Avant-propos
- Par Claire Daudin
Pages 1 à 2
Citer cet article
- DAUDIN, Claire,
- Daudin, Claire.
- Daudin, C.
https://doi.org/10.3917/peguy.169.0003
Citer cet article
- Daudin, C.
- Daudin, Claire.
- DAUDIN, Claire,
https://doi.org/10.3917/peguy.169.0003
1 Voici le premier Bulletin de l’année 2020, et le dernier dont je rédige l’avant-propos en tant que directrice de la publication, puisque mon second mandat de présidente de l’Amitié Charles Péguy s’achève en ce printemps. Huit années au service de l’association, huit années bien remplies, passionnantes, éreintantes, que j’assume avec fierté. Huit années au long desquelles le Bulletin aura paru avec régularité, grâce à Pauline Bruley, Violaine Barthélemy-Mellet, Jennifer Kilgore-Caradec, Pierre-Yves Le Priol, qui ont tour à tour ou ensemble assuré la rédaction en chef, et à toutes celles et tous ceux qui ont nourri cette publication de leurs textes. En plus du contenu éditorial, il faut saluer l’investissement de François Haye et de Jean-Yves Caradec, trésorier et secrétaire général de l’Amitié, qui ont veillé à la gestion de ce Bulletin, aux relations avec l’imprimeur, et sans lesquels ce dernier n’arriverait pas dans vos boîtes aux lettres.
2 Cette entreprise collective n’est pas la seule réalisation de notre association, mais elle en est emblématique ; c’est elle qui nous vaut la reconnaissance des institutions ; c’est elle qui rejoint et relie les membres de l’Amitié, notamment ceux qui n’ont pas la possibilité de participer à nos autres activités. Depuis l’époque de Jean Bastaire, notre revue, familièrement et affectueusement appelée le Bulletin, tente l’impossible : allier des études de qualité, des témoignages et des échos de la « vie de l’Amitié ». « Une revue pour les imbéciles », aurait dit un des camarades de Péguy à celui-ci, à propos des Cahiers de la Quinzaine. « Une revue pour les imbéciles », « ceux qui ne font pas les malins »… C’est peut-être bien ce que nous avons fait, avec Péguy pour patron ! Il n’y a pas à en avoir honte, au contraire.
3 Dans ce numéro encore, nous témoignons de ce qui nous anime. En affirmant l’actualité de Péguy, nous ne sombrons ni dans l’anachronisme, ni dans le fanatisme. Nous montrons qu’une pensée libre, intelligente et bonne comme celle de Péguy, est efficace et vivante ; qu’elle éclaire le présent par sa lucidité ; qu’elle nous rend plus intelligents en rendant intelligible le chaos dans lequel nous vivons.
4 L’enjeu est là : nous ne faisons pas de l’archéologie ; nous ne conservons pas une œuvre morte, figée, mais nous la faisons vivre en nous y confrontant et en y confrontant notre monde, en la lisant et la commentant pour y trouver du sens.
5 « Il faut que tout cela continue » écrivait Péguy dans Le Porche du mystère de la deuxième vertu.
6 Et cela va continuer, dans la fidélité et l’innovation, grâce aux passionnés que nous sommes, et grâce à vous, lecteurs, si vous êtes assez nombreux pour soutenir notre action.