À l’île de la Réunion, les planteurs de canne à sucre aux prises avec la réduction des pesticides
- Par Erwan Molinié
Pages 165 à 171
Citer cet article
- MOLINIÉ, Erwan,
- Molinié, Erwan.
- Molinié, E.
https://doi.org/10.3917/bifu.001.0165
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- Molinié, Erwan.
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https://doi.org/10.3917/bifu.001.0165
« Regarde un champ de canne. Dès que tu vois un peu autre chose, c’est des mauvaises herbes. Ça peut-être du fataque, nom latin panicum maximum, ça porte bien son nom. Donc l’enherbement, c’est un énorme problème ».
C’est une véritable bataille à laquelle se livrent les planteurs de canne à sucre et les « mauvais herbes » à l’île de la Réunion. Qu’il s’agisse du bien nommé Panicum maximum jacq, (le fataque), de Rottboeillia cochinchinensis (le fataque duvet), de Cynodon dactylon (le chien dent fil de fer) ou encore de Sorghum arundinaceum appelé Maïs Cafre, toutes ces plantes ont pour caractéristique d’être considérées comme des « mauvaises herbes », des concurrentes de la canne à sucre qui doivent être éliminées. La gestion de cet enherbement est cruciale pour le planteur. S’il ne parvient pas à le gérer il prend le risque de voir son rendement dégringoler, et donc de perdre la quasi-totalité de son revenu. Pour lutter contre cette « invasion », il doit faire « le choix des armes » comme le titre le magazine spécialisé Carocanne de juillet 2011 à propos du désherbage de la canne à sucre.
Ces « armes », ce sont principalement les herbicides chimiques tels le 2-4D, le glyphosate ou encore le S-métolachlore qui annihilent les graines et les herbes indésirables. Pourtant, malgré cette lutte chimique qui leur est imposée, les « mauvaises herbes » résistent, comme nous l’explique ce planteur : « Les mauvaises herbes elles s’habituent à ces matières actives là. En fait ça fait bientôt 35 ans voir même plus qu’on utilise les mêmes matières actives dans nos champs…
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