Les fêtes du patrimoine maritime par la revue du Chasse-Marée
- Par Camille Gontier
Pages 165 à 188
Citer cet article
- GONTIER, Camille,
- Gontier, Camille.
- Gontier, C.
https://doi.org/0.4000/159qe
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- Gontier, Camille.
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https://doi.org/0.4000/159qe
Notes
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[1]
Maingueneau, Dominique « Analyse du discours et archive », Semen [En ligne], 8, 1993, mis en ligne le 12 juin 2007.
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[2]
Ibid.
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[3]
Ibid.
-
[4]
Maingueneau, Dominique, « Analyse du discours », dans Charaudeau, Patrick et Maingueneau, Dominique (dir.), Dictionnaire d’analyse du discours, Paris, Éditions du Seuil, 2002, p. 41-45.
-
[5]
Maingueneau, Dominique, « Discours », dans Charaudeau Patrick et Maingueneau Dominique, (dir.), Dictionnaire d’analyse..., op. cit., p. 185-190.
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[6]
Ibid.
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[7]
Précisons que les fêtes maritimes de la période 1988-1992 ont fait l’objet d’une intense activité épistolaire des lecteurs de la revue et que cette dernière s’est employée à la mettre tout particulièrement en avant dans son traitement éditorial.
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[8]
Foucauld, Michel, L’ordre du discours, Paris, Gallimard, 1971, p. 12.
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[9]
Par idéologie, nous entendons avec Olivier Reboul la façon dont une pensée est à la fois partisane (elle appartient à une communauté limitée et reste partiale et polémique à l’égard des autres), collective (elle est une pensée anonyme et un discours sans auteur), dissimulatrice (elle masque les faits qui lui donnent tort et se justifie par autre chose que ce qu’elle est), rationnelle (elle prétend s’appuyer sur des arguments factuels et emprunte résolument le registre critique du champ scientifique) et enfin, se construit au service du pouvoir, ou du moins au service des groupes et donc des idées dominantes (Reboul, Olivier, Langage et idéologie, Paris, Presses universitaires de France, 1980, p. 23-24).
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[10]
Maingueneau, Dominique, « Rhétorique », dans Charaudeau, Patrick et Maingueneau, Dominique (dir.), Dictionnaire d’analyse..., op. cit., p. 505-508.
-
[11]
Passard, Cédric, « Rhétoriques du pamphlet politique chez Henri Rochefort et Édouard Drumont », dans Albert, Luce et Nicolas, Loïc (dir.), Polémique et rhétorique de l’Antiquité à nos jours, Bruxelles, De Boeck, 2010, p. 325.
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[12]
Becker, Howard, Outsiders, Études de sociologie de la déviance, Paris, Éditions Métailié, 1985, p. 171.
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[13]
Sarfati, Georges-Elia, Éléments d’analyse du discours, Paris, Armand Colin, 2019.
-
[14]
Chasse-Marée n° 3, « Un événement exceptionnel : les fêtes de Pors Beac’h », 1er trimestre 1982.
-
[15]
Galland, Olivier et Lemel, Yannick, « Tradition-modernité : un clivage persistant des sociétés européennes », Revue française de sociologie, 2006, Vol. 47, p. 687-724.
-
[16]
Chasse-Marée n° 13, octobre 1984.
-
[17]
Chasse-Marée n° 24, « Douarnenez 86, la fête de la mer et des marins », juillet 1986.
-
[18]
Valadier, Paul, « Les populismes et l’appel au "peuple" », Études, n° 11, 2018, p. 43-52.
-
[19]
Chasse-Marée n° 32, « Douarnenez 88 », novembre 1987.
-
[20]
Strauss, Léo, « Les trois vagues de la modernité », traduit par Michael Nafi,Le Philosophoire 25, n° 2, 2005, p. 167-180.
-
[21]
Berten, André, « Modernité et postmodernité : un enjeu politique ? », Revue Philosophique de Louvain. Quatrième série, tome 89, n° 81, 1991, p. 84-112.
-
[22]
Chasse-Marée n° 42, juillet 1989.
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[23]
Chasse-Marée n° 65, « 1992 : les trois rendez-vous du patrimoine maritime », juin 1992.
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[24]
Chasse-Maréen° 67, « Brest 2 Liesse en Iroise », septembre 1992.
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[25]
Les fêtes de Brest seront désormais organisées par la collectivité locale et à Douarnenez, c’est une confédération d’associations du territoire qui prendra le relais. Dans les deux cas, il faut souligner que l’organisation des fêtes ne revient plus directement aux acteurs du patrimoine maritime.
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[26]
Le Boulanger, Jean-Michel, Douarnenez de 1800 à nos jours, Rennes, PUR, 2000, p. 44-64.
-
[27]
Chasse-Marée n° 92, courrier des lecteurs.
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[28]
Ibid.
-
[29]
Mathieu, Lilian, « Repères pour une sociologie des croisades morales », Déviance et Société, vol. 29, n° 1, 2005, p. 3-12.
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[30]
Chasse-Marée n° 100, « Brest 96 », août 1996.
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[31]
Chasse-Marée n° 113, Courrier des lecteurs, janvier 1998.
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[32]
Chasse-Maréen° 116, Courrier des lecteurs, mai 1998.
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[33]
Chasse-Marée n° 119, « Douarnenez 1998. Un certain désenchantement », octobre 1998.
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[34]
Chasse-Marée n° 130, « Douarnenez 2000, le rendez-vous des passionnés. De la fête et du sens marin ! », décembre 1999.
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[35]
Chasse-Marée n° 136, « Brest et Douarnenez 2000, un grand cru », août 2000.
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[36]
À ce titre, la revue prend à nouveau la défense d’un patrimoine maritime en péril et dont la sauvegarde serait menacée par l’indifférence coupable des « décideurs » (c’est-à-dire des pouvoirs publics en premier lieu), voir les éditoriaux des Chasse-Marée n° 184 et 185.
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[37]
Chasse-Marée n° 296, « Pasaïa, l’essence de la fête », juillet 2018.
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[38]
La revue le rappelle tout particulièrement dans le numéro 271 (septembre 2015) dont l’éditorial est consacré à la destruction de l’Ondée et dont le courrier des lecteurs témoigne qu’en matière de patrimoine maritime, rien n’est jamais définitivement acquis.
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[39]
Chasse-Marée n° 251, « Confronter sans s’affronter », juillet 2013.
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[40]
Cet affaiblissement sera aussi souligné dans la revue n° 216 parue en août 2019.
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[41]
Chasse-Marée n° 208, septembre 2008.
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[42]
Chasse-Marée n° 242, « Fêter le maritime », juillet 2012. Ce numéro traite aussi des 20 ans du concours des bateaux des côtes de France.
La revue du Chasse-Marée tient une place à part dans le patrimoine maritime en France. Fondée en 1981 par Bernard Cadoret et des membres du collectif de recherches ethnologiques « Ar Vag » (le bateau en breton), la revue a permis de couvrir et de diffuser largement les actions de sauvegarde et de redécouverte du patrimoine maritime. Les premières fêtes maritimes émergent au même moment et le Chasse-Marée leur accorde immédiatement un traitement éditorial spécifique. Relativement discret au début, ce traitement s’amplifie au cours des années 1980, d’autant plus que la revue assure l’organisation et le financement des fêtes de Douarnenez entre 1986 et 1988 et celles de Brest en 1992. Notre article analyse les 101 contributions consacrées aux fêtes entre 1981 et 2018, en s’intéressant particulièrement à la façon dont, au-delà des aspects programmatiques, le Chasse-Marée rend compte de fêtes en mobilisant une rhétorique et un argumentaire susceptible de légitimer sa conception du patrimoine maritime.
Maritime heritage celebrations by Chasse-Marée magazine
The Chasse-Marée magazine has a special place in France’s maritime heritage. Founded in 1981 by Bernard Cadoret and members of the ethnological research group "Ar Vag" (the Breton word for boat), the magazine has provided extensive coverage and dissemination of initiatives to safeguard and rediscover maritime heritage. The first maritime festivals were emerging at the same time, and Chasse-Marée immediately gave them special editorial treatment. Although relatively discreet at the outset, this treatment increased during the 1980s, especially as the magazine was responsible for organising and funding the Douarnenez festival between 1986 and 1988 and the Brest festival in 1992. Our article analyses the 101 contributions devoted to the festivals between 1981 and 2018, looking in particular at the way in which, beyond the programmatic aspects, Chasse-Marée reports on the festivals by mobilising a rhetoric and argument likely to legitimise its conception of maritime heritage
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