Article de revue

Répondre de ses actes : forces et faiblesses des juridictions internationales

Pages 26 à 28

Citer cet article


  • Baudouin, P.
(2026). Répondre de ses actes : forces et faiblesses des juridictions internationales. Après-demain, nº 77(2), 26-28. https://doi.org/10.3917/apdem.077.0026.

  • Baudouin, Patrick.
« Répondre de ses actes : forces et faiblesses des juridictions internationales ». Après-demain, 2026/2 nº 77, 2026. p.26-28. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-apres-demain-2026-2-page-26?lang=fr.

  • BAUDOUIN, Patrick,
2026. Répondre de ses actes : forces et faiblesses des juridictions internationales. Après-demain, 2026/2 nº 77, p.26-28. DOI : 10.3917/apdem.077.0026. URL : https://shs.cairn.info/revue-apres-demain-2026-2-page-26?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/apdem.077.0026


Dans toute l’histoire de l’humanité une impunité absolue a longtemps prévalu pour les auteurs des crimes de masse les plus abominables. Alors même que d’immenses progrès ont été accomplis pour l’adoption de textes posant les règles de droit international applicables, leur effectivité ne peut être que compromise s’il n’existe pas de sanctions des violations commises. C’est ainsi qu’après les horreurs de la Première Guerre mondiale, la revendication est apparue de la nécessité d’une justice internationale. Peu après sa création en 1922 à l’initiative des ligues française et allemande, la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) a milité en faveur d’une telle juridiction, mettant en avant « La paix par les droits de l’Homme » et « Pas de paix sans justice ». Pourtant la justice internationale universelle est longtemps demeurée une utopie comme se heurtant à la souveraineté des États réfractaires à toute notion d’ingérence.
À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, l’idée d’une justice internationale a refait surface mais elle s’est limitée à la création des tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, légitimement saluée, tout en symbolisant néanmoins une justice des vainqueurs. Il a fallu attendre la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin pour que s’ouvre dans les années 1990 une période propice à l’émergence d’une justice internationale. Ce furent d’abord les tribunaux spéciaux sur l’ex-Yougoslavie (TPY siégeant à la Haye) ou sur le Rwanda (TPR siégeant à Arusha) dont la naissance a été largement motivée par le souci de compenser la lâche impuissance de la communauté internationale pendant ces deux conflits…


Date de mise en ligne : 21/05/2026

https://doi.org/10.3917/apdem.077.0026

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