BAUMEISTER Peter, Der Fries des Hekateions von Lagina, Neue Untersuchungen zu Monument und Kontext (Byzas, 6), Istanbul, DAI Istanbul, 2007, 1 vol. 19,5 × 21,5, X + 252 p., 11 fig. ds t., 43 pl. h. t., 2 dépl.
Pages 345p à 438p
Citer cet article
- MACHAIRA, Vassiliki,
- Machaira, Vassiliki.
- Machaira, V.
https://doi.org/10.3917/arch.092.0345p
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- Machaira, V.
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https://doi.org/10.3917/arch.092.0345p
Notes
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[14]
A. SCHOBER, Der Fries des Hekateions von Lagina (Ist. Forsch., 2), Istanbul, 1933.
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[15]
G. MENDEL, Musées impériaux ottomans. Catalogue des sculptures grecques, romaines et byzantines, I, Constantinople, 1912, p. 428-533 : des dessins illustrent les descriptions très détaillées des plaques conservées au Musée d’Istanbul.
-
[16]
U. JUNGHöLTER, Zur Komposition der Lagina-Friese und zur Deutung des Nordfrieses, Francfort/Main, 1989 : il s’agit aussi d’une thèse de doctorat, soutenue à l’Université de Marburg. Il y a de beaux dessins de la frise, mais pas de photographies.
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[17]
Il nous semble que P. B. aurait au moins dû présenter une description sommaire des plaques avant de proposer un arrangement par côté ; il n’est pas commode pour le lecteur de devoir toujours recourir aux publications de Mendel (op. cit., n. 2) ou de Schober (op. cit., n. 1), d’autant plus que leur date de parution est assez ancienne. Un grand nombre de bibliothèques universitaires ne possède pas de livres de date aussi lointaine. Schober, par ex., tient compte des descriptions minutieuses de Mendel et ne fait que de très courtes et denses notices, sauf dans le cas où son opinion diffère (SCHOBER, op. cit., n. 1, p. 27) ; cf. aussi JUNGHöLTER, op. cit., n. 3, p. 72 sq.
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[18]
A. DELIVORRIAS, s.v. « Aphrodite », nos 599-602 dans LIMC, II, 1984 ; voir aussi P. I. CHATZIDAKIS, , Athènes, 2003, p. 306-307.
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[19]
I. LEVENTI, V. MACHAIRA, s.v. « Zeus », nos 259, 262 dans LIMC, VIII, 1997, entre autres ; de plus il n’est pas acceptable du point de vue méthodologique de proposer des comparaisons avec des copies dont la date et le lieu de provenance sont trop éloignés. Remarquons encore le schéma des bras inversés à Rhodes, que l’on retrouve aussi sur la fig. 7 de la plaque 201 : Ch. DOUMAS, Arch. Delt., 29, 1973-1974, Chron. B 2, pl. 736 b (pour la statuette rhodienne).
-
[20]
G. GUALANDI, Artemis-Hekate, Un problema di tipologia nella scultura ellenistica, RA, 1969, p. 233-272 ; A. LINFERT, Kunstzentren hellenistischer Zeit, Wiesbaden, 1976, p. 156-158 ; A. DELIVORRIAS, s.v. « Aphrodite », nos 293-298, et L. KAHIL, s.v. « Artemis », nos 875-877 dans LIMC, II, 1984.
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[21]
Cf. une statue au Musée de Çanakkale et une autre au Musée national archéologique d’Athènes : R. ÖZGAN, Die Skulpturen von Stratonikeia, Bonn, 1999, p. 51, pl. 12 d ; V. MACHAIRA, B , To Mouseion, 4, 2004, p. 29-36.
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[22]
Pour le motif de la jambe surélevée et posée sur un rocher, voir les figures féminines, plutôt demi nues, parfois identifiées comme Aphrodite : A. DELIVORRIAS, s.v. « Aphrodite », nos 644-648, dans LIMC, II, 1984 ; V. MACHAIRA, A B A , dans 2400 . B 3 (1523), vol. A (Actes du Congrès, Rhodes, 1993), Athènes, 1999, p. 178, n. 39, pl. 72 d.
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[23]
A. CERMANOVIC-KUZMANOVIC, H. KOUKOULI-CHRYSANTHAKI, V. MACHAIRA, M. OPPERMANN, P. PANTOS, I. POPOVIC, s.v. « Heros Equitans », nos 1-67 dans LIMC, VI, 1992.
-
[24]
Comme le titre de l’excursus, p. 193-218, le justifie.
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[25]
Concerne les plaques de plus petites dimensions, provenant selon toute probabilité de l’autel, n’ayant pas de place sur le temple (p. 237-239) ; cf. SCHOBER, op. cit., n. 1, 105 sq.
1 Soixante-quatorze ans après la première étude fondamentale sur la frise de l’Hécatéion de Lagina en Carie [14], la thèse de P. Baumeister, préparée à l’Université de Bonn, reprend, sous le même titre, l’analyse et l’interprétation de ce monument, qui sert de point de référence pour toute recherche sur la sculpture (et l’architecture) hellénistique récente. Il est étonnant que P. B. donne à son livre un titre identique à celui de la monographie de Schober, en annonçant toutefois, en sous-titre, des « recherches nouvelles » sur le monument lui-même et son contexte.
2 Dans son introduction (p. 1-2), P. B. insiste sur l’importance capitale du temple d’Hécate et de sa frise pour la sculpture hellénistique et pose sa problématique ; ensuite, il expose en détail et très soigneusement l’historique (p. 3-10) de la découverte du temple et des éléments architecturaux ; il met l’accent sur les recherches concernant la frise, depuis les premiers rapports des voyageurs en Asie Mineure (p. 3), les premières fouilles sur place au XIXe s. (p. 4-5) jusqu’aux recherches scientifiques les plus récentes sur le site (p. 5-8). Enfin, il donne l’état de conservation actuel des plaques de la frise (p. 8-10). P. B. n’hésite pas à reconnaître que Mendel [15] ainsi que Schober et, plus récemment, Junghölter [16] ont suffisamment abordé le sujet de la disposition des plaques et de leur répartition sur les quatre côtés du temple (p. 10, n. 45), ainsi que l’interprétation de leurs thèmes mythologiques ou historiques, d’autant plus que manquent toujours des éléments fixes de datation externe (p. 14-15).
3 Sans donner de description [17] ni de relecture des plaques, P. B. commente, dans les deux chapitres suivants, d’abord la datation (p. 11-33), puis l’interprétation des scènes (p. 35-65). Or, pour ce qui concerne la datation, une partie fondée sur l’épigraphie et l’architecture (p. 11-16) est suivie de remarques en principe stylistiques (p. 16-23 et fig. 1), portant sur les figures de la frise (la conception stylistique des corps, le rendu des vêtements et la situation des figures dans l’espace), et de comparaisons (p. 23-32) ; P. B. conclut ainsi à une date de la frise du temple d’Hécate entre 110 et 90 av. J.-C. (p. 32-33).
4 Dans le chapitre qui suit, P. B. expose rapidement l’interprétation des scènes (p. 35-65) sur chaque côté de la frise : celle des côtés Est, Sud et Ouest est très brièvement présentée (p. 36-38), celle du côté Nord retenant plus particulièrement l’attention de P. B. (p. 38-61) ; il discute plus spécifiquement du rôle des Amazones dans l’art d’Athènes et d’Asie Mineure (p. 47-61), proposant une nouvelle interprétation du projet de construction de l’Hécatéion de Lagina. Il consacre par la suite une partie à l’interprétation des « Nebenfiguren » des côtés Est, Sud et Nord (p. 61-65) : en tout cas, la comparaison des attributs tels que les vases avec ceux représentés sur les monnaies (p. 62-63), nous semble excessive. P. B. n’arrive pas, lui non plus, à des résultats plus sûrs que ceux déjà proposés, par manque d’attributs ou de contexte précis.
5 Le chapitre suivant est consacré au processus de la construction (p. 67-95) ; s’agit-il, notamment, d’ateliers organisés, ou bien de collaborations temporaires d’artistes ? P. B. examine d’abord la frise elle-même (p. 71-87), puis le kymation lesbique (p. 87-95). À la suite de son étude stylistique dans le chapitre de la datation (p. 11-33), P. B. arrive à reconnaître différents ateliers de sculpteurs (p. 71-81 et fig. 2-6) et à regrouper les plaques venant du même atelier ; il distingue ainsi trois groupes de modèles et six ateliers (p. 82-87, dépl. 2). Au sujet de l’exécution du kymation dans les plaques conservées, P. B. constate des différences et, même pour des plaques attribuées au même atelier de sculpteurs (p. 90), il conclut que les éléments architectoniques décoratifs ont été exécutés rapidement et ne présentent pas d’homogénéité (p. 95).
6 Dans le chapitre suivant (p. 97-150), P. B. a rédigé plusieurs synthèses sur la frise de Lagina et son contexte artistique : le chapitre est constitué de cinq unités dont chacune a un contenu différent. Une première partie synthétique porte sur l’histoire et la géographie de la Carie et ses alliances successives avec les royaumes hellénistiques (p. 98-105) et, plus précisément, sur l’histoire de Stratonicée et de Lagina (p. 106-108). P. B. examine alors des frises de monuments cariens, dans l’idée de démontrer les caractéristiques communes de l’art hellénistique récent dans cette région (p. 108-123). Puis, il essaie de repérer les éléments stylistiques communs à la sculpture en ronde bosse et à celle en relief, aussi bien en Carie (p. 123-132) qu’à Rhodes (p. 133-136), à Cos (p. 136) et dans d’autres centres micrasiatiques (p. 136-137), afin de préciser les influences sur la frise et l’art cariens en général (p. 137-148). P. B. se pose enfin la question de l’origine de l’artiste de la frise de l’Hécatéion de Lagina (p. 148-150).
7 Il ne manque pas de remettre la frise dans son contexte architectural (p. 151-162), après certaines observations sur les travaux et leur coordination par rapport à la frise (p. 67-95).
8 Certains chapitres, comme par ex. ceux consacrés aux thèmes iconographiques et à la manière de les traiter (p. 163-193), ainsi que la typologie de certaines figures et la signification des compositions (p. 193-218), mériteraient une approche plus systématique, pas seulement théorique ; l’iconographie n’est pas le point fort de cette monographie. La brève synthèse sur la composition ainsi que l’arrangement des figures et des scènes (p. 165-169, dépl. 1) est très affaiblie par son caractère uniquement descriptif ; on attendrait un commentaire plus explicite au sujet de la disposition des plaques, lorsque celle-ci diffère de celle proposée par Schober ou par Junghölter (p. 165, n. 689).
9 En ce qui concerne la typologie sélective, citons à titre d’exemple l’incertitude à propos du type de l’Aphrodite Pontia-Euploia (p. 197-199), plaque 200, fig. 4 ; il semble difficile de reconnaître un tel type qui, par ailleurs, n’est en général pas accepté par les chercheurs, si ce n’est pour un type de femme à demi nue accoudée [18] sur un tronc d’arbre ou un rocher, ou sur tout autre support. Le type de la divinité assise (p. 199), plaque 211, fig. 6, rapproché du type de Zeus (ou Sarapis ?) trônant, est connu également d’autres sites d’Asie Mineure et de l’Égée du Sud-Est, comme par ex. à Tralles et à Rhodes [19], déjà à l’époque hellénistique. Il manque des références bibliographiques détaillées sur le type de l’Aphrodite Tiepolo [20], dite « Artémis-Hécate » (p. 134, n. 544), pour éclairer des figures sculptées sur les plaques de l’Hécatéion. L’interprétation proposée pour la figure féminine à la jambe surélevée (p. 211), plaque 206, fig. 2, comme variante du type Tiepolo, est erronée ; le motif du sein dénudé se rencontre rarement sur ce type d’Aphrodite [21], nous devons y reconnaître des allusions à d’autres types [22]. Pour le type du « Heros mit Pferd » (p. 201-202), plaque 205, fig. 6, nous pouvons aussi remarquer des prédécesseurs dans l’Antiquité classique [23]. Enfin, la « plongée » [24] dans l’iconographie (p. 204-213) est très sommaire. De plus, la frise Ouest et ses relations avec le Grand Autel de Zeus à Pergame sont commentées de façon superficielle (p. 213-215).
10 Pour ce qui concerne les « recherches récentes » annoncées dans le titre, à l’exception de la mise à jour de la bibliographie – pas toujours cohérente ni complète –, qui met l’accent sur les publications allemandes, on ne signalera que la mention des trouvailles récentes [25] pourtant inédites (p. 230-233), connues seulement à partir de chroniques et de communications orales (Appendice, p. 229-240).
11 Un résumé en turc (p. 241-247) est suivi de la liste des abréviations bibliographiques (p. 249-250) – mais il n’y a pas de bibliographie générale – et de la table des planches (p. 251-252) ; or, si la provenance des photographies est donnée, il manque, comme partout dans le texte, la mention du lieu de conservation et du numéro d’inventaire des plaques.
12 Cette étude paraît ambitieuse ; or il s’agit tout au plus d’une très bonne synthèse actualisée, qui n’apporte pas pour autant les résultats qu’on pouvait en attendre. Son plan (voir la table des matières) n’est vraiment pas clair ; P. B. a voulu aborder le plus de questions possibles, ce qui l’a empêché de parvenir à un but concret. En fait, il a réalisé une étude technique et stylistique par excellence sur le monument et les problèmes de répartition des plaques de la frise en place, mais sans étude typologique ni iconographique des figures. Ajoutons, enfin, qu’un index général aurait été important et utile pour un tel travail.
13 En ce qui concerne l’édition, nous regrettons de devoir signaler plusieurs fautes de frappe ; citons, à titre d’exemple, même parmi les titres des ouvrages abrégés (p. 249) : Bruns-Özgan, Altares au lieu d’Altars ; Davesne, friese au lieu de frise ; Stampolidis, Dionysiou au lieu de Dionysou ; voir aussi les notices 402, 404, entre autres. Et encore p. 197 n. 795 où l’auteur de l’article « Aphrodite » dans LIMC, II, 1984, paraît être R. Fleischer au lieu de A. Delivorrias, ce qui est répété dans les notices suivantes ; n. 796 Reichach au lieu de Reinach.
14 L’illustration se compose de 43 planches, pour la plupart des prises de vue récentes (1978), ainsi que des vues de détails, pas toujours réussies. Des illustrations de détails (fig. 1, p. 20) sous des angles différents n’aident pas davantage, dans la mesure où tout élément de comparaison manque. À l’inverse, rappelons la qualité de reproduction des photographies dans Schober (1933), ainsi que celle de la maquette des illustrations dans ce livre.
15 En conclusion, le livre est très didactique, synthétique pour certains chapitres d’introduction, difficilement organisé pour le sujet principal. Il fournit une bibliographie abondante et à jour, mais pas toujours complète, une illustration récente, une synthèse à caractère de manuel. P. B. prend parti pour une des hypothèses déjà proposées sans faire avancer, comme il est clair, la résolution des problèmes qui se posent depuis longtemps aux chercheurs.
16 Si l’on en juge d’après l’introduction de l’éditeur, la création de cette nouvelle série de l’Institut allemand d’Istanbul, Byzas, était bien nécessaire (à moindre coût, p. VII) ; or, à défaut de faire paraître les thèses dans leur version initiale, il aurait fallu un peu plus d’attention – du moins en ce qui concerne le présent ouvrage.
17 Vassiliki MACHAIRA,
18 Académie d’Athènes, Centre de Recherche sur l’Antiquité,
Anagnostopoulou 14,
GR-10673 Athènes.
vmachaira@ academyofathens. gr