Article de revue
Réponse à François Bourguignon et Gilles Postel-Vinay
- Par Thomas Piketty
Pages 699 à 702
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Notes
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[1]
Cf. SIMON KUZNETS, Shares of Upper Income Groups in Income and Savings, New York, National Bureau of Economic Research, 1950, et « Economic Growth and Economic Inequality », The American Economic Review, 45-1,1955, pp. 1-28. Sur le climat idéologique, très marqué par la guerre froide, dans lequel la théorie de Kuznets fut formulée et diffusée, voir THOMAS PIKETTY, Les hauts revenus en France au XXe siècle. Inégalités et redistributions, 1901-1998, Paris, Grasset, 2001, pp. 516-522 [Hauts revenus].
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[2]
Nos données sont issues des dépouillements des déclarations de salaires réalisés avant-guerre par l’administration fiscale dans le cadre de l’impôt cédulaire sur les salaires, impôt portant sur l’ensemble des salariés, indépendamment de leur statut (seul le niveau de salaire, et éventuellement la structure familiale, déterminaient si le salarié était ou non imposable).
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[3]
Hauts revenus, pp. 186-187.
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[4]
Ibid., pp. 214-215. Compte tenu des paiements en nature, le salaire réel des ouvriers agricoles et des domestiques du début du siècle était probablement supérieur au salaire monétaire que nous avons retenu, ce qui ne peut que renforcer nos conclusions concernant l’absence de compression des écarts de salaires sur une longue période. Même si l’on manque de sources sur ce point, on peut supposer qu’il existait très peu de paysans indépendants dont le revenu réel était inférieur à ces niveaux de salaires.
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[5]
Ibid., pp. 373-389.
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[6]
Ibid., pp. 396-401.
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[7]
Ibid., pp. 456-467.
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[8]
Sauf à supposer que seuls les rendements des actifs détenus par les ménages les plus fortunés ont baissé, alors que ceux des actifs des ménages légèrement moins fortunés ont augmenté. En l’occurrence, les données présentées par F. Bourguignon suggèrent au contraire que la rentabilité des obligations et autres placements à revenu fixe (actifs traditionnellement détenus par les « classes moyennes ») a été plus fortement et plus durablement atteinte par les chocs de 1914-1945 (et notamment par l’inflation) que celle des actions et autres placements à revenu variable (actifs traditionnellement détenus par les ménages plus fortunés).
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[9]
La part du capital dans la valeur ajoutée des entreprises a été d’environ 30 à 35 % tout au long du XXe siècle (cf. ibid., p. 59), ce qui, pour un ratio (stock de capital)/PIB de l’ordre de 5, correspond à un rendement (brut) moyen du capital d’environ 6 à 7 %. Ce rendement macroéconomique moyen ne peut être directement comparé aux rendements présentés par F. Bourguignon, car ces derniers (outre qu’ils sont très volatiles) ne portent pas sur l’ensemble des actifs.
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