leurs fonctions aux nouveaux mandataires qui seraient proposés par le préfet de l’arrondissement de Bruxelles au Bureau de l’Administration générale (un maire, un adjoint, dix conseillers municipaux et répartiteurs), de dresser l’inventaire de leurs titres et de leurs registres, et enfin de transférer l’ensemble des archives d’Over-Heembeek à Neder-Heembeek. Quant aux registres de l’État civil, il fut décidé qu’ils seraient tenus conjointement pour les deux anciennes communes à partir du 1er janvier 1814 seulement, l’année 1813 ayant déjà été entamée au sein de volumes séparés [50].
37 À partir de quand cette nouvelle municipalité, qui dans les décrets de l’époque napoléonienne réunissait « la commune d’Over-Heembeek à celle de Neder-Heembeek sous le nom de cette dernière », reçut officiellement l’appellation, quelque peu alambiquée, de « Neder-Over-Heembeek » ? En dépit des recherches effectuées au sein des fonds d’archives disponibles pour cette époque, il demeure délicat de répondre à cette question. Les actes de l’État civil montrent que les mandataires locaux commencèrent dès 1814 à désigner leur municipalité sous un nom qui combinait celui des deux anciennes communes (« Over-et-Neder-Heembeek », « Neer-en-Over-Heembeek », etc.), alors que les documents produits par l’administration française s’en tenaient à l’appellation préconisée par le décret impérial de 1813 (« Neder-Heembeek »). Le régime hollandais semble quant à lui avoir gardé la dénomination française pendant un temps [51], bien qu’en 1817 (actes de l’État civil [52]) et en 1821 (procès-verbaux du Conseil communal [53]) les autorités locales paraissaient déjà avoir définitivement opté pour « Neder-Over-Heembeek » (fig. 11).
38 La réunion des deux communes ne semble toutefois pas avoir contenté l’ensemble de la population locale, puisqu’en octobre 1830 un groupe d’habitants de l’ancien Over-Heembeek adressaient encore une requête à leur conseil communal afin que les élections soient reportées tant qu’ils n’auraient pas « obtenu du Gouvernement provisoire la séparation des deux communes (…) réunies en 1811 [sic] » [54]. Mais comme pour la plupart des remaniements administratifs et territoriaux opérés sous le régime français, la décision du préfet de la Dyle avait été définitive et la commune de Neder-Over-Heembeek resta une entité à part entière jusqu’à son rattachement à la Ville de Bruxelles en 1921.
Figure 11. AVB, Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek , État civil, registre des naissances, 1820 (page de garde).
Figure 11. AVB, Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek , État civil, registre des naissances, 1820 (page de garde).
CHRONOLOGIE INDICATIVE
| Avant 1798 | Ancien Régime |
| xie siècle (c. 1025-1057) | premières attestations du toponyme « He(e)mbeek » |
| xiie siècle (c. 1150) | premières attestations des toponymes « Over- » et « Neder-He(e)mbeek » |
| 1794-1815 | Régime français (« Département de la Dyle ») |
| 1812 (9 août) | demande des maires d’Over- et de Neder-Heembeek au sous-préfet de l’arrondissement de Bruxelles, en vue d’obtenir la réunion de leurs communes ; la requête, parvenue jusqu’au Conseil d’État, sera validée par décret impérial (31 janvier 1813) |
| 1813 (15 mai) | suppression officielle de la commune d’Over-Heembeek et rattachement de son territoire à celui de Neder-Heembeek, en vue de créer une nouvelle entité municipale qui prendra le seul nom de « Neder-Heembeek » |
| 1814 (1er janvier) | ouverture de nouveaux registres d’État civil pour la nouvelle municipalité ; dès cette époque, les mandataires locaux désignent celle-ci par un nom qui combine celui des deux anciennes communes (« Over-et-Neder-Heembeek », « Neer-en-Over-Heembeek », etc.), alors que les documents produits par l’administration française s’en tiennent à l’appellation préconisée par le décret impérial de 1813 (« Neder-Heembeek ») |
| 1815-1830 | Régime hollandais (« Province du Brabant méridional ») |
| dès 1817 | adoption définitive du nom « Neder-Over-Heembeek » par les mandataires locaux, bien que l’administration hollandaise utilisât encore l’ancienne appellation française (« Neder-Heembeek ») |
| 1830- | Régime belge |
| 1830 (22 octobre) | demande adressée par un groupe d’habitants de l’ancien Over-Heembeek à leur conseil communal, en vue d’obtenir du Gouvernement provisoire la séparation des deux communes ; leur requête n’aboutira pas |
| 1921 (30 mars) | suppression officielle de la commune de Neder-Over-Heembeek et rattachement de son territoire à celui de la Ville de Bruxelles (avec Haren et Laeken) |
CHRONOLOGIE INDICATIVE
Les mandataires communaux de Haren, 1830-1921
39 La liste des mandataires de Haren présentée ci-dessous a été établie à partir des informations fournies par les Almanachs royaux, ainsi que par les archives de l’administration communale, tels les procès-verbaux du Conseil et les registres de comptabilité de Haren. Les données d’ordre biographique ont quant à elles été récoltées au sein des registres paroissiaux, des registres de l’état civil et des recensements de la population [55]. (fig. 10)
| Bourgmestres | |
|
Pierre Joseph Roelants
cultivateur ° Machelen 10.05.1762 † Haren 22.11.1838 |
1808-1815 (« Maire, officier de l’État civil de la République française ») 1815-1825 (« Maire ») 1825-1838 (« Bourgmestre ») |
|
Jean-Baptiste Vander Elst
boulanger ° Haren 18.02.1788 † Haren 14.11.1870 |
nov. 1838 – mars 1839 (« échevin ff ») mars 1839 – nov. 1870 (« Bourgmestre ») |
|
Ferdinand Van Pevenage
cultivateur ° Haren 06.02.1822 † Haren 29.05.1873 |
nov. 1870 – février 1871 (« échevin ff ») mars 1871 – mai 1873 (« Bourgmestre ») |
|
Auguste Alexandre Jacobs
cabaretier/aubergiste ° Vilvorde 13.03.1830 † Haren 15.03.1878 | oct. 1873 – mars 1878 (« Bourgmestre ») |
|
Pierre Jean Vander Elst
cultivateur ° Haren 12.07.1828 † Haren 02.12.1898 |
mai – octobre 1873 (« échevin ff ») mars – sept. 1878 (« échevin ff ») sept. 1878 – déc. 1898 (« Bourgmestre ») |
|
Guillaume Van Beneden
(voir la section « échevins ») | déc. 1898 – déc. 1899 (« échevin ff ») |
|
Jean-Baptiste Van Holsbeeck
cultivateur ° Evere 28.04.1865 † Haren 13.04.1927 | fév. 1900 – fév. 1904 (« Bourgmestre ») |
|
Louis Marie Arthur Maes
docteur en médecine ° Haren 29.07.1874 † Haren 22.09.1928 | mars 1904 – mars 1921 (« Bourgmestre ») |
| Échevins | |
|
Michaël Pierre Stroobant
cultivateur ° Haren 26.06.1779 † Haren 08.10.1849 | 1830-1839 et 1846-1849 |
|
Jean-Baptiste Vander Elst
(voir la section « bourgmestres ») | 1830-1838 et 1871-1872 |
|
Jean-Baptiste Pauwels
cultivateur ° Haren 25.03.1790 † Haren 12.10.1868 | 1839-1871 |
|
Adrian Van Rompaey
conseiller ° Bonheiden 27.01.1779 † Haren 29.03.1845 | 1840-1845 |
|
Ferdinand Van Pevenage
(voir la section « bourgmestres ») | 1850-1870 |
|
Pierre Jean Vander Elst
(voir la section « bourgmestres ») | 1870-1878 |
|
Guillaume Janssens
cultivateur ° Haren 26.11.1812 † Haren 29.06.1895 | 1873-1895 |
|
Pierre Joseph Van Pevenage
cultivateur ° Haren 23.01.1824 † Haren 08.05.1882 | 1880-1882 |
|
Henri Vander Elst
boulanger ° Haren 08.02.1824 † Haren 13.10.1887 | 1872 et 1884-1887 |
|
Jean-Baptiste Désiré Vander Elst
domestique/boulanger/propriétaire et agent d’assurance ° Bruxelles 13.03.1852 † Haren 04.02.1903 | 1889-1890 |
|
Guillaume Van Beneden
cabaretier/boulanger/liquoriste ° Haren 15.10.1838 † Haren 03.02.1905 | 1891-1900 |
|
Philippe Vermeiren
ouvrier/cultivateur/cabaretier ° Haren 10.01.1832 † Haren 03.04.1915 | 1896-1914 |
|
Pierre Nobels
maître-maçon/cabaretier/entrepreneur ° Dieghem 22.05.1850 † Dieghem 27.03.1939 | 1901-1921 |
|
Guillaume Auguste Daveraet
menuisier/propriétaire/cultivateur ° Dieghem 04.03.1846 † Dieghem 12.03.1926 | 1914-1916 |
|
Antoine Charles Davidts
maître-cordonnier/cultivateur ° Dieghem 23.03.1857 † Haren 17.08.1934 | 1917-1921 |
| Secrétaires | |
| Joseph François Gotemans | 1830-1871 |
| J. C. Schuermans | 1872-1883 |
| François Pulmans | 1884-1919 |
| Louis Deschouwer | 1920-1921 |
| Receveurs | |
| P. Defrêne | 1830 |
| L. Kersselaerd | 1831 |
| Jean-Baptiste Van Pevenage | 1832-1833 |
| Joseph François Gotemans (provisoire) | 1834-1836 |
| Jean-Baptiste Vander Elst | 1837-1839 |
| Egide Meylemans | 1840-1842 |
| P. J. Pissoort | 1843-1859 et 1888-1902 |
| P. Devroover | 1860-1871 |
| C. Van Calster | 1872-1887 |
| F. Verbeet | 1903-1921 |
Sources
40 Anvers , Archives de l’état (ae) :
41 Registres paroissiaux de Bonheiden (année 1779)
42 Bruxelles , Archives de l’état (ae) à Forest :
43 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Bruxelles (année 1852) et à Evere (année 1865)
44 Bruxelles , Archives de la Ville de Bruxelles (avb) :
45 Almanachs royaux (années 1840-1914 et 1920-1921)
46 Registres paroissiaux de Haren, registres 497-500 (années 1762-1790)
47 Fonds de l’ancienne commune de Haren :
48 Registre 7 (Comptes, années 1830-1840 et 1915-1919)
49 Registres 31-32 et 36 (Séances du Conseil communal, années 1830-1839 et 1915-1919)
50 Registres des recensements de la population (années 1847-1921)
51 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil (années 1821-1934)
52 Louvain, Archives de l’état (ae) :
53 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Dieghem (années 1846, 1850 et 1857), à Machelen (année 1762) et à Vilvorde (année 1830)
54 Machelen, Maison communale , Affaires civiles :
55 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Dieghem (années 1926 et 1939)
56 Bruxelles , Archives de l’état (ae) à Forest :
57 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Bruxelles (années 1793, 1841 et 1873), à Laeken (année 1831) et à Saint-Josse-ten-Noode (année 1854)
58 Bruxelles , Archives de la Ville de Bruxelles (avb) :
59 Almanachs royaux (années 1840-1921)
60 Registres paroissiaux de Neder-Over-Heembeek, registres 508-511 (années 1762-1811)
61 Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek :
62 Registres 7-8 (Comptes et Budgets, années 1837-1910)
63 Registres 24-32 (Séances du Conseil communal, années 1821-1921)
64 Boîtes 4 et 6 (Pièces justificatives des comptes, années 1906 et 1921)
65 Boîte 12 (Composition du Conseil communal, années 1900-1920)
66 Registres des recensements de la population (années 1827-1921)
67 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil (années 1792-1921)
68 Gand, Archives de l’état (ae) :
69 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Overboelare (année 1868)
70 Louvain, Archives de l’état (ae) :
71 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Dieghem (année 1833), à Eppegem (année 1820) et à Vilvorde (années 1814 et 1831)
72 Registres paroissiaux de Huizingen (années 1787 et 1792) et de Vilvorde (année 1767)
Les mandataires communaux de Neder-Over-Heembeek, 1830-1921
73 La liste des mandataires de Neder-Over-Heembeek présentée ci-dessous a été établie à partir des informations fournies par les Almanachs royaux, ainsi que par les archives de l’administration communale, tels les procès-verbaux du Conseil et les registres de comptabilité de Neder-Over-Heembeek. Les données d’ordre biographique ont quant à elles été récoltées au sein des registres paroissiaux, des registres de l’état civil et des recensements de la population. (fig. 11)
| Bourgmestres | |
|
Jean-Baptiste Meeûs
propriétaire ° Bruxelles 13.02.1779 † Bruxelles 06.12.1856 | 1814 – oct. 1817 (« maire ») |
|
Josse Brion
cultivateur ° NOH 24.11.1766 † NOH 13.03.1826 | oct. 1818 – mars 1826 (« maire ») |
|
Sebastiaan Joseph Van Beneden
(voir la section « échevins ») | mars 1826 – juin 1826 (« échevin ff ») |
|
Pierre Joseph Meeûs
industriel ° Bruxelles 29.07.1793 † Bruxelles 09.05.1873 | juin 1826 – oct. 1830 (« bourgmestre ») |
|
Henri François Cammaert
négociant/cabaretier ° Huizingen 11.02.1787 † NOH 10.10.1866 | oct. 1830 – oct. 1848 (« bourgmestre ») |
|
Pierre Joseph Vanderhaegen
cultivateur ° NOH 19.08.1811 † NOH 15.04.1875 | oct. 1848 – avril 1868 (« bourgmestre ») |
|
Jean-François De Cottignies
cultivateur/cabaretier ° NOH 17.03.1804 (26 ventôse an 12) † NOH 03.06.1877 | oct. 1868 – sept. 1872 (« bourgmestre ») |
|
Charles Peeters
maître-maçon/entrepreneur ° NOH 07.07.1826 † NOH 27.06.1882 |
avril 1868 – oct. 1868 (« échevin ff ») sept. 1872 – juin 1882 (« bourgmestre ») |
|
François Polspoel
(voir section « échevins ») | juin 1882 – déc. 1883 (« échevin ff ») |
|
Charles Jean Cammaert
négociant/cultivateur ° NOH 26.06.1826 † NOH 20.11.1888 | déc. 1883 – oct. 1888 (« bourgmestre ») |
|
Philippe Vander Elst
cabaretier/propriétaire ° Laeken 08.04.1831 † NOH 07.11.1903 |
oct. 1888 – janv. 1889 (« échevin ff ») janv. 1889 – nov. 1903 (« bourgmestre ») |
|
Georges Jean Joseph De Ro
avocat ° Saint-Josse 19.02.1854 † NOH 15.07.1921 | nov. 1903 – oct. 1907 (« bourgmestre ») |
|
Jean-Baptiste Story
(voir section « échevins ») | oct. 1907 – déc. 1909 (« échevin ff ») |
|
Victor Chrétien Joseph Brion
horticulteur/fleuriste ° NOH, 25.04.1865 † NOH 01.02.1943 | déc. 1909 – mai 1921 (« bourgmestre ») |
| Échevins | |
|
Sebastiaan Joseph Van Beneden
cultivateur ° NOH 12.09.1762 † ? | ? (terminus post quem : avril 1821) – 1828 |
|
Jean François Beullens
cultivateur ° Vilvorde 23.11.1767 † Bruxelles 01.10.1841 | ? (terminus post quem : avril 1821) – 1825 |
|
Jean-Baptiste Dekempeneer
cultivateur ° NOH 18.03.1799 † NOH 15.08.1849 | 1825-1830 |
|
Joseph Josse Van Laethem
cultivateur ° NOH 11.01.1781 † NOH 30.01.1849 | 1828-1830 |
|
Pierre Joseph Vanderhaegen
(voir section « bourgmestres ») | 1830-1831 |
|
François De Greve
cultivateur ° Huizingen 11.03.1792 † NOH 17.03.1842 | 1830-1839 |
|
Jean-François De Cottignies
(voir section « bourgmestres ») | 1831-1839 et 1841-1848 |
|
Antoine Servas
cultivateur/aubergiste ° NOH 27.01.1780 † NOH 08.06.1855 | 1840-1848 |
|
François Brion
cultivateur ° NOH 17.08.1811 † NOH 22.01.1879 | 1848 |
|
Henri Van Laethem
cultivateur ° NOH 02.12.1793 † NOH 06.03.1858 | 1848-1857 |
|
Pierre Vanden Borren
cultivateur ° NOH 17.07.1797 (29 messidor an 5) † NOH 18.05.1867 | 1848-1854 |
|
Jean-Baptiste Nees
cultivateur ° Eppegem 25.04.1820 † NOH 05.12.1871 | 1855-1860 |
|
François Rampelberg
cultivateur/cabaretier ° NOH 24.05.1816 † NOH 20.11.1886 | 1858-1863 |
|
Philippe Vander Elst
(voir section « bourgmestres ») | 1861-1866 |
|
Jean-François De Cottignies
(voir section « bourgmestres ») | 1842-1846 et 1864-1868 |
|
Charles Peeters
(voir section « bourgmestres ») | 1867-1872 |
|
Jean-Baptiste Wyns
cultivateur ° Vilvorde 03.03.1831 † ? | 1869-1870 |
|
Charles Jean Cammaert
(voir section « bourgmestres ») | 1871-1882 |
|
François Polspoel
boutiquier/cultivateur/épicier ° NOH 18.04.1827 † NOH 17.01.1890 | 1872-1886 |
|
Pierre Trullemans
maréchal/cultivateur ° Vilvorde 20.05.1814 † NOH 26.01.1889 | 1883-1888 |
|
Charles Brion
cabaretier/entrepreneur/rentier ° NOH 23.08.1839 † NOH 29.10.1901 | 1887-1888 et 1891-1895 |
|
Jacques Stryfhals
boucher ° NOH 07.08.1822 † NOH 23.10.1901 | 1889-1900 |
|
(Jean) François Humbeek
cultivateur ° NOH 02.08.1836 † NOH 09.07.1905 | 1889-1891 |
|
Jean-François Verbesselt
maréchal-ferrant ° NOH 08.11.1830 † NOH 06.02.1899 | 1896-1899 |
|
Jean-Baptiste Story
jardinier/fleuriste/horticulteur ° NOH 17.01.1857 † NOH 27.11.1944 | 1899-1911 |
|
Joseph Jacobs
menuisier ° NOH 07.04.1878 † NOH 30.04.1975 | 1901-1903 |
|
François Peeters
entrepreneur maçon/rentier ° Dieghem 26.07.1833 † NOH 01.07.1921 | 1903-1907 |
|
Corneille Kiekens
ouvrier menuisier/entrepreneur/négociant en bois ° NOH 07.01.1864 † NOH 15.06.1940 | 1907-1920 |
|
Jean-Baptiste Coomans
menuisier ° NOH 30.08.1855 † NOH 23.12.1942 | janv. – avril 1912 |
|
François-Rémi Merckaert
employé de commerce/caissier comptable ° Overboelare 29.01.1868 † ? | 1912-1921 |
|
Jan Willems
ébéniste/menuisier ° NOH 02.06.1884 † ? | 1920-1921 |
| Secrétaires | |
| Winand Van Hamme | ? (terminus post quem : avril 1821) – oct. 1829 |
| Joseph François Gotemans (secrétaire de Haren, fonction provisoire) | oct. 1829 – oct. 1830 |
| Jean-Baptiste Claes | oct. 1830 – 1849 |
| J. Goossens | 1850-1897 |
| Guillaume Peeters | 1898-1917 |
| Chrétien Peeters | 1917-1921 |
| Receveurs | |
| Adolphe Eyckolt | ? (terminus post quem : avril 1821) – 1830 |
| C. H. Leroy | 1841-1859 |
| Jean-François Peeters | 1860-1877 |
| Josse De Jonghe | 1878-1920 |
| Charles Polspoel | 1921 |
| Paul De Clercq | fév. – mars 1921 |
Sources
74 Bruxelles , Archives de l’état (ae) à Forest :
75 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Bruxelles (années 1793, 1841 et 1873), à Laeken (année 1831) et à Saint-Josse-ten-Noode (année 1854)
76 Bruxelles , Archives de la Ville de Bruxelles (avb) :
77 Almanachs royaux (années 1840-1921)
78 Registres paroissiaux de Neder-Over-Heembeek, registres 508-511 (années 1762-1811)
79 Fonds de l’ancienne commune de Neder-Over-Heembeek :
80 Registres 7-8 (Comptes et Budgets, années 1837-1910)
81 Registres 24-32 (Séances du Conseil communal, années 1821-1921)
82 Boîtes 4 et 6 (Pièces justificatives des comptes, années 1906 et 1921)
83 Boîte 12 (Composition du Conseil communal, années 1900-1920)
84 Registres des recensements de la population (années 1827-1921)
85 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil (années 1792-1921)
86 Gand, Archives de l’état (ae) :
87 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Overboelare (année 1868)
88 Louvain, Archives de l’état (ae) :
89 Registres des actes de naissances, mariages et décès de l’État civil à Dieghem (année 1833), à Eppegem (année 1820) et à Vilvorde (années 1814 et 1831)
90 Registres paroissiaux de Huizingen (années 1787 et 1792) et de Vilvorde (année 1767)