L’opinion coloniale et la question de la relance de Saint-Domingue 1795-1802
Pages 63 à 80
Citer cet article
- BIANCARDINI, Baptiste,
- Biancardini, Baptiste.
- Biancardini, B.
https://doi.org/10.4000/ahrf.13548
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Notes
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[1]
Sous-titre du Journal historique et politique de la Marine et des Colonies, dont le premier numéro est daté du 18 août 1796 et le dernier du 6 juillet 1797.
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[2]
Yves Benot, « La Constitution de l’an I et ses Colonies », dans Françoise Naudin-Patriat (dir.), La Constitution du 24 juin 1793: l’utopie dans le droit public français ? Actes du colloque de Dijon, 16-17 septembre 1993, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, 1997.
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[3]
Voir Bernard Gainot, « La constitutionnalisation de la liberté générale sous le Directoire (1795-1800) » dans Marcel Dorigny (dir.), Les abolitions de l'esclavage : de L. F. Sonthonax à V. Schoelcher : 1793-1794-1848, Saint-Denis, Unesco, 1995 ou Frédéric Charlin, « L’expérimentation de l’identité législative aux colonies, de la Convention au Directoire » dans Frédéric Régent,
Jean-François Niort, Pierre Serna, (dirs.), Les colonies, la Révolution française, la loi, Rennes, PUR, 2014, p. 93-106. -
[4]
Voir Manuel Covo, « Le Comité des colonies », La Révolution française [En ligne], 3 | 2012, mis en ligne le 20 décembre 2012, consulté le 15 février 2015. URL : http://lrf.revues.org/692.
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[5]
Voir sur la question la thèse de Darell R. Meadows, The Planters of Saint-Domingue, 1750-1804 : Migration and Exile in the French Revolutionary Atlantic, États-Unis, UMI Dissertations Services, Ann Arbor (MI), 2004.
-
[6]
Ce succès était d’ailleurs peut-être un trompe l’œil, voir Silvia Marzagalli, « Le négoce maritime et la rupture révolutionnaire : un ancien débat revisité », AHRF, no 352, 2008, p. 184-207, et Paul Butel, « Succès et déclin du commerce colonial français, de la Révolution à la Restauration », Revue économique, 1989, vol. 40, n° 6, p 1079-1096.
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[7]
Du Pont de Nemours, Ephémérides du Citoyen, 1771, tome VI, p. 163-246. Voir aussi Michèle Duchet, Anthropologie et histoire au siècle des Lumières : Buffon, Voltaire, Rousseau, Helvétius, Diderot, Paris, Flammarion, 1978, p. 136-142.
-
[8]
« il s’agit simplement de tout abandonner à la volonté libre des individus, de seconder, par des institutions sages la pente de la nature », Condorcet, « Que toutes les classes de la Société n’ont qu’un même intérêt », Journal d’Instruction Sociale, 8 juin 1793, p. 54.
-
[9]
Vincent Marie Viénot Vaublanc, Souvenirs, Paris, F. Ponce Lebas, 1838, vol. 2 p. 4-5.
-
[10]
L’article de Jean-Yves Grenier, « Faut-il rétablir l’esclavage en France ? », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2/2010 (n° 57-2), p. 7-49, ne met pas assez l’accent sur la spécificité de cette période.
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[11]
« Tous les fonctionnaires publics dans les colonies françaises, excepté les départements des îles de France et de la Réunion, seront nommés par le Directoire jusqu'à la paix ».
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[12]
« Le Corps législatif peut autoriser le Directoire à envoyer dans toutes les colonies françaises, suivant l'exigence des cas, un ou plusieurs agents particuliers nommés par lui pour un temps limité. - Les agents particuliers exerceront les mêmes fonctions que le Directoire, et lui seront subordonnés ».
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[13]
Claude Wanquet, La France et la première abolition de l’esclavage : 1794-1804 : le cas des colonies orientales, Île de France (Maurice) et la Réunion, Paris, Éditions Karthala, 1998, p. 258-265.
-
[14]
« La Constitution de 95 n’admet point comme citoyens actifs ceux qui sont en état de domesticité. La Convention nationale, par son décret du 16 pluviôse, an 2, a affranchi tous les Nègres : voilà donc des hommes libres ; mais encore dans quelle classe doivent-ils être rangés ? » s’interrogent les rédacteurs du Journal historique et politique de la marine et des colonies, n° 98, 3 frimaire an V (23 novembre 1796). Pour comprendre comment la question est traitée sur place voir Carolyn E. Fick, « The Haitian Revolution and the Limits of Freedom : Defining Citizenship in the Revolutionary Era », Social History, 2007, vol. 32, nᵒ 4, p. 394‑414.
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[15]
Bernard Gainot, « Métropole/Colonies. Projets constitutionnels et rapports de forces. 1798-1802 » dans Yves Bénot et Marcel Dorigny (dirs.), Rétablissement de l'esclavage dans les colonies françaises. Aux origines de Haïti, Paris, Maisonneuve et Larose, 2003, p. 13-28.
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[16]
24 décembre 1794.
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[17]
Manuel Covo, Commerce, empire et révolutions dans le monde atlantique : la colonie de Saint-Domingue, entre métropole et États-Unis (ca. 1778-ca. 1804), Thèse de doctorat en histoire, sous la direction de François Weil, Paris, EHESS, 2013, p. 384-399
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[18]
« L’objet des colonies est de faire le commerce à de meilleures conditions qu’on ne le fait avec les peuples voisins, avec lesquels tous les avantages sont réciproques », Esprit des Lois, livre XXI, chap. XXI.
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[19]
Voir par exemple Laurent Dubois « “The Price of Liberty”: Victor Hugues and the Administration of Freedom in Guadeloupe, 1794-1798 », The William and Mary Quarterly, 1999, vol. 56, no 2, p. 363-392.
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[20]
« C'est maintenant que l'Anglais est mort » voir Yves Benot, « Comment la Convention a-t-elle voté l’abolition de l’esclavage en l’an II ? », AHRF, n° 293-294, 1993, p. 360.
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[21]
Il a publié à l’époque trois textes qu’il est délicat de dater précisément :
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[22]
Voir Alain Clément, « Du bon et du mauvais usage des colonies » : politique coloniale et pensée économique française au XVIIIe siècle », Cahiers d’économie Politique, 2009, n° 56, p. 113-114.
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[23]
« La Révolution française a frappé le commerce du monde entier ; le mal est universel ; c’est donc dans le commerce du monde entier que le commerce français doit puiser une nouvelle force », op. cit., p. 12.
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[24]
« Au reste tous ces systèmes de prohibitions ont, de tout temps, été plus nuisibles aux peuples en faveur de qui elles étaient ordonnées, qu’aux nations qu’on prétendait exclure, l’augmentation qui en résulte retombant toujours sur le consommateur, qu’on ne consulte point. », ibidem, p. 22.
-
[25]
Victor Collot, Mémoire sur la réorganisation de la colonie de Saint-Domingue, par Victor Collot, ex-gouverneur de la Guadeloupe ; Précédé de quelques vues générales sur un système de colonisation, Paris, 1800, p. 13.
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[26]
Expression citée par Alain Clément, op. cit. p. 122.
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[27]
De l’esclavage des nègres, et de l’état actuel de nos colonies, Paris, Masson, 1797, p. 9.
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[28]
Réflexions sur la colonie de Saint-Domingue : ou Examen approfondi des causes de sa ruine et des mesures adoptées pour la rétablir..., Paris, Garnery, 1796, 2 vol. Nous suivons ici Jean-Charles Benzaken qui attribue la parenté de ce texte à François Laplace dans son article « Who was the author of L’Histoire des désastres de Saint-Domingue, published in Paris in the year III ? », French History, June 2009, vol. 23, n° 2, p. 261-267.
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[29]
Ibidem, vol. 1, p. 16.
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[30]
Aperçu sur les intérêts des colonies françaises avec la République autant que les circonstances actuelles permettent de les traiter, Paris, impr. de Baudouin, An X, p. 10.
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[31]
« Smith prétend qu’il faut nommer cela un avantage relatif plutôt qu’un avantage absolu, et que s'il donne au pays qui en jouit quelque supériorité, c’est moins parce qu’il élève ses produits et son industrie, que parce qu’il abaisse l’industrie et les produits des autres pays. Cette distinction subtile ne présente dans le fait qu’un argument spécieux; car s’il résulte pour un pays un avantage réel de son commerce exclusif, ce commerce y élève nécessairement les produits et l’industrie, et c’est là le but principal vers lequel on doit tendre ». Charles Esmangart, Des Colonies françaises et en particulier de l’île de Saint-Domingue, Paris, H. Agasse, 1801, p. 9.
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[32]
Examen de cette question : quel sera pour les colonies de l'Amérique le résultat de la Révolution française, de la guerre qui en est la suite et de la paix qui doit la terminer ?
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[33]
Voir Pierre-Victor Malouet, Collection de mémoires et correspondances officielles sur l’administration des colonies : et notamment sur la Guiane française et hollandaise, Paris, Baudouin, 1802, vol. V, p. 265.
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[34]
Ibidem, vol. 4, p. 28 « Ainsi notre droit public, notre droit positif d’Europe, ne peuvent être obligatoires dans les colonies ».
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[35]
Charles Esmangart, Des Colonies françaises... op. cit, p. 35.
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[36]
Louis Antoine Esprit Rallier, Observations sur Saint-Domingue par Rallier, député d’Ille et Vilaine, membre du Conseil des anciens Paris, Impr. nationale, 1796, p. 18.
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[37]
Voir André Lapidus, « Le profit ou la domination : la figure de l’esclave dans l’économie d’Adam Smith », dans Fred Célimène et André Legris, (dirs.), L’économie de l’esclavage colonial, Paris, CNRS Éditions, 2002, p 47-72.
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[38]
Victor Collot, Mémoire sur la réorganisation de la colonie de Saint-Domingue… op. cit., p. 5. Page qui l’a lu reprend son argumentaire, Traité d’économie politique et de Commerce des Colonies, Paris, Brochot, 1801, vol. 1, p. 251.
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[39]
Ibidem, p. 39.
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[40]
Gros, De l’affranchissement des noirs, ou Observations sur la loi du 16 pluviôse…, an V, p. 2. Il reprend d’ailleurs en négatif la déclaration des droits en affirmant « l'esclavage est sans doute un vice affreux dans la société: l'homme est né libre, il l’est au moins de sa nature, et ce n’est qu'à la force qu’il doit son asservissement ».
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[41]
Ibidem, p. 11.
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[42]
Ibid., p. 20.
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[43]
« Alors la servitude de la glèbe, et le mauvais régime féodal, sont des expédients raisonnables et nécessaires pour la destruction de l’esclavage », Pierre Victor Malouet, Collection de mémoires et correspondances officielles, op. cit., tome V, p. 171.
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[44]
« La plus grande mesure à employer serait donc de forcer les nègres au travail, sous la dénomination qui leur convient », Deaubonneau, Un mot sur les colonies françaises et particulièrement sur Saint-Domingue, Paris, l’auteur, 1800, p. 32.
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[45]
Félix Carteau, Soirées bermudiennes, ou entretiens sur les événements qui ont opéré la ruine de la partie française de l’île de Saint-Domingue, Bordeaux, Pellier-Lawalle, 1802, p. 283.
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[46]
Ibidem, p. 261.
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[47]
Ce texte a été réédité par Myran Cottias et Arlette Farge, De la nécessité d’adopter l’esclavage en France: comme moyen de prospérité pour nos colonies, comme punition pour les coupables, comme ressource en faveur des indigens, Paris, Bayard, 2007. Nous utilisons ici l’édition originale publiée en 1797.
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[48]
« Demandez aux colons américains combien le travail d’un nègre esclave l’emporte sur celui d’un nègre libre ; j’ose répondre qu’ils seront d’autant plus recherchés, que l’on doit espérer qu’ils seront toujours assez rares. », p. 40.
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[49]
Louis Antoine Esprit Rallier, Observations sur Saint-Domingue… op. cit, p. 27-28.
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[50]
Deaubonneau, Un mot sur les colonies françaises…op. cit., p. 33.
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[51]
Aperçu sur les intérêts des colonies françaises…, op. cit., p. 17.
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[52]
On trouve dans les mémoires adressés au ministère de la Marine un certain nombre d’exemples où les auteurs pensent l’abolition de l’esclavage parmi les « lois spéciales » destinées aux colonies, montrant que si la constitution permet la restauration de l’esclavage, elle ne l’implique pas systématiquement. Voir AN, AF IV 12.
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[53]
Chotard, Origine des malheurs de Saint-Domingue… op. cit., p. 47.
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[54]
Charles Esmangart, Des Colonies françaises…op. cit., p. 54.
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[55]
Bernard Gainot, « La Décade et la ˮcolonisation nouvelleˮ », AHRF, n° 339, 2005, p. 99-116.
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[56]
Quand le titre est seul mentionné, c’est que l’auteur est anonyme. Le tiret souligne qu’il y a d’autres textes postérieurs.
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[57]
Le «-» signale plusieurs textes dont certains postérieurs.
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[58]
En cas de titre, c’est que l’auteur est anonyme. Le tiret souligne qu’il y a d’autres textes postérieurs.
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[59]
« Libre » et engagé avec des conditions à Saint-Domingue, esclavage là où il n’a pas été aboli. D’ailleurs la position de Jean-François Page est assez subtile, loin de ce qu’espère y voir Grégoire dans son De la littérature des Nègres… publié en 1808.
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[60]
Alain Clément, « Libéralisme et anticolonialisme », Revue économique, 2012/1, vol. 63, p. 5-26.
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[61]
Frédéric Régent, « Pourquoi faire l’histoire de la Révolution française par les colonies ? », dans Jean-Luc Chappey, Bernard Gainot, Guillaume Mazeau, Frédéric Régent, Pierre Serna (dirs.), Pour quoi faire la révolution, Marseille, Agone, 2012, p. 55.
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[62]
Marcel Dorigny (dir.), Mirabeau, Les bières flottantes des négriers : un discours non prononcé sur l’abolition de la traite des Noirs, novembre 1789 - mars 1790, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 1999.
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[63]
On peut penser à l’article Colonies de l’Encyclopédie par Forbonnais par exemple.
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[64]
De l’esclavage des nègres… op.cit., p. 55.
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[65]
Ibidem, p. 55-56 : « Quoi qu’il en soit il était ridicule et barbare de rendre héréditaire la tache de l’esclavage, qui n’est que le produit d’un événement hasardeux. »
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[66]
Louis Antoine Esprit Rallier, Observations sur Saint-Domingue… op. cit., p. 14.
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[67]
Félix Carteau, Soirées bermudiennes…op. cit., p. 60.
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[68]
Ibidem, p. 57.
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[69]
De la Nécessité d'adopter l'esclavage en France…op. cit., p. 18.
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[70]
Pierre-Victor Malouet, Collection de mémoires et correspondances officielles, op. cit., tome V, p. 194.
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[71]
En 1814 il envisage un ordre colonial où la blancheur est synonyme de liberté. Voir Emmanuel Chancy, L’indépendance nationale d’Haïti, Port-au-Prince, 1884, C. Marpon et E. Flammarion, p. 144-145.
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[72]
Louis-Narcisse Baudry Deslozières, Les Egarements du nigrophilisme, Paris, Migneret, 1802, p. 109.
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[73]
Julien Joseph Virey, Histoire naturelle du genre humain, ou Recherches sur ses principaux fondemens physiques et moraux, précédées d’un discours sur la nature des êtres organiques, et sur l’ensemble de leur physiologie. On y a joint une dissertation sur le sauvage de l’Aveyron, Paris, Dufart, 1801.
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[74]
Chotard Dissertation sur la réussite de l'ouverture des ports de Saint-Domingue… p. 14.
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[75]
Idem, Origine des malheurs de Saint-Domingue… p. 22.
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[76]
« Si la propriété du sol passe aux africains, ils l’affranchiront bientôt du commerce prohibitif », Essai sur l’esclavage, op. cit., p. 255.
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[77]
C. Belu, Des colonies et de la traite des nègres, Paris, Debray, 1800, p. 18.
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[78]
Voir la thèse de Manuel Covo, op. cit.
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[79]
Bernard Gainot, « Un projet avorté d’intégration républicaine : l’institution nationale des colonies (1797-1802) », Dix-huitième siècle, 2000, vol. 32, p. 401- 471.
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[80]
BNF NAF 22084 Folio 208. Son imprimeur Migneret lui écrit pour lui parler des désagréments que l’édition de l’ouvrage Les Égarements du nigrophilisme a provoqués et pour savoir comment Baudry pourrait financièrement le soutenir.
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[81]
Une dichotomie qu’on retrouve dans la thèse pourtant très détaillée de Darell R. Meadow, op. cit. ; le travail d’Oliver Gliech se portant sur un autre type de sources lui permet d’analyser plus finement les différences entre catégories sociales à Saint-Domingue mais pour une période antérieure, voir sa thèse, Saint-Domingue und die Französische Revolution : Das Ende der weißen Herrschaft in einer karibischen Plantagenwirtschaft, Köln, Böhlau, 2011.
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[82]
Voir par exemple le discours de Louis-Thomas Villaret de Joyeuse, Opinion de Villaret-Joyeuse sur l’envoi de commissaires à Saint-Domingue. Séance du 3 Messidor an V ou le texte de Collot, op. cit.
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[83]
Dans sa Lettre d’un colon de Saint-Domingue à un de ses amis, Paris, impr. de C. Desbrière, 1796, il invitait les colons à réévaluer positivement l’action de Sonthonax.
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[84]
Sur la question, voir la récente synthèse de Philippe R. Girard, Ces esclaves qui ont vaincu Napoléon. Toussaint Louverture et la guerre d’indépendance haïtienne (1801-1804), Rennes, Les Perséides Éditions, 2013.
Avec l’avènement du Directoire commence une nouvelle période pour les questions coloniales. Face à des profonds changements, comme l’abolition de l’esclavage, les colons et leurs alliés vont tenter d’adapter leur modèle au contexte révolutionnaire. Ils sont alors nombreux à réfléchir à la relance du système colonial et, s’ils partagent souvent un même fond, l’analyse de ces textes permet de rendre compte d’une diversité de propositions ou de stratégies. Comment rétablir l’économie florissante de Saint-Domingue ? Par le travail forcé ? Le travail libre ? Avec la traite ? Sans la traite ? En s’appuyant ou en rejetant Adam Smith et les physiocrates ? Ces projets permettent de voir de quelle manière ils envisageaient l’économie coloniale et comment ils adaptent cette question à la situation présente de l’île, aux débats sur l’économie et surtout aux transformations liées à la révolution française.
- esclavage
- colonies
- Saint-Domingue
- économie
- colonialisme
Mots-clés éditeurs : colonialisme, colonies, économie, esclavage, Saint-Domingue
Colonial opinion and the question of the development of Santo-Domingo, 1795-1802
With the advent of the Directory a new period colonial debates began. Faced with profound changes such as the abolition of slavery, the colonists and their allies sought to adapt their colonial model to a Revolutionary context. The nature of the colonial system was much discussed, and while many shared the same vision about its development, widely divergent strategies and ideas would be put forward. How can a flourishing economy be reestablished in Santo Domingo -- by forced labor or free labor ; with or without a treaty ; by accepting or rejecting the notions of Adam Smith and the physiocrats ? These different projects reveal how the colonial economy was imagined, and how this issue was adapted to the prevailing condition of the island, as well as to more general debates about the French economy, especially to the transformations linked to the French Revolution.