Pour une école plus fraternelle
Pages 47 à 49
Citer cet article
- DELAHAYE, Jean-Paul,
- Delahaye, Jean-Paul.
- Delahaye, J.-P.
https://doi.org/10.3917/apdem.069.0047
Citer cet article
- Delahaye, J.-P.
- Delahaye, Jean-Paul.
- DELAHAYE, Jean-Paul,
https://doi.org/10.3917/apdem.069.0047
Notes
Notre république affiche fièrement au fronton de tous les lieux publics les valeurs qui sont les siennes : liberté, égalité, fraternité. Afin que nul n’en ignore, elle proclame dès l’article premier de sa Constitution qu’elle est une république « indivisible, laïque, démocratique et sociale ». L’école de la République devrait donc être, en principe, une école sociale, c’est-à-dire une école gratuite, ouverte à tous, mixte socialement et scolairement au moins durant le temps de la scolarité obligatoire, inclusive, favorisant l’égalité des droits de tous les citoyens devant l’instruction, donnant vraiment le plus d’attention et de moyens à ceux des enfants qui ont le plus de besoins. Si l’honneur d’une société se mesure à la place qu’elle fait à ceux qui sont, à un moment donné, en situation de fragilité, alors l’école de la République devrait être également une école fraternelle. La fraternité, c’est ce qui fait se tenir debout notre devise républicaine et lui donne tout son sens. Nos valeurs forment un tout.
Il faut malheureusement faire un constat peu digne pour notre pays. Comment en effet rendre compatibles avec les valeurs républicaines de tels écarts de réussite entre nos élèves et nos établissements scolaires ? Comment comprendre l’existence simultanée d’établissements scolaires en grande difficulté et d’établissements scolaires qui vont très bien, pas seulement des établissements privés mais aussi des établissements publics, réservés à une élite sociale et à quelques boursiers méritants …
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