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Le soufisme et les soufis selon Ibn Taymiyya

Pages 91 à 121

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  • Assef, Q.
(2012). Le soufisme et les soufis selon Ibn Taymiyya. Bulletin d’études orientales, Tome LX(1), 91-121. https://doi.org/10.4000/beo.330.

  • Assef, Qais.
« Le soufisme et les soufis selon Ibn Taymiyya ». Bulletin d’études orientales, 2012/1 Tome LX, 2012. p.91-121. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-bulletin-d-etudes-orientales-2012-1-page-91?lang=fr.

  • ASSEF, Qais,
2012. Le soufisme et les soufis selon Ibn Taymiyya. Bulletin d’études orientales, 2012/1 Tome LX, p.91-121. DOI : 10.4000/beo.330. URL : https://shs.cairn.info/revue-bulletin-d-etudes-orientales-2012-1-page-91?lang=fr.

https://doi.org/10.4000/beo.330


Notes

  • [1]
    Pour la «?wahhabisation?» progressive?de l’islam sunnite et l’hostilité de Mu?ammad b.??Abd al-Wahh?b (1703-1792) envers le soufisme, voir Peskes 1999.
  • [2]
    Makdisi, 1973, 1974, 1984?; Michel1981?; Homerin 1985?; Geoffroy 1995b.
  • [3]
    Pour un aperçu des doctrines soufies incriminées par Ibn Taymiyya, voir Laoust 1962, p.?32-34. Sur l’influence posthume d’Ibn Taymiyya, voir Laoust 1939, p.?475-575,?et Laoust 1962, p.?44-47.
  • [4]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?434?; cité par Michot 2007, p.?56. Plus aveugle sera cependant la condamnation du soufisme par les épigones wahhabites d’Ibn?Taymiyya, dont le fondateur Mu?ammad b.??Abd?al-Wahh?b n’opérait pas de distinction entre les pratiques populaires et celles du soufisme. Voir Peskes 1999, p.?153 et 159.
  • [5]
    Pour une typologie spirituelle du ta?awwuf, voir Geoffroy 1995a, p.?283-360.
  • [6]
    La vénération d’Ibn Taymiyya pour ce maître soufi est si grande qu’il le qualifie de «?pôle des connaissants?» (qu?b al-??rif?n), voir Ibn Taymiyya, Al-Istiq?ma, vol.?I, p.?85. Pour le commentaire des Fut?? al-?ayb de ??l?n?, voir Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?455-548. Voir également Michel 1981.
  • [7]
    Ibn Taymiyya classe ?amm?d al-Dabb?s et ?Abd al-Q?dir al-??l?n? parmi les «?maš?’i? ahl al-istiq?ma?», (voir Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?516).
  • [8]
    Makdisi 1963, p.?376, n.1 et p.?383, n°?1.
  • [9]
    Question également posée par D. Gril pour un contemporain d’Ibn Taymiyya vivant en Haute-Égypte. Voir Gril 2006, p.?56.
  • [10]
    Pouzet 1991, p.?207-243. D’autre part, les questions posées au début de L’épître des soufis, font part de la multiplicité des voies soufies (suluk), sur lesquelles Ibn Taymiyya doit se prononcer.
  • [11]
    Outre les maîtres «?authentiques?» du soufisme (maš?’i? ahl al-istiq?ma) qu’Ibn Taymiyya cite explicitement, il serait intéressant de retracer la «?filière mystique?» dont ses écrits se font l’écho. Le gigantisme de son œuvre, la complexité du contexte historique et la persistance des préjugés à son propos, risquent cependant de rendre l’enquête longue et fastidieuse.
  • [12]
    Sur les voies soufies, voir Gril 1996b?et Geoffroy 1996.
  • [13]
    À propos des doctrines et pratiques soufies, voir Gril 1996a.
  • [14]
    Sur la micro-histoire, voir Aigle 2010, p.?14-18.
  • [15]
    Texte arabe dans Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?5-24, désormais?: L’épître des soufis.
  • [16]
    Avis partagé par Homerin 1985, p.?220.
  • [17]
    Le texte étant très allusif, nous ne pouvons le dater avec précision.
  • [18]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?10-11.
  • [19]
    À propos des ?aydariyya et de la consommation de haschich, voir Michot 2001a, p.?40, n°?3?; Geoffroy, p.?69-70. Sur leur implantation à Damas, voir Pouzet, 1991, p.?228-229.
  • [20]
    Sur la consommation du haschich dans les milieux mystiques, voir Michot 2001a, p.?38-51?et Geoffroy 2010, p.?70-72.
  • [21]
    Ibn Taymiyya raconte une telle scène dont il dit avoir été témoin (voir Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?418-419?; trad. Michot 1991, p.?23-24).
  • [22]
    Pouzet 1983, p.?132?; Homerin 1985, p.?226, n°?32.
  • [23]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?11.
  • [24]
    Voir infra, n°?169. Sur l’intérêt des émirs mamelouks pour certains «?ordres?» soufis,?voir Garcin 2006, p.?32.
  • [25]
    Kal?b???, Traité de soufisme, p.?25-31.
  • [26]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?6?; Kal?b???, Traité de soufisme, p.?30.
  • [27]
    À l’exception du nom de la tribu antéislamique (?ufa b.?Bišr b.?Addi b.???bi?a) qu’Ibn Taymiyya écarte pour des motifs historiques.
  • [28]
    Voir Watt 1960.
  • [29]
    Sur les pseudo-soufis, voir Geoffroy 1995a, p.?175-187.
  • [30]
    Le problème de la forme et des réalités métaphysiques du soufisme était déjà soulevé au xe siècle par Hu?wir? (m.?1072) : «?c’est aujourd’hui un nom sans réalité alors que c’était jadis une réalité sans nom?», cité par Chodkiewicz 1984c, p.?42.
  • [31]
    Cité par Kal?b???, Traité de soufisme, p.?91 : «?Sache que les sciences des soufis sont les sciences des états spirituels.?»
  • [32]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?8.
  • [33]
    Sur la méthodologie d’Ibn Taymiyya et les fondements de la religion, voir Laoust 1939, p.?226-259?; Ibn Taymiyya, La profession de foi d’Ibn Tamiyya, p.?84, n°?260.
  • [34]
    Ibn Taymiyya, La profession de foi d’Ibn Tamiyya, p.?84.
  • [35]
    Ibn Taymiyya, La profession de foi d’Ibn Tamiyya, p.?84.
  • [36]
    Pour la définition d’al-qur?n al-?al??a, voir Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XXVII, p.?384-385.
  • [37]
    Muslim, ?a???, 44:52:213 (k. fa??’il al-?a??ba)?; cité dans Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?14.
  • [38]
    Sur le thème de la dégénérescence du temps, voir Geoffroy 1995a, p.?176-177.
  • [39]
    Concernant sa position vis-à-vis des innovations, voir Ibn Taymiyya, La profession de foi d’Ibn Tamiyya, p.?83, n°?256.
  • [40]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?6.
  • [41]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?10.
  • [42]
    À propos d’Ab? Yaz?d Bis??m? et de ses šat?, voir Massignon 1999, p.?273-287. C’est également à Massignon que nous empruntons l’expression «?locutions théopathiques?».
  • [43]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?220-221.
  • [44]
    C’est-à-dire aux trois fondements de la religion?: le Coran, la Sunna et le consensus des Salaf.
  • [45]
    Concernant sa position sur le sam??, voir Michot 1991.
  • [46]
    Concernant l’audition fortuite, voir Michot 1991, p.?65-67.
  • [47]
    Sur le haschich, voir le recueil des fatwa d’Ibn Taymiyya traduit par Michot 2001a, p.?77-153.
  • [48]
    Kal?b??? vante les bienfaits du sam??, de même que ?unayd y est favorable (voir Kal?b???, Traité de soufisme, p.?183-184).
  • [49]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?10-11.
  • [50]
    Notons qu’ici, Ibn Taymiyya analyse le mi?r?? du Prophète dans la perspective d’une expérience mystique.
  • [51]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?221.
  • [52]
    Coran 7?: 143??; cité dans Ibn Taymiyya, Ma?m?? al?fat?w?, vol.?XI, p.?13.
  • [53]
    Kal?b???, Traité de soufisme, p.?124.
  • [54]
    Kal?b???, Traité de soufisme, p.?124.
  • [55]
    Kal?b???, Traité de soufisme, p.?128.
  • [56]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?18.
  • [57]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?82?(trad. Michot 2000, p.?1).
  • [58]
    Idée du mu?addid exprimée dans Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?434-435.
  • [59]
    Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?18.
  • [60]
    Coran 4?: 69?; trad. D. Masson, à l’exception de ?idd?q?n et ??li??n que nous avons traduits par «?véridiques?» et «?vertueux ». Cité dans Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?17.
  • [61]
    Ce passage de l’épître vise implicitement la doctrine de la wal?ya («?sainteté?») de l’école d’Ibn??Arab? qui, selon la compréhension d’Ibn Taymiyya, prétend à la suprématie du wal? («?saint?») sur le nab? (prophète). Sur ce débat et la position d’Ibn Taymiyya, voir Chodkiewicz 1984a, p.?146-158?; Laoust 1939, p.?179-203.
  • [62]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?18.
  • [63]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?19.
  • [64]
    Dans ce cas bien précis, il s’agit du Coran et du hadith quds?, dit «?des actes surérogatoires?(naw?fil) », cité par Bu??r?, ?a???, 81?:?38?:?2 (k. al-raq?q)?; Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?22-23. Trad. infra, p.?135. Ibn Taymiyya mentionne à trente reprises ce hadith dans les Ma?m?? al-fat?w?. Pour l’usage de ce hadith par les auteurs soufis, voir Graham 1977, p.?173-174. Extrait de notre traduction : «?Dieu a dit?:?quiconque montre de l’hostilité à un de «?Mes Amis?» (wal?), Je lui déclare la guerre. Mon serviteur ne s’approche de Moi que par ce que J’aime le plus, par les devoirs religieux que Je lui ai enjoints, puis Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par des œuvres surérogatoires (naw?fil) jusqu’à ce que Je l’aime. Quand Je l’aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit et son pied avec lequel il marche. C’est donc par Moi qu’il entend, qu’il voit, qu’il saisit, et qu’il marche. […]?»
  • [65]
    Concernant le thème de la wal?ya (ou wil?ya), voir Chodkiewicz 1984c . Sur la réaction d’Ibn Taymiyya contre la doctrine de la «?sainteté?» (wal?ya) chez Ibn ?Arab? (m.?1240), voir supra, n°?62.
  • [66]
    Pour les occurrences de?muqta?id, voir Coran 31?:? 32?; 35?:?32.
  • [67]
    Pour a???b al-yam?n?et a???b al-maymana, voir Coran 56?:?8, 27, 90-91; 74?:?39?; 90?:?18.
  • [68]
    Pour?muqarrab?n, voir Coran 3?:?45?; 7?:?114?; 26?:?42?; 56?:?11, 88?; 83?:?21, 28. Nous ne citons pas les versets où muqarrab?n désigne les anges rapprochés de Dieu.
  • [69]
    Pour s?biq?n, voir Coran 23?:?61?; 35?:?32 ; 56?:?10. D. Masson traduit s?biq?n par «?les premiers arrivés?». Toutefois, notre choix se base sur le sens de s?biq(?n), exprimé dans les autres occurrences coraniques, ainsi que sur les différentes exégèses?que nous citons ci-après (n°?71), où le terme s?biq?n désigne ceux qui «?devancent?» les autres croyants dans la foi, la prière, les bonnes actions, etc.
  • [70]
    ?abar?, ??mi? al-bay?n, vol.?XX, p.?183-184?; T?a?lab?, al-Kašf wa-l-bay?n, vol.?IX, p.?202-203?; M?ward?, al-Nukat wa-l-?uy?n, vol.?V, p.?449?; Ibn ?A?iyya, al-Mu?arrar al-waj?z, vol.?V, p.?240?; Ibn al-?awz?, Z?d al-mas?r, vol.?VIII, p.?134?; R?z?, Maf?t?? al-?ayb, vol.?XIX, p.?146-147. Concernant l’opinion d’Ibn Taymiyya à propos des exégètes cités ci-dessus, voir Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XIII, p.?345-385.
  • [71]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XIII, p.?385.
  • [72]
    ?abar?, ??mi? al-bay?n, vol.?XXII, p.?290.
  • [73]
    Pour l’expérience de la proximité divine chez ?arr?z (m.?890), voir Nwyia 1991, p.?252-267.
  • [74]
    Taqarraba, Ve forme verbale de la racine qrb, implique l’idée d’une recherche «?active?» de la part du sujet (dans notre cas, le serviteur). Alors que muqarrab?n, participe passif de la IIe forme verbale, signifie ceux qui sont rapprochés (ici, Dieu rapproche Ses serviteurs de Lui-même).
  • [75]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?22-23.
  • [76]
    L’idée de ces «?deux degrés de la vie spirituelle?»?– d’une part, l’observance?des obligations religieuses par le serviteur (?ib?da), et d’autre part, l’action de la grâce divine (minna) envers son wal? – est également exprimée par Tirmi?? (m.?898) dans son Kit?b ?atm al-awliy?’. Voir Chodkiewicz 1984c, p.?44-45.
  • [77]
    Le verbe utilisé est?: taqarraba.
  • [78]
    Kal?b???, Traité de soufisme, p.?118.
  • [79]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?6-7.
  • [80]
    À propos de cet ouvrage majeur de Sulam?, voir Thibon 2009, p.?396-404.
  • [81]
    «?[…] wa ?abad?-hu bi-’a?la? al-?ib?da wa-inq?d? ilay-hi bi-l-šawq wa-l-ma??aba?», extrait de Sulam?, ?aq?’iq al-tafs?r, vol.?II, p.?300. Il s’agit d’une édition non critique signalée (mais non évaluée) par Thibon 2009, p.?396, n°?625.
  • [82]
    Voir Thibon 2009, p.?404-406.
  • [83]
    Ibr?h?m al-?aww?? (m.?904), voir Ab? Nu?aym al-I?bah?n?, ?ilyat al-awliy?’, vol.?X, p.?225-231.
  • [84]
    Gloton 2007, p.?28 et p.?201.
  • [85]
    Traduit à partir du texte arabe dans Sulam?, Ziy?d?t ?aq?’iq al-tafs?r, p.?192-193.
  • [86]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al?fat?w?, vol.?XIII, p.?362.
  • [87]
    Pour les sources de Sulam?, voir Böwering 1996?; Thibon 2009, p.?405, n°?681.
  • [88]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al?fat?w?, vol.?XIII, p.?242-243.
  • [89]
    Voir supra, n°?4.
  • [90]
    Un aperçu de l’organisation de l’État mamelouk et de la rivalité entre émirs est donné dans Garcin 1995, p.?343?352.
  • [91]
    De son propre aveu, c’est pour répondre à ces problèmes qu’il entreprit, vers 1299, la rédaction de sa profession de foi W?si?iyya, à la demande du cadi chaféite de W?si? qui «?se disait inquiet de l’état d’ignorance dans lequel les autorités mongoles laissaient les populations musulmanes d’Irak?», cité dans Ibn Taymiyya, La profession de foi d’Ibn Tamiyya, p.?14. Sur son réformisme en général, voir Laoust 1962. Sur les polémiques autour de la conversion à l’islam du souverain mongol ??z?n ??n (r. 1295-1304), voir Aigle 2008.
  • [92]
    Ibn Taymiyya juge contreproductif le rigorisme des fuqah?’. En effet, leur interprétation de la loi est si rigide, selon lui, qu’ils s’obligent à la contourner par des subterfuges juridiques. Voir Laoust 1962, p.?29.
  • [93]
    Pour l’effort de guerre mamelouk, voir Garcin 1995, p.?352-354?; Amitai-Preiss 1995, p.?214-235?; Aigle 2008, p.?1-4.
  • [94]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?435?; trad. Michot 2007, p.?57.
  • [95]
    Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?XI, p.?21.
  • [96]
    Sur la doctrine des «?stations et états spirituels?» (al-maqam?t wa-l-a?w?l), voir Gardet et Anawati 1976, p.?41-43?; Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?5-15. Pour l’énumération des «?Stations et états spirituels?», voir Kal?b???, Traité de soufisme, p.?91-161?; An??r?, Chemin de Dieu : trois traités spirituels, p.?86-150.
  • [97]
    Pour les soufis, le Prophète incarne le modèle parfait du maître spirituel, en qui s’équilibrent l’exotérique et l’ésotérique. Voir Gril 1996c, p.?29.
  • [98]
    Geoffroy 1995b, p.?89.
  • [99]
    Rôle qui fut attribué à ?az?l? (m.?1111) par l’orientalisme du xixe siècle.
  • [100]
    Voir Ibn Taymiyya, Ma?m?? al-fat?w?, vol.?X, p.?5-15. Par ailleurs, il affirme que, selon les ahl al-sunna wa-l-?am??a, «?la religion (d?n) et la foi (?m?n) consistent en paroles et en actes?: en paroles du cœur et de la langue, en actes du cœur, de la langue et des membres?», (voir Ibn Taymiyya, La profession de foi d’Ibn Tamiyya, p.?73).
Français

Héritée de l’orientalisme du XIXe siècle et accentuée par l’avènement du wahhabisme et du salafisme, la réputation anti-soufie d’Ibn Taymiyya n’a cessé de voiler la réalité de son œuvre à portée mystique. Celui que l’on présente comme l’ennemi juré du soufisme aurait pourtant appartenu à la confrérie soufie Q?diriyya. Les préjugés sur Ibn Taymiyya et son école hanbalite, d’une part, et les difficultés spécifiques à l’approche de la mystique musulmane, d’autre part, ont été des obstacles majeurs à une étude approfondie sur les relations du savant hanbalite au ta?awwuf. L’épître al-??fiyya wa-l-fuqar??, qui fait l’objet du présent travail, révèle non seulement son approbation explicite du soufisme, mais encore une défense énergique de cette discipline contre ceux qui la condamneraient en tant que telle. En outre, une lecture attentive de cette épître, associée aux faits historiques et à d’autres écrits du šay? al-isl?m, laisse transparaître une doctrine mystique dans la lignée des grands maîtres soufis, tels ?unayd, Ab? Bakr al-Kal?b???, Ab? ??lib al-Makk?, ?Abd al-Ra?m?n al-Sulam? et autres.

  • soufisme
  • Ibn Taymiyya
  • islam
  • sunnisme
  • wahabisme
  • mystique musulmane

Mots-clés éditeurs : Ibn Taymiyya, islam, mystique musulmane, soufisme, sunnisme, wahabisme


English

Inherited from 19th century Orientalism and enhanced by the advent of Wahhabism and Salafism, Ibn Taymiyya’s anti-sufi reputation has continued to obscure the mystical aspect of his work. The Hanbali scholar, described as the sworn enemy of Sufism, however, would have belonged to the Q?diriyya Sufi order. Prejudices concerning Ibn Taymiyya and his Hanbali school, as well as specific difficulties in the approach towards Islamic mysticism, have been major obstacles to a comprehensive study on the relationship of Ibn Taymiyya to Sufism. The epistle al-?ufiyya wa-l-fuqar?, which is the subject of this work, reveals not only his explicit approval of Sufism, but also a vigorous defence of this discipline against those who would condemn it as such. In addition, a careful reading of this epistle, combined with historical facts and other writings of the Hanbali scholar, reveal a mystical doctrine in the tradition of great Sufi masters such as ?unayd, Ab? Bakr al-Kal?b???, Ab? ??lib al-Makk?, ?Abd al-Ra?m?n al-Sulam? and others.

  • sufism
  • Ibn Taymiyya
  • islam
  • sunnism
  • wahabism
  • islamic mysticism

Mots-clés éditeurs : Ibn Taymiyya, islam, islamic mysticism, sufism, sunnism, wahabism


‫‫العربية‪

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Date de mise en ligne : 15/06/2012

https://doi.org/10.4000/beo.330