Article de revue

Du nationalisme au surréalisme : une petite histoire de coffrets

Pages 11 à 23

Citer cet article


  • Lepape, S.
(2012). Du nationalisme au surréalisme : une petite histoire de coffrets. Bulletin du bibliophile, 11-23. https://doi.org/10.3917/bubib.355.0023.

  • Lepape, Séverine.
« Du nationalisme au surréalisme : une petite histoire de coffrets ». Bulletin du bibliophile, 2012/1, 2012. p.11-23. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-bulletin-du-bibliophile-2012-1-page-11?lang=fr.

  • LEPAPE, Séverine,
2012. Du nationalisme au surréalisme : une petite histoire de coffrets. Bulletin du bibliophile, 2012/1, p.11-23. DOI : 10.3917/bubib.355.0023. URL : https://shs.cairn.info/revue-bulletin-du-bibliophile-2012-1-page-11?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/bubib.355.0023


Notes

  • [1]
    Collection Marie-Thérèse et André Jammes : coffrets de messagers, images du Moyen Âge et traditions populaires : vente, Paris, Drouot Richelieu, salle 7, 7 novembre 2007, Pierre Bergé & associés, Paris, A. Bonafous-Murat, 2007. Pen To Press / Paint To Print, Manuscript Illumination And Early Prints In The Age of Gutenberg, éd. Sandra Hindman, Paris, 2009. Michel Huynh et Séverine Lepape, « De la rencontre d’une image et d’une boîte : les coffrets à estampe », Revue des musées de France, 2011-4, p. 37-50.
  • [2]
    Pour la rédaction de l’article cité dans la note précédente, différents types de sources ont été interrogés : inventaires de collections royales, de trésors d’églises, de bibliothèques, et même les inventaires après décès des laboureurs et de manouvriers, par l’intermédiaire de Clément Gurvill et de sa thèse de doctorat sur Les Paysans à Paris de la fin du xve au xviie siècle, Paris, EHESS, 2006, sous la dir. de Robert Descimon. Ces recherches n’ont pour le moment rien donné. A été consulté également Henry Havard, Le Dictionnaire de l’ameublement et de la décoration depuis le xiiie siècle jusqu’à nos jours, Paris, 1894, 4 vol., qui décrit de nombreux coffrets et boîtes dans les sources depuis le xve siècle mais ne mentionne à leur sujet que des boîtes peintes et non des estampes collées dans des coffrets.
  • [3]
    Paris, Musée national du Moyen Âge, Cl. 1612. Willhem Ludwig Schreiber, Handbuch der Holz-und Metallschnitte des XV. Jahrhunderts, Leipzig, 1926-1930 et idem, Kassetten-Holzschnitte des XV. Jahrhunderts aus Sammlungen in Frankreich, Deutschland, Österreich, Schweiz, Holland, Italien, England, und Amerika, Strasbourg, 1931 (Einblattdrucke des XV. Jahrhunderts, herausgegeben von Paul Heitz ; Band 76), non décrit.
  • [4]
    Ce dernier était commissaire central de police à Angoulême et possédait un château dans la région. Il connaissait personnellement Alexandre Du Sommerard à qui il fit don de dix objets. Cf. Pierre-Yves Le Pogam, « Deux coffrets à estampe des environs de 1500. L’un inédit, l’autre méconnu », dans A. Erlande-Brandenburg et J.-M. Leniaud (éd.), Études d’histoire de l’art offertes à Jacques Thirion, Paris, 2001, p. 105, n. 2.
  • [1]
    BK 2009-42. W. L. Schreiber, Kassetten…, n° 29.
  • [2]
    Berlin, Kupferstischkabinett, INV 17-1897. W. L. Schreiber, Handbuch… n° 538k et Kassetten…, n° 7.
  • [3]
    Henri Bouchot, Les Deux Cents Incunables xylographiques du département des Estampes, Paris, 1903, 2 vol.
  • [4]
    H. Bouchot, Un ancêtre de la gravure sur bois : étude sur un xylographe taillé en Bourgogne vers 1370, Paris, 1902.
  • [5]
    Sur ce point, voir la rétrospective consacrée à l’exposition de 1904 : Primitifs français : découvertes et redécouvertes : [exposition, Paris], Musée du Louvre, du 27 février au 17 mai 2004, Paris, 2004, et notamment François-René Martin, « Henri Bouchot et la seconde redécouverte des maîtres anciens », p. 24-34.
  • [6]
    H. Bouchot, Les Deux Cents Incunables…, t. 1, 1903, p. 1-38.
  • [1]
    François-René Martin, « La gloire des Primitifs français (1904-1945) » dans Primitifs Français, découvertes et redécouvertes…, p. 61-63.
  • [1]
    Sa conception de l’histoire médiévale se fonde sur l’idée que les producteurs de monuments, objets et livres sont des artisans exerçant en dehors du cadre de l’Église, ce à quoi Émile Mâle s’opposait résolument. En cela, elle est plus représentative de la situation sociale contemporaine aboutissant à la séparation de l’Église et de l’État, que d’une quelconque réalité instructive sur le Moyen Âge…
  • [2]
    Les passages apparaissant en gras sont soulignés par moi-même.
  • [3]
    H. Bouchot, Les Deux Cents Incunables… ., p. VIII-IX.
  • [4]
    Coffret à La Cène, Rés. Ea-5a, Acq. 6498, H. Bouchot, Les Deux Cents Incunables…, n°192 ; coffret à La Crucifixion, Rés. Ea-5b, Acq. 6555, H. Bouchot, Les Deux Cents Incunables…, n°193 ; coffret à La Vierge à l’Enfant couronnée, Rés. Ea-5c, Acq. 6499, H. Bouchot, Les Deux Cents Incunables…, n°196.
  • [5]
    Coffret aux Six médaillons de la vie du Christ et de saints, Rés. Ea-5f, Acq. 6719.
  • [6]
    Coffret à La Vierge entre saint Pierre et saint Paul, Rés. Ea-5d, Acq. 6846 (fig. de couv.), coffret à L’Arrestation du Christ, Rés. Ea-5h, Acq. 6853.
  • [7]
    Coffret à L’Homme de douleurs entouré de deux anges, Rés. Ea-5g, Acq. 6972.
  • [1]
    Ch. Girard à Henri Bouchot, du 29 janvier 1901, où il précise : « Je me mets à l’examiner, puis à l’ouvrir, quel fut mon étonnement en apercevant, collée dans le fond du couvercle, une vieille estampe coloriée représentant un S. François en prière. Je demandai au marchand s’il voulait me vendre la gravure qui était collée dans son coffre sans le coffre lui-même, ce qui fut accepté. Je pris toutes les précautions nécessaires pour retirer cette gravure que je réussis à avoir avec toutes ses marges. » Bouchot lui répondra pour lui fournir son expertise sur l’origine de l’estampe. Archives du département des Estampes, Rés. Ye-1, année 1901.
  • [2]
    Lettre de Ch. Girard à H. Bouchot, du 29 avril 1901 : « Le coffre dans le couvercle duquel j’ai trouvé cette estampe serait, d’après les dires du conservateur du Musée d’antiquités d’Angers, de la fin du 14e siècle. Il est tout en bois orné de bandelettes de fer fixées par des clous à tête ronde, l’intérieur du coffret est garni d’une toile. Il est en état très avancé de vétusté. » Archives du département des Estampes, Rés. Ye-1, années 1901-1902.
  • [3]
    Rés. Ea-5 (6)-Boîte écu. Acq. 6500, le 10 avril 1903, Rés. Ye-88, acquisitions du département. H. Bouchot, Les Deux Cents Incunables…, n° 101.
  • [4]
    Rés. Ye-88, acquisitions du département, année 1903.
  • [5]
    1908 : coffret au Monogramme du Christ et de Marie, Rés. Ea-5e, don du comité des expositions de la BN, D. 826 ; 1909 : coffret à La Vierge à l’Enfant au rosaire, Rés. Ea-5i, Acq. 7373 ; 1910 : coffret au Christ au mont des Oliviers, Rés. Ea-5j, Acq. 7527.
  • [6]
    Rés. Ea-5 (11) -Boîte écu, Acq. 7526, 1910.
  • [7]
    Rés. Ea-5 (11) -Boîte écu, Acq. 7525, 1910. L’estampe est censée provenir d’un coffret « gothique à Aurillac en 1864 ». Paul-André Lemoisne est le seul à faire mention de cette provenance dans sa publication en 1930 (Paul-André Lemoisne, Les Xylographies du xive et du xve siècle au cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale, t. II, 1930, n°119) reprise ensuite par Schreiber dans Kassetten…, n° 9, mais elle n’apparaît ni dans le registre d’acquisition de 1910 ni dans le journal que tient François Courboin au moment de l’achat de la pièce à la même période (cf. note suivante).
  • [8]
    Journal du conservateur, 8 juillet 1910, Rés. Ye-1, p. 136-137.
  • [1]
    La consultation des numéros du Bulletin du bibliophile pour les années d’activité d’Henri Leclerc (1886-1923) permet de comprendre combien il y a été actif et influent. Les auteurs qu’il édite sont également ceux qui écrivent pour le Bulletin du bibliophile (Henri Clouzot, Paul Durrieu, Henry Martin, Victor Masséna, Georges Vicaire rédacteur en chef du Bulletin jusqu’en 1922, etc.). Henri Leclerc prend sa retraite en 1923 (Bulletin du bibliophile, 1923, p. 107) et confie sa librairie, ainsi que l’activité d’éditeur du Bulletin à L. Giraud-Badin. Voir, pour le point le plus complet sur Leclerc, Catherine Gaviglio-Faivre d’Arcier dans Histoire de la Librairie française, sous la dir. de Patricia Sorel et Frédérique Leblanc, Paris, 2008, p. 130 et p. 136.
  • [2]
    C. Gaviglio-Faivre d’Acier, p. 136.
  • [3]
    Photographie reproduite dans Histoire de l’édition française, t. 4 : Le livre concurrencé (1900-1950), Paris, 1986, p. 113.
  • [4]
    Un seul coffret, celui à La Cène, a été acheté auprès de Georges Rapilly, marchand d’estampes auquel le cabinet des Estampes avait l’habitude de faire appel.
  • [5]
    Un coffret à Sainte Marguerite en 1917 (Rés. Ea-5k, D. 1638, don le 15 juin 1917 du Comité des expositions de la BN), un coffret à L’Annonciation en 1937 (Rés. Ea-5l, Acq. 9330, Paul Prouté, le 7 juillet 1937), un coffret à Saint Christophe (collection Atherton Curtis, acheté par ce dernier en 1940 et entré à la BnF en 1949, Rés. Ea-5n), un coffret à Saint Roch en 1989 (Rés. Ea-5o, Acq. 74742, 7 novembre 1989, de Jean-Louis Dantec), un coffret à Hercule en 2007 (Rés. Ea-5p, collection Marie-Thérèse et André Jammes), un coffret à La Vierge aux Litanies, à la Vierge de douleurs, au Christ en Majesté et à Job sur un tas de fumier en 2010 (Rés. Ea-5q, collection Michel Rullier).
  • [6]
    Max Lehrs, « Die dekorative Verwendung von Holzschnitten im XV. und XVI. Jahrhundert », Jahrbuch der Kgl. Preussischen Kunstsammlungen, t. 29, 1908, p. 183-194.
  • [1]
    Je remercie le Dr Michael Roth, conservateur au Kupferstichkabinett, de m’avoir confirmé cette information.
  • [2]
    Archives du département des Estampes, Rés. Ye-1, années 1901-1902.
  • [3]
    Sechs Holztafeldrucke und eine Kupfertisch-Incunabel der Sammlung Forrer, hrgb von R. Forrer und Paul Gerschel, Strasbourg, 1891, Tafel II.
  • [4]
    Frankfurter Bücherfreund, Mitteilungen aus dem Antiquariate von Joseph Baer, VII, Frankfurt am Main, 1909, p. 61.
  • [5]
    Max Lehrs, art. cit., p. 187 et Die Sammlung Albert Figdor, Wien, erster Teil, fünfter Band : Kätschen und Schachtein des 14.-16. Jahrhunderts…, Berlin/Vienne, 1930, n° 325, Tafel CXXX et n° 326, Tf CXXXI.
  • [6]
    Voir Schreiber, Kassetten, n° 29.
  • [1]
    Handbuch…, n° 1679a.
  • [2]
    Signalé dans la collection de Rosenthal par Schreiber, Kassetten, n° 1.
  • [3]
    C’est le cas de l’estampe détachée d’un coffret, représentant La Vierge à l’enfant au Rosaire aujourd’hui conservée à la National Gallery of Art de Washington, INV 1943.3.565, acquise (?) ensuite par Paul Heitz, Strasbourg et signalée comme encore chez Paul Heitz en 1931 dans l’ouvrage de Schreiber, Kassetten, n° 19.
  • [4]
    Albert Labarre, « Une riche collection amiénoise au début du xxe siècle : la collection Jean Masson », Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie, t. 47, 1957, p. 62-63. Sur cette collection, voir aussi l’introduction de D. Coq dans Catalogues régionaux des incunables des bibliothèques de France. Volume XVIII. Bibliothèque de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, Genève, 2012.
  • [5]
    Publiée en 1956, aujourd’hui accessible en ligne sur le site des Marques de collection de la Fondation Custodia : http://www.marquesdecollections.fr/detail.cfm/marque/7817/total/1. Je remercie Dominique Coq et Peter Fuhring d’avoir porté à mon attention cette notice.
  • [6]
    Exposition de la gravure sur bois à l’École nationale des beaux-arts, Paris, mai 1902. Catalogue… par MM. Henri Bouchot, A. Claudin, J. Masson, Henri Beraldi, Paris, 1902.
  • [7]
    Sur les achats de Masson, voir l’article de Séverine Montigny, « Albert Labarre : de l’étude à l’enrichissement des collections d’imprimés anciens du Nord de la France », Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie, 1er et 2e trimestres 2011, n° 697-698.
  • [1]
    Exposition de la gravure sur bois à l’École nationale des beaux-arts…, n° 862. Dans son ouvrage sur les incunables de 1903, Bouchot écrira que l’estampe a été cédée à la Bibliothèque par Jean Masson, qui renonça gracieusement à la garder. En réalité, l’estampe est achetée en 1903 auprès de Leclerc, comme précédemment indiqué en note 3 p. 16.
  • [2]
    Bouchot achète 4 feuilles à Leclerc (Acq. 6414, année 1902), aujourd’hui conservées à la BnF, Estampes, Rés. Kh-30a-Fol. Voir France 1500 : entre Moyen Âge et Renaissance, exposition, Paris, Galeries nationales, Grand Palais, 6 octobre 2010-10 janvier 2011, Paris, RMN, 2010, n° 124. Les feuilles avaient été retrouvées dans la reliure d’un volume de Sermons de Bernardin de Sienne, exemplaire aujourd’hui à la Réserve des livres rares, Rés. m. D. 24, donné par Henri Leclerc au cabinet des Estampes en 1902, Don n° 136. D’après la note manuscrite sur la garde du volume, des doubles des cartes sont donnés à Jean Masson (aujourd’hui ENSBA, Est. Mas. 322) : « Le livre nous a été remis gracieusement par l’éditeur Leclerc. Une partie des cartes de Jean de Dale doubles des nôtres a été cédée à M. Jean Masson d’Amiens. 10 mai 1902. » Je remercie Nicolas Petit pour cette information.
  • [3]
    2e Exposition organisée par la Société de la gravure sur bois originale, Paris [Musée des arts décoratifs], 5 janvier-5 février 1922, Paris, Société de la gravure sur bois originale, 1921, p. 199-203.
  • [4]
    Terme repris par Raymond Hesse qui précise qu’une place spéciale fut faite à ces images lors de l’exposition. R. Hesse, Histoire des sociétés de bibliophiles en France de 1820 à 1930, Paris, 1929-1931, t. II, p. 99.
  • [5]
    Voir notamment l’estampe représentant Le Monogramme du Christ aux deux capucins, Est. Mas. 249.
  • [1]
    Exposition de la gravure sur bois à l’École nationale des beaux-arts…, n° 863.
  • [2]
    Voir le catalogue de la collection Masson publié par l’ENSBA en 1936 : Art français ancien, xiie-xviie siècle. Catalogue de l’Exposition de dessins, manuscrits enluminés, miniatures ; livres et xylographies… de l’École des beaux-arts, donation Jean Masson, éd. P. Lavallée, Paris, École des beaux-arts, 1936.
  • [3]
    Communication écrite, 2011. Nous souhaitons le remercier ici chaleureusement.
  • [4]
    François Laurent et Béatrice Mousli, Les Éditions du Sagittaire (1919-1979), Paris, 2003, p. 182-184 : Edmond Bomsel appartenait au conseil d’administration de la Société des éditions Kra en 1928, préfiguration des éditions du Sagittaire.
  • [5]
    André Breton, Écrits sur l’art et autres textes, éd. de Marguerite Bonnet, Étienne-Alain Hubert (dir.), Paris, 2008 (Bibliothèque de la Pléiade, 544).
  • [6]
    Lucienne Peiry, L’Art Brut, Paris, 1997, p. 74.
  • [7]
    Henri George, « Historique de la Société le Vieux Papier », consulté en ligne : http://www.levieuxpapier-asso.org/historique-de-lassociation.
  • [8]
    André Jammes, Les Papiers dominotés : trait d’union entre l’imagerie populaire et les papiers peints (France, 1750- 1820), Paris, 2010, p. 29.
  • [9]
    L’Imagerie populaire 1789, 1830, 1848. Du 10 novembre au 4 décembre 1944. Musée des Augustins, Toulouse. [L’Imagerie populaire, par Jean Cassou. Note sur l’exposition, par J. Bomsel.], Toulouse, 1944, 12 p. Selon André Jammes, l’initiale J est le résultat d’une coquille lors de l’impression, car si Edmond avait bien un fils appelé Jacques, ce dernier était trop petit en 1944 pour être l’auteur d’un tel texte. En 1944, Edmond Bomsel s’était alors réfugié dans le midi.
  • [1]
    Ceci est confirmé par la mention dans L’Inventaire du Fonds français des graveurs du xixe siècle de plusieurs estampes produites par l’imagier Garson actif à Paris dans la première moitié du xixe siècle, que « M. Bomsel a dans sa collection ». Jean Adhémar et Jacques Lethève, Inventaire du fonds français après 1800 / Bibliothèque nationale, Département des estampes. Tome VIII : Follet-Gavarni, Paris, Bibliothèque nationale, 1954, p. 391. Voir également A. Jammes, Les Papiers…, op. cit., qui précise qu’Edmond Bomsel a acheté de nombreuses images dans les ventes Widhoff (1950) et O. Claude (1951), mais par la consultation des exemplaires annotés des catalogues de vente conservés au département des Estampes, on comprend que l’essentiel acheté par Bomsel lors de ces ventes consistait en de l’imagerie du xixe siècle.
  • [2]
    On fait évidemment référence au Bois Protat bien connu mais également à une matrice en bois aujourd’hui conservée au musée Vivant Denon de Chalon-sur-Saône et trouvée dans la collection de l’imprimeur Bertrand. La gravure représentant Saint Crépin et Saint Crépinien relève du style parisien de la fin du xve siècle, le style d’Ypres, d’après le nom de l’artiste Jean d’Ypres actif entre 1491 et 1510 à Paris, enlumineur des Très Petites Heures d’Anne de Bretagne et à l’origine de nombreux modèles dans la gravure, le vitrail, la tapisserie. Son style se retrouve très souvent dans les estampes collées dans les coffrets. Sur Jean d’Ypres, voir François Avril et Nicole Reynaud, Les Manuscrits à peintures en France : 1440-1520, exposition, Bibliothèque nationale de France, 1993-1994, Paris, 1993, p. 265-269 ; Ph. Lorentz, Les Primitifs français découvertes et redécouvertes, exposition, Musée du Louvre, 27 février-17 mai 2004, Paris, 2004, p. 92-107 ; France 1500 : entre Moyen âge et Renaissance, exposition, Paris, Galeries nationales, Grand Palais, 6 octobre 2010-10 janvier 2011, Paris, 2010, p. 175-183. Sur la matrice conservée à Chalon-sur-Saône, Jean Gaston, Grand bois gravé de saint Crépin et saint Crépinien pour l’image d’une confrérie de cordonniers de la fin du xve siècle, Chalon-sur-Saône : J. Renaux, 1943 et Séverine Lepape, « Un bois du style d’Ypres » dans Mélanges en l’honneur d’Arnaud Brejon de Lavergnée, Paris, 2012, p. 22-23.
  • [3]
    Wilhelm Ludwig Schreiber, Handbuch der Holz-und Metallschnitte des XV. Jahrhunderts, en 8 vol. parus de 1926 à 1930 où une partie des coffrets est décrite.
  • [1]
    Wilhelm Ludwig Schreiber, Kassetten-Holzschnitte des XV. Jahrhunderts aus Sammlungen in Frankreich, Deutschland, Österreich, Schweiz, Holland, Italien, England, und Amerika, Strasbourg, 1931 (Einblattdrucke des XV. Jahrhunderts, herausgegeben von Paul Heitz ; Band 76).
  • [2]
    Michel Huynh et Séverine Lepape, « Catalogue raisonné des coffrets à estampe », à paraître dans Le Bulletin de Société d’histoire de l’art français.
English

From Nationalism to Surrealism: A Short History of Some Caskets

Caskets with woodcuts have recently been rediscovered thanks to the auction sale of the André and Marie-Thérèse Jammes collection in 2007. But their history has yet to be written. Records are silent about their use, but from the early 19th century on public institutions began showing some interest and getting them sporadically into their collections. In the early 20th century, the Cabinet des Estampes of the Paris Bibliothèque Nationale, with Henri Bouchot, and the Berlin Kupferstichkabinett, with Max Lehrs, carried out a firm acquisition policy and built up the core of their casket collection (at the present time 16 items in Paris, 8 in Berlin). Both curators bought those objects because of the woodcut pasted inside, for they are splendid examples of the early use of woodcuts. Still, the curators’ passion for those caskets has to be seen in a wider context: tracing the origins of woodcuts from a nationalist angle, in order to show that either Germany or France had been the first country to produce and therefore invent woodcuts.
Jean Masson, who collected manuscripts, drawings, prints and incunabula, also acquired in the years 1910–1920 five caskets, which would figure in his 1935 donation to the École Nationale des Beaux-Arts in Paris. A friend of Henri Bouchot’s, Jean Masson was an active member of the Société de la Gravure sur Bois which staged in the first quarter of the 20th century quite important exhibitions about woodcuts. So, his purchase of caskets with woodcut fitted in with the woodcut rediscovery and promotion. For Edmond Bomsel, a friend of the Surrealists and one of the founders of the Compagnie de l’Art Brut, caskets with woodcuts—he owned a few—were examples of popular images, of which he had built up an impressive collection.


Date de mise en ligne : 08/04/2024

https://doi.org/10.3917/bubib.355.0023

Cet article est en accès conditionnel

Acheter ce numéro

31,00 €

224 pages, format électronique (HTML et PDF, par article)

Acheter cet article

10,00 €

13 pages format électronique (HTML et PDF)
Membre d'une institution cliente ?