Article de revue

À propos de la librairie de la chambre du roi : manuscrits de la bibliothèque personnelle de François Ier hérités des comtes d’Angoulême (1445-1496)

Pages 11 à 52

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  • Laffitte, M.-P.
(2018). À propos de la librairie de la chambre du roi : manuscrits de la bibliothèque personnelle de François Ier hérités des comtes d’Angoulême (1445-1496) Bulletin du bibliophile, 11-52. https://doi.org/10.3917/bubib.367.0023.

  • Laffitte, Marie-Pierre.
« À propos de la librairie de la chambre du roi : manuscrits de la bibliothèque personnelle de François Ier hérités des comtes d’Angoulême (1445-1496) ». Bulletin du bibliophile, 2018/1, 2018. p.11-52. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-bulletin-du-bibliophile-2018-1-page-11?lang=fr.

  • LAFFITTE, Marie-Pierre,
2018. À propos de la librairie de la chambre du roi : manuscrits de la bibliothèque personnelle de François Ier hérités des comtes d’Angoulême (1445-1496) Bulletin du bibliophile, 2018/1, p.11-52. DOI : 10.3917/bubib.367.0023. URL : https://shs.cairn.info/revue-bulletin-du-bibliophile-2018-1-page-11?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/bubib.367.0023


Notes

  • [1]
    U. Baurmeister, « À propos de la librairie de la chambre du roi : livres imprimés de la bibliothèque personnelle de François Ier », Bulletin du bibliophile, 2014, 2, p. 225-281 ; U. Baurmeister et M.-P. Laffitte, Des livres et des rois, la bibliothèque royale de Blois, Paris, 1992 et « De l’unité au partage, manuscrits et imprimés de la Bibliothèque du roi de 1518 à 1645 (inventaires, catalogues, cotes) », Mélanges autour de l’histoire des livres imprimés et périodiques, Paris, BnF, 1998, p. 37-63.
  • [2]
    H. Omont, Anciens inventaires et catalogues de la Bibliothèque nationale, Paris, 1908-1921, I, p. 155-264 ; M.-P. Laffitte et F. Le Bars, Reliures royales de la Renaissance. La Librairie de Fontainebleau 1544-1570, Paris, BnF, 1999, p. 19-20 et passim.
  • [3]
    U. Baurmeister, art. cité, p. 225-231 ; M.-P. Laffitte, « Une collection parallèle à la Librairie royale », Trésors royaux. La bibliothèque de François Ier, catalogue de l’exposition au château royal de Blois, 4 juillet-18 octobre 2015, sous la direction de M. Hermant, Rennes, 2015, p. 153-157.
  • [4]
    La collection du baron de Joursanvault contenait de nombreuses pièces concernant la famille d’Orléans. Certaines ont disparu en 1871 dans l’incendie des Tuileries ; [J. de Gaulle, ] Catalogue analytique des archives de M. le baron de Joursanvault, Paris, 1838, 2 vol. ; L. Paris, Les Manuscrits de la Bibliothèque du Louvre brûlés dans la nuit du 23 au 24 mai 1871…, Paris, 1872, p. IX et p. 71-88 ; d’autres sont aujourd’hui conservées à la BnF ou à la British Library.
  • [5]
    M. Hermant et M.-P. Laffitte, « L’héritage Angoulême », op. cit., p. 35-58 et no 1-11 ; il n’y a pas trace de livres au château d’Angoulême, pourtant rénové et agrandi par Jean à partir de 1453.
  • [6]
    Le sigle CO différencie les manuscrits des imprimés répertoriés par Ursula Baurmeister sous les lettres CA. Dans le texte de l’article, les volumes identifiés sont signalés par leur cote et leur numéro de notice (CA ou CO), les autres par leur numéro d’inventaire (1467 no ; 1496 no). Les titres relevés dans les inventaires ne sont repris à la lettre que pour les textes non reconnus. Les noms des auteurs sont harmonisés en français. Dans les notices descriptives des manuscrits seuls les éléments touchant à leur histoire sont signalés ; les chiffres suivis de no… renvoient aux éditions des inventaires, les cotes inscrites dans les volumes sont indiquées par un chiffre seul. Les mentions de reliures sont signalées entre parenthèses ; pour des descriptions plus détaillées et la bibliographie, voir le catalogue en ligne BnF Archives et manuscrits.
  • [7]
    Le ms. BnF Latin 3276 (Pavie) porte lui aussi la cote 43, les mss. BnF Français 226 et 620 (provenant sans doute des Bourbons), la cote 166, les mss BnF Français 224, 252, 599 (aux armes de Louise de Savoie) et Français 451, la cote 167.
  • [8]
    BnF Pièces originales 2160 f. 674 : A Jehan Berton demeurant ou dit lieu Congnac la somme de VI livres XVII sous VI deniers pour la fasson d’unes grand aulmoires à quatre huissetz pour mettre les livres et robbes de mondit seigneur… Audit Guillaume Moreau [serrurier demeurant à Cognac] la somme de LX sous t. pour quatre ferrures garnies de clefz et de courteilz et aussi de paumelles emploiées à ferrer lesdites aulmoires… ; G. Dupont-Ferrier, « La captivité de Jean d’Orléans comte d’Angoulême (1412-1445) », Revue historique, LXIII, 1897, p. 40.
  • [9]
    Arch. Nat. P 1403I pièce XXXIX f. 3-6v : C’est l’inventoire de ce que Denis avoit en garde estans ou galetas de chastel de Coungnac baillez en garde à Jehan Adam varlet de chambre et peletier de monseigneur le conte d’Angolesme par moy Guillaume Gueret maistre d’ostel dicellui seigneur et par son ordonnance le XXe jour de novembre l’an mil CCCC LXIII… Item plus ou retraict de monseigneur une chambre de serge rouge contenant ciel, dossiel et couverture et une couverture pour la couchecte avec quatre pieces de muraille… Item plus six fins tappiz velours et ung petit à mectre sur la table ou monseigneur escript…
  • [10]
    G. Ouy, La Librairie des frères captifs. Les manuscrits de Charles d’Orléans et Jean d’Angoulême, Turnhout, 2007, p. 35.
  • [11]
    A. de Boislile, « Inventaire des bijoux, vêtements et objets précieux appartenant à la comtesse de Montpensier, 1474 », Annuaire Bulletin de la Société de l’Histoire de France, XVII (1880), p. 269-309 ; C. Beaune et E. Lequain, « Femmes et histoire en France au xve siècle : Gabrielle de la Tour et ses contemporaines », Médiévales, 38, 2000, p. 111-136.
  • [12]
    L’inventaire de 1467 ne donne pas de nom pour l’inventaire de la librairie.
  • [13]
    J. Guiffrey, Inventaires de Jean de Berry, I-II, Paris, 1894-1896 ; L. Delisle, Recherches sur la Librairie de Charles V, I-II, Paris, 1907.
  • [14]
    D’après l’incipit et l’explicit indiqués dans l’inventaire, il s’agit d’une des dix éditions xylographiques de la Biblia pauperum de 40 ff. en latin diffusée dans les années 1460-1470 dans les anciens Pays-Bas et la région du Rhin inférieur ; W. L. Schreiber, Manuel de l’amateur de la gravure sur bois et sur métal au xve siècle, IV, Catalogue des livres xylographiques et xylo-chirographiques, Leipzig, 1902, p. 2-9 ; Xylographa Bavarica. Blockbücher in bayerischen Sammlungen (Xylo-Bav), éd. B. Wagner, Wiesbaden, 2016 (Bayerische Staatsbibliothek, Schriftenreihe Band 6), p. 143-167. Merci à Ursula Baurmeister à qui je dois ces informations.
  • [15]
    Dupont-Ferrier, art. cité, p. 39-54 ; E. Pellegrin, La Bibliothèque des Visconti et des Sforza, ducs de Milan au xve s., Paris, 1955, passim (Publications de l’Institut de recherche et d’histoire des textes, V) ; G. Ouy, La Librairie des frères captifs. Les manuscrits de Charles d’Orléans et Jean d’Angoulême, op. cit., passim.
  • [16]
    E. Jarry, La Vie politique de Louis de France, duc d’Orléans, Paris-Orléans, 1889, p. 180, n. 3 ; les trois inventaires signalés par le secrétaire de Charles d’Orléans Pierre Sauvage en 1444 dans l’Inventaire des lettres qui sont ou coffre de maistre Pierre Sauvage estant en la Chambre des Comptes (Arch. Nat. K. 535 no 27 f. 25v) sont ceux de Charles et non de Louis ; P. Champion, Un inventaire des papiers de Charles d’Orléans (1444), Paris, 1912, p. 59.
  • [17]
    M. Gaude-Ferragu, « Le corps du prince. Le testament de Louis d’Orléans (1403), miroir de sa spiritualité », Il cadavere. The corpse, Actes du colloque international tenu à Lyon en novembre 1996, Micrologus, Natura, Scienze e Società Medievali, Brepols, VII, 1999, p. 319-344.
  • [18]
    Vers 1442, no 19 (BnF Français 811), 28, 45, 133, 145 (BnF Français 1435), 173, 174, 188.
  • [19]
    Unes petites heures d’or… Item unes heures de nostre dame qui ont les ays d’or… Item ung livre d’or à tout la chemise d’or… (Arch. Nat. K 500 no 6, f. 8).
  • [20]
    BnF Pièces originales 1077. Maître ès arts et bachelier en théologie, Nicolas Garbet est en 1404 secrétaire de Louis d’Orléans et maître d’école de ses enfants, en 1408 confesseur du jeune Charles ; C. Samaran et M. Marichal, Catalogue des manuscrits en écriture latine…, Paris, II, 1962, p. 498, 504, 523, III, 1974, p. 632, VI, 1968, p. 454.
  • [21]
    BnF Latin 9684 (ex-libris Constat domino meo comiti de Angolesme, Karolo duci Aurelianensi spectat codex iste, De camera compotorum Blesensi et cote de la librairie royale de Blois ; 1518 no 1561-1563, 1544 no 575-577, fin xvie s. no 1197, 1199 ou 1200) ; Des Livres et des rois, op. cit., no 2. BnF Latin 5747 (ex-libris De camera compotorum Blesensi et cote de la librairie royale de Blois ; 1518 no 842, 1544 no 530, fin xvie s. no 1198) ; d’après Jean Boivin, Mémoires pour l’histoire de la Bibliothèque du Roy, ms. autographe, BnF NAF 1328, f. 71-72, il porte au début du xviiie siècle la mention disparue Constat iste liber domino meo comiti de Angoleisme.
  • [22]
    Carpentras, B. M. ms. 298 (1417 no 50, 1427 no 46, 1436 no 46, vers 1442 no 30). BnF Latin 7917 (1417 no 28, 1427 no 27, 1436 no 34, vers 1442 no 21, 1518 no 741 ou 742, 1544 no 735).
  • [23]
    Payé pour ce travail en 1408 par Valentine Visconti (BnF Français 6211, f. 131) et en 1413 par Charles d’Orléans (Joursanvault no 832, 7 novembre 1413 ; Paris, op. cit., p. 75), Oudart du Fouilloy était aussi le secrétaire du duc d’Orléans et participa à la rédaction de l’inventaire de Blois en 1417 ; G. Dupont-Ferrier, art. cité, p. 52-53.
  • [24]
    Joursanvault no 844 (A. Le Roux de Lincy, Catalogue de la bibliothèque des ducs de Bourbon en 1507 et 1523, Paris, 1850, p. 44).
  • [25]
    Joursanvault no 841 (ibid., p. 39).
  • [26]
    Jean de Lancastre, duc de Bedford et régent de France (1389-1435), avait acquis une partie des manuscrits de la librairie du Louvre, qui furent emportés en Angleterre après sa mort.
  • [27]
    F. Avril et P. Stirnemann, Manuscrits enluminés d’origine insulaire viie-xxe s., Paris, 1987, no 162, 197, 213, 214, 224, 225, 226, 227, 228, volumes de Charles d’Orléans ou de Jean d’Angoulême.
  • [28]
    M. Clermont-Ferrand, Jean d’Angoulême’s copy of the Canterbury Tales…, Lewiston, 2008, p. XXVIII-XXXV.
  • [29]
    Un autre exemplaire figurait à Blois (1417 no 16, 1427 no 17, 1436 no 12, vers 1442 no 167).
  • [30]
    Joursanvault no 831 ; Paris, op. cit., p. 72-73 ; de Gaulle, Joursanvault, I, p. 141-142 ; A. Le Roux de Lincy, op. cit., p. 31.
  • [31]
    L’ordinaire de la Sainte Chapelle BnF Latin 1435 acheté dans le même lot par Louis Ier resta entre les mains de Charles qui l’emporta vraisemblablement en Angleterre (1393 no 12, 1396 no 4, 1440 no 61, vers 1442 no 145, 1518 no 525, 1544 no 116, fin xvie s. no 171).
  • [32]
    1417 no 55, 1427 no 51, 1436 no 51, vers 1442 no 191.
  • [33]
    Seul le 2e volume est décrit à partir de 1417 ; passé à Cognac avant 1467, il ne figure pas dans l’inventaire après décès de Marie de Clèves, contrairement à ce que croit P. Corti, « Mécénat et culture dévote chez Marie de Clèves duchesse d’Orléans (1426-1487) », Les Femmes, la culture et les arts en Europe entre Moyen Âge et Renaissance, dir. C. Brown et A.-M. Legaré, Turnhout, 2016, p. 22-23, n. 68.
  • [34]
    L. Delisle, op. cit., I, p. 275-276 et 412 (sous la cote erronée nal 737) et II, p. 242, signale à partir d’une source non identifiée fournie par Seymour de Ricci que le ms. BnF NAL 727 faisait partie du Regius 10262 ; H. Omont, « Catalogue des manuscrits Ashnurnham-Barrois récemment acquis par la Bibliothèque nationale », Bibliothèque de l’École des chartes, LXII (1901), p. 555-610 avec éd. des rondeaux ajoutés par Jean d’Angoulême, p. 562-566 ; V. Guéant, « Marguerite de Rohan à la cour d’Angoulême, culture littéraire et arts du livre », Les Femmes, la culture et les arts en Europe entre Moyen Âge et Renaissance, op. cit., p. 36-37.
  • [35]
    Ce copiste a aussi signé un commentaire sur les Sentences, ms. Vatican Lat. 986 ; Colophons de manuscrits occidentaux des origines au xvie s., Fribourg, II, 1967, p. 332 no 6232.
  • [36]
    Voir note 97.
  • [37]
    E. Pellegrin, op. cit., A 831.
  • [38]
    Valet de chambre de Charles d’Orléans ; BnF Pièces originales 2475, dossier Richart ; P. Champion, op. cit., p. LXVIII.
  • [39]
    H. Boese, Die lateinischen Handschriften der Sammlung Hamilton zu Berlin, Wiesbaden, 1966, p. 316-317.
  • [40]
    BnF Latin 2532 (armes de Charles d’Orléans, De camera compotorum Blesensi, 1518 no 544, 1544 no 152, fin xvie s. no 176/1) ; Samaran et Marichal, op. cit., II, 1962, p. 482, 485, 486, 507, 508, III, 1974, p. 617.
  • [41]
    P. Masson, Vita inclyti principis D. Joannis Engolismae…, Paris, 1588, p. 7 ; J. Du Port, Vie de tres illustre et vertueux prince Jean…, Angoulême, 1589, p. 59.
  • [42]
    Fragments venant des fonds les plus anciens de la Bibliothèque du roi : f. 1-47, 49-90, 106-129, 130-136 : Médicis (D. Muratore, La biblioteca del cardinal Niccolò Ridolfi, Alessandria, 2009, I, p. 805) ; f. 137-188 : Blois (Naples).
  • [43]
    D’après le ms. BnF Latin 7416, f. 66v, ce texte est une commande de Jean d’Angoulême ; J.-P. Boudet et E. Poulle, « Les jugements astrologiques sur la naissance de Charles VII », Saint-Denis et la royauté. Études offertes à Bernard Guenée, dir. F. Autrand, Cl. Gauvard et J.-B. Moeglin, Paris, 1999, p. 170.
  • [44]
    L. de Laborde, op. cit., no 7421.
  • [45]
    M.-P. Laffitte, « Une acquisition de la Bibliothèque du roi au XVIIe siècle : les manuscrits de la famille Hurault », Bulletin du bibliophile, 2008, 2, p. 91.
  • [46]
    V. Guéant, art. cité, p. 33-54.
  • [47]
    Chapelain et aumônier du comte d’Angoulême ; BnF Pièces originales 2160 f. 714.
  • [48]
    Receveur des finances de Valentine Visconti en 1397 ; E. Gonzalez, Un prince en son hôtel. Les serviteurs du duc d’Orléans au xve siècle, Paris, 2004, p. 83-84.
  • [49]
    BnF Pièces originales 1076, f. 58-59.
  • [50]
    Information effacée au xviie siècle chez les comtes de Béthune, dont les livres sont nettoyés de leurs marques d’appartenance anciennes.
  • [51]
    E. Wickersheimer, Dictionnaire biographique des médecins en France au Moyen Âge, 2e éd., Genève-Paris, 1979, II, p. 491-492 et suppl., p. 185.
  • [52]
    Jean d’Angoulême lui paie sa rançon en 1445 ; E. Charavay, Jean d’Orléans comte d’Angoulême, Paris, 1876, p. 14-22.
  • [53]
    Différente de celle de Marguerite de Rohan (CO 21).
  • [54]
    Deux numéros de l’inventaire correspondent au même manuscrit.
  • [55]
    Ce copiste signe en 1309 le traité de Pierre de Blois Contra versucias Judæorum, Charleville, B. M. ms. 122, f. 1-12 ; Samaran et Marichal, op. cit., II, p. 445.
  • [56]
    Fait chevalier du camail et du porc-épic par le duc d’Orléans le 9 juin 1442, Jean Guy (Jehan Guys) est le 13 septembre 1473 conseiller et chambellan du comte d’Angoulême.
  • [57]
    Maître d’hôtel de Charles d’Angoulême en 1484 ; voir aussi note 64.
  • [58]
    Une suivante de Jeanne ou de Marguerite de Rohan ?
  • [59]
    La Remontrance au roi sur la réformation du royaume (vers 1449) de Jean Juvénal des Ursins ; voir note 93.
  • [60]
    Sans doute Hélie Du Tillet, maire d’Angoulême en 1502, président de la Chambre des comptes d’Angoulême et père de l’auteur du Recueil des rois de France Jean Du Tillet.
  • [61]
    L’édition de Bentley comporte des lacunes dues à l’état du document. Merci à Maxence Hermant qui a consulté ce manuscrit à Londres pour moi. Sur la collection Joursanvault, voir note 4.
  • [62]
    U. Baurmeister, art. cité, p. 231-236.
  • [63]
    1507 : BnF Français 20598, f. 350-361 (A. Le Roux de Lincy, op. cit., p. 70-88 ; A.-M. Chazaud, Les Enseignements d’Anne de France, Moulins, 1878, p. 213-230). 1523 : BnF, Dupuy 488, f. 210-221v (A. Le Roux de Lincy, op. cit., p. 31-69, Chazaud, op. cit., p. 231-258).
  • [64]
    Voir note 87.
  • [65]
    Issus d’une famille saintongeaise prétendant descendre des Lusignan dont plusieurs membres servent les comtes d’Angoulême, les frères de Saint-Gelais, Jacques (1454-1539), évêque d’Uzès, Charles (1461-1533), chanoine d’Angoulême et Octovien (vers 1468-1502), évêque d’Angoulême, sont les fils de Pierre († 1470), seigneur de Montlieu, chambellan et homme de confiance de Jean d’Angoulême, et les frères cadets de Jean, historiographe de Louis XII, qui accueille Charles d’Angoulême chez lui en mars 1487 et gagne la confiance de Louise de Savoie ; Jacques de Saint-Gelais est leur cousin.
  • [66]
    C’est une copie de l’exemplaire illustré par Robinet Testard pour Charles VIII, BnF Français 4368 ; F. Avril et N. Reynaud, Les Manuscrits à peintures en France 1440-1520, Paris, 1993, p. 403 et 406, no 230.
  • [67]
    Voir la notice complète dans BnFarchivesetmanuscrits.
  • [68]
    Princeton, collection Robert Garrett ms. 55, Tours, vers 1475 ; M. Hofmann, « Le Maître des missels Della Roverre et les ateliers tourangeaux », Art de l’enluminure, 6, 2003, p. 34-60 ; V. Guéant, art. cité, p. 36, 49-54.
  • [69]
    BnF Latin 1173, qui passe au xviie siècle chez Jean Ballesdens puis Jean-Baptiste Colbert ; Avril et Reynaud, op. cit., p. 404-405, no 229.
  • [70]
    V. Guéant, art. cité, passim.
  • [71]
    Les manuscrits identifiés dans l’inventaire réalisé à Chambéry en 1498 sont BnF Français 146 (1498 no 149, François Ier 194, fin xvie s. no 1914), italien 534 (1498 no 243 ?, François Ier 202, fin xvie s. no 2862), Latin 8044 (1498 no 97, François Ier 51, fin xvie s. no 381/1) ; S. Edmunds, « The medieval library of Savoy (III) », Scriptorium, 26, 1972, p. 269-276 passim. Voir aussi note 84.
  • [72]
    Voir note 64.
  • [73]
    Oskar Roth, Studien zum « Estrif de Fortune et Vertu » des Martin Le Franc, Berne, 1970 (Europäische Hochs-chulschriften 13, Französische Sprache und Literatur 6) ; F. Duval, L’estrif de science, nature et de fortune de Jacques et Octovien de Saint-Gelais, Bibliothèque de l’École des chartes, 160, 2002, p. 195-228.
  • [74]
    Les peintures sont d’un artiste travaillant pour Charles de Coëtivy ; Avril et Reynaud, op. cit., p. 403.
  • [75]
    U. Baurmeister, art. cité, p. 246-256 passim.
  • [76]
    Marguerite de Rohan meurt à la fin de 1496 ou au début de 1497, peu après son fils.
  • [77]
    Londres, B. L. Royal 15 E VI, f. 227-272v, manuscrit copié à Rouen en 1444-1445 pour Marguerite d’Anjou, épouse du roi d’Angleterre Henri VI ; D. J. Conlon, « Le Rommant de Guy de Warwik et de Herolt d’Ardenne », Studies in the Romance Languages and Literatures, 102, 1971, p. 57-345.
  • [78]
    Voir aussi CO 41 ; V. Guéant, passim.
  • [79]
    Le classement suit l’ordre alphabétique des auteurs et/ou des titres.
  • [80]
    G. Ouy, op. cit., p. 66 et 97 propose le ms. de Londres, B. L. Add. 26769 Les lignees des Roys de France, et comniant leurs generacions font descendues Iune de l’autre, etc., de « Priamus le jeune, . filz du frere Eneas que on appelloit Friga » à Charles VI (1380-1422), qui contient sans doute le même texte.
  • [81]
    Le poème médiéval humoristique ?
  • [82]
    Se terminant par une hymne autrefois attribuée à Marbode ?
  • [83]
    La version autrefois attribuée à Charles d’Orléans ; cf. BnF Français 1964.
  • [84]
    Différent du ms. BnF Italien 534, dont les commentaires sont en italien ; M. Roddewig, Dante Alighieri, Die Göttliche Komödie : Vergleichende Bestandsaufnahme der Commedia-Handschriften, Stuttgart (Hiersemanns biblio-graphische Handbücher 4), p. 242 nos 563, 392, 393. Le seul exemplaire commenté en français est celui du duc de Bourbon Jean II, BnF italien 1470 ; ibid., p. LVIII. Voir aussi note 71.
  • [85]
    S’agit-il du texte copié dans le ms. BnF Latin 7337, p. 181-206 ?
  • [86]
    Un manuel d’éducation des princes ?
  • [87]
    Le livret sur parchemin enluminé intitulé Décacornon (1496 no 65) est encore au xviie siècle dans la Bibliothèque du roi (Rigault II 1485, Dupuy II 1115) ; deux autres exemplaires de ce texte écrit en 1398 sont répertoriés dans la librairie du Louvre (Delisle, Recherches, no 1102, peut-être le no 3743 du Catalogus librorum manuscriptorum in bibliotheca D. Thomae Phillipps, Typis Medio-Montanis, 1837, base Schoenberg 2690) et à l’abbaye de Saint-Victor de Paris (Français 24433, f. 1-49v).
  • [88]
    D’après l’édition de Le Preux, Berne, 1604.
  • [89]
    Voir note 113.
  • [90]
    Le ms. BnF Français 1300 (1544 no 1301, fin xvie s. no 1105) proposé par G. Ouy, op. cit., p. 77, porte au f. 1 les armes de Louis de Bruges couvertes des armes de France.
  • [91]
    G. Dupont-Ferrier suggère le nom de Jean de Crémone ; il pourrait aussi s’agir d’un texte sur le sacrement de l’autel attribué à s. Jean Chrysostome.
  • [92]
    Jean Gerson, Œuvres complètes..., X, Paris, 1973, no 522.
  • [93]
    Sans doute la Dissertation sur la paix d’Arras (1435) et la Remontrance au roi sur la réformation du royaume (vers 1449) cf. P.-L. Péchenard, Jean Juvénal des Ursins…, Paris, 1876, p. 462-463 no III et p. 464 no IX.
  • [94]
    Familier de Louis Ier d’Orléans.
  • [95]
    Ne correspond ni à La Somme le roi ni au traité de Gerson sur les dix commandements évoqués par G. Dupont-Ferrier.
  • [96]
    G. Dupont-Ferrier suggère le traité De Hebdomadibus [Des Semaines] de Boèce mais les mots signalés par l’inventaire n’y figurent pas.
  • [97]
    Deux recueils rapportés d’Angleterre par Charles d’Orléans (CO 27 et 28) contiennent la traduction la plus ancienne du traité De duodecim utilitatibus tribulationis (incipit A toi, ame livrée aus temptations…) ; une autre version copiée à Tours au début du xvie siècle, BnF Français 1031 (fin xvie s. no 1721), ne porte aucune marque d’appartenance et ne peut donc être attribuée avec certitude à Louise de Savoie ou François d’Angoulême.
  • [98]
    Trois Marc Polo se trouvent à Cognac en 1496 ; les deux exemplaires conservés (CO 32, 90) contiennent deux versions différentes, le troisième (1467 no 81) suit les mêmes variantes que celui de Jean de Berry, BnF Français 5631 ; Marco Polo, Le Devisement du monde…, I, éd. M.-L. Chênerie, M. Guéret-Laferté et P. Ménard, Genève, 2001, p. 24-28 et 40-53.
  • [99]
    La traduction de la Passion attribuée à Jean Gerson ? Le ms. BnF Français 2273 contient le même texte.
  • [100]
    Le seul exemplaire répertorié dans la Bibliothèque du roi, BnF Latin 3750 (fin xvie siècle no 2131), provient sans doute de la bibliothèque des ducs de Bourbon à Moulins ; A. Le Roux de Lincy, op. cit., no 104 ; A.-M. Chazaud, op. cit., no 111.
  • [101]
    Le ms. BnF Latin 7287 (François Ier 49, fin xvie s. no 621/1) proposé par G. Ouy, op. cit., p. 93 vient de Simon de Phares ; J.-D. Boudet, Lire dans le ciel. La bibliothèque de Simon de Phares…, Bruxelles, 1994, p. 26-35.
  • [102]
    Attribué par l’inventaire à saint Bernard ; l’exemplaire « imprimé à Tholose par maistre Henric Mayer » en 1488 est le modèle du ms. ; cf. BnF Rés. Vélins 2851.
  • [103]
    Peut-être Roger Bacon, de utilitatibus scientiae.
  • [104]
    BnF Pièces originales 322 dossier Le Besc.
  • [105]
    Ce n’est pas exceptionnel : la librairie des ducs de Bourbon à Moulins en a huit en 1523 ; BnF Dupuy 488, f. 210-221v ; A.-M. Chazaud, op. cit., nos 49, 57-58, 101, 114-117.
  • [106]
    Cette pièce ne figure pas aux Archives nationales dans les séries K 530A et K 535B consacrées aux princes du sang ; cf. B. Galland, Série K. Monuments historiques, Titre IV : Princes du sang (K 531 A K 578), septembre 2000. http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/EGF/SA/InvSAPDF/K-4.pdf.
  • [107]
    Vers 1442 no 64 ; le ms. BnF Latin 1025 (François Ier 38, fin xvie s. no 1964/1) contient bien une partie d’hiver mais il ne correspond pas à la description de l’inventaire de 1467.
  • [108]
    Voir notes 68 et 69.
  • [109]
    BnF, Latin 8369 (vers 1442 no 136 parmi les volumes rapportés d’Angleterre, 1518 no 691, 1544 no 745, fin xvie s. no 723/2) ; Ch. Renardy, « Un témoin de la Grande Peste : Maître Simon de Couvin, chanoine de Saint-Jean l’Évangéliste à Liège », Revue belge de philologie et d’histoire, LII, 1974, p. 273-292, n. 6.
  • [110]
    BnF, Latin 458 (1518 no 465, 1544 no 108) ; Dupont-Ferrier, art. cité, p. 85 ; Champion, p. XXV, 72-74 et 123 ; G. Ouy, op. cit., p. 66 et 81-82 ; Samaran et Marichal, op. cit., II, p. 453.
  • [111]
    N.-L. Perret, Les Traductions françaises du De regimine principum de Gilles de Rome, Leyde, 2011, p. 58-59.
  • [112]
    BnF Français 143 ; Avril et Reynaud, op. cit., p. 403-409 et no 232.
  • [113]
    Oxford, Bodleian ms. Douce 195 ; Hermant, « Le cabinet privé de la fin du règne », op. cit., p. 300.
  • [114]
    Voir note 102.
  • [115]
    BnF Français 252 ; Hermant, « Le cabinet privé de la fin du règne », op. cit., , no 24.
  • [116]
    Voir note 5.
English

On the King’s Chamber Library: Francis I’s Personal Library and the Manuscripts Inherited from the Counts of Angoulême (1445–1496)

From Valentine Visconti’s dowry in 1388 to the manuscripts left by Margaret of Rohan at her death in 1497, inventories permit to identify one hundred manuscripts from the counts of Angoulême’s library in Cognac. Handed down to the future Francis I like the printed works found by Ursula Baurmeister, they were in the king’s chamber library in 1544, and forty of them still have call marks from this collection with a slightly mysterious history. They were already kept in the official royal library in the late sixteenth century.
Since the fourteenth century, those volumes have had various and sometimes eventful histories: that is the case for Louis of Orléans’s purchases in Paris, books brought back from England by John or by the Duke Charles of Orléans, exchanges between the brothers, very close to each other, and finally works commissioned by John when he returned to France and by his son, Charles of Angoulême, after 1467.
The identified manuscripts are part of a larger collection of 300 works described in the inventories, whose unusual contents reflect the literary tastes of Jean—a member of the royal family but also a Latinist, a scholar and a copyist—, tastes shared with his brother and differing from those of the French higher aristocracy of the time. The choices of his son, drawn to less original but lavish texts, agreed more with those of his contemporaries.


Date de mise en ligne : 08/04/2024

https://doi.org/10.3917/bubib.367.0023

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