Compte rendu

Yves Charbit (éd.), La Population des pays en développement . Paris, La Documentation française, coll.. « Les études de la documentation française », 2001, 175 p.

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  • Gautier, A.
(2002). Yves Charbit (éd.), La Population des pays en développement . Paris, La Documentation française, coll.. « Les études de la documentation française », 2001, 175 p. Autrepart, 24(4), V-V. https://doi.org/10.3917/autr.024.0185e.

  • Gautier, Ariette.
« Yves Charbit (éd.), La Population des pays en développement . Paris, La Documentation française, coll.. “Les études de la documentation française”, 2001, 175 p. ». Autrepart, 2002/4 n° 24, 2002. p.V-V. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-autrepart-2002-4-page-V?lang=fr.

  • GAUTIER, Ariette,
2002. Yves Charbit (éd.), La Population des pays en développement . Paris, La Documentation française, coll.. « Les études de la documentation française », 2001, 175 p. Autrepart, 2002/4 n° 24, p.V-V. DOI : 10.3917/autr.024.0185e. URL : https://shs.cairn.info/revue-autrepart-2002-4-page-V?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/autr.024.0185e


Notes

  • [12]
    Cf. John Ross, John Stover, Amy Willard, Profiles for Family Planning and Reproductive Health Programs, 116 Countries, New York, Future Group International, 1999 ; Agnès Guillaume, Marc Pilon (éd.), Maîtrise de la fécondité et Planification familiale, Paris, IRD, 2000.

1 En janvier 2000 la population mondiale a dépassé les six milliards d’habitants, alors qu’elle avait attendu 1804 pour dépasser le premier milliard. Or, 95 % de cet accroissement vient désormais des pays en développement, qui abritent plus des trois quarts de la population mondiale. C’est dire l’intérêt de ce thème, traité ici en sept parties qui, toutes, différencient les évolutions selon les grandes régions du monde, tout en décrivant plus en détail quelques pays : Kenya, Brésil, Bangladesh. En effet, il n’est plus possible de traiter de façon uniforme des pays en développement, tant la diversité est importante. Les sources utilisées proviennent principalement des Nations unies, bien que Vandewalle utilise les fameuses enquêtes démographiques et de santé de Macro-International, et Véronique Petit de nombreuses monographies.

2 Yves Charbit décrit la diversité des taux de croissance actuels, qui conduit à remettre en question le paradigme dominant en démographie : la transition démographique, lequel avait mis en évidence le rôle de la mortalité infantile et de la modernisation socioculturelle en généralisant l’évolution des pays développés à ceux en développement, pour insister sur la complexité des facteurs en jeu. En Asie, le développement économique, le confucianisme, mais aussi les politiques de population ont joué un grand rôle, alors qu’en Amérique latine, ce serait plutôt l’urbanisation et la modernisation pour les groupes pionniers, le malthusianisme de pauvreté pour les groupes plus pauvres. Alors qu’on a longtemps parlé de l’exception africaine, ce n’est plus le cas aujourd’hui, car la fécondité de certains pays d’Afrique noire a commencé à baisser. Dominique Waltisperger analyse la concentration des pays vers des espérances de vie à la naissance supérieures à 70 ans, qui cache néanmoins des évolutions contrastées et une mortalité masculine plus précoce malgré le maintien d’une mortalité maternelle élevée. La mortalité infantile baisse plus rapidement que la mortalité juvénile, malgré le maintien d’une forte malnutrition. Après une bonne présentation des biais propres aux différents indicateurs de la fécondité, Michèle Dion présente les évolutions actuelles, qui peuvent être liées au retard de l’âge au mariage ou à l’utilisation de la contraception, encore rare en Afrique noire par exemple. Catherine Scornet étudie l’évolution des positions internationales sur les politiques de population : du malthusianisme contesté en 1974 au consensus sur les droits reproductifs en 1994, avant de présenter les politiques, contraignantes en Asie, plus respectueuses officiellement des individus en Amérique latine, de plus en plus fréquentes en Afrique. Elle évoque les opérations de communication, comme les feuilletons télévisés, mais pas l’accès à des services de contraception, alors qu’il reste très difficile pour la moitié des habitants des pays en développement  [12]. L’étude d’Hélène Vandewalle sur les ménages et les structures familiales est plus originale. Elle explique d’abord les difficultés conceptuelles de ces notions, ainsi deux enquêtes sur le Mali donnent des chiffres moyens de ménage très différents : 5,3 ou 13 selon la définition utilisée. La croissance de la proportion de femmes chefs de ménage est générale, même si ses causes et ses conséquences ne sont pas univoques. L’article de Véronique Petit sur les migrations internationales est riche et documenté. L’Afrique de l’Ouest est passée d’une mobilité imposée par le colonialisme à des migrations sud-nord et des mouvements de réfugiés, lesquels sont cependant surtout concentrés en Afrique du Centre et de l’Est L’Afrique du Sud est le pivot du système migratoire de l’Afrique centrale. Le Maghreb reste tourné vers l’Europe alors que les migrations ont pris une ampleur sans précédent en Asie, notamment vers les pays producteurs de pétrole. La mobilité latino-américaine était surtout tournée vers le Venezuela et l’Argentine jusqu’en 1980, date à partir de laquelle elle s’est dirigée vers l’Amérique du Nord.

3 Cet ouvrage de synthèse informera donc les non-spécialistes sur les évolutions les plus récentes. On peut regretter que la bibliographie soit succincte et répétitive d’un article à l’autre, alors que certaines références ne sont pas citées (par exemple sur le Kenya)

4 Ariette Gautier


Date de mise en ligne : 01/01/2012

https://doi.org/10.3917/autr.024.0185e