La décentralité, une autre histoire de la décentralisation
- Par Thomas Arnera
Pages 56 à 67
Citer cet article
- ARNERA, Thomas,
- Arnera, Thomas.
- Arnera, T.
https://doi.org/10.3917/agen.014.0056
Citer cet article
- Arnera, T.
- Arnera, Thomas.
- ARNERA, Thomas,
https://doi.org/10.3917/agen.014.0056
Notes
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[1]
Pour en savoir plus sur ces deux espaces voir www.friche-lamartine.org/ et www.fabriquesdesociologie.net/
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[2]
Par intermédiaire j’entends un « entre », qui fonctionne comme lieu d’action, de création depuis la mise en tension de logiques instituées par des mouvements instituants.
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[3]
Pascal Nicolas-Le Strat, « Lecture éprouvée », Agencements. Recherches et pratiques sociales en expérimentation, n° 9, 2023, p. 87-98. https://doi.org/10.3917/agen.009.0089
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[4]
Un enjeu épistémo-politique que déplie Pascal Nicolas-Le Strat dans son ouvrage Faire recherche en commun et à qui j’emprunte la formule « cesser de faire de la vie des autres un objet », in Pascal Nicolas-Le Strat, Faire recherche en commun, Éditions du commun, 2024, 180 p.
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[5]
Séminaire dit doctoral, contribution de Rachele Borghi autour de son livre Décolonialités et privilèges, 24 novembre 2025, Saint-Denis (93).
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[6]
Louis Staritzky, La recherche comme expérience(s). Chronique d’un atelier étudiant en recherche-action à Saint-Denis, Ours Éditions, 2022.
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[7]
Pascal Nicolas-Le Strat, avec qui je chemine depuis plusieurs années en coopérations, en lectures, en écritures mais aussi en accompagnement de thèse, évoque souvent l’idée (et le travail à mener) pour qu’un « souci de soi » ne se transforme pas en héroïsation de sa recherche.
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[8]
J’emprunte, là aussi, cette double valence de « découvrir et se découvrir » à Pascal Nicolas-Le Strat, sans parvenir à remettre la main dessus dans ses écrits. Elle me semble décisive pour partager la façon dont, conscient des contradictions à l’œuvre dans nos pratiques de la recherche, nous ne pouvons pas faire sans elle, et sans « les » et « nous » mettre à découvert. Il y a du travail…
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[9]
Dans son ouvrage Faire recherche en commun, Pascal Nicolas-Le Strat nous partage comment une « une biographie se rééquilibre à tous les âges de la vie ». C’est la façon dont les situations tout au long de la vie font aussi ressurgir des éléments de nos biographies, sans nécessairement s’y attendre, qui participe de ces formes de rééquilibrage, et de la manière dont on fait recherche depuis des milieux, au beau milieu. Voir Pascal Nicolas-Le Strat, 2024, op.cit., p. 51-52.
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[10]
Il s’agit de grades spécifiques à la fonction publique territoriale.
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[11]
Récemment dans le cadre d’un enseignement à l’université je me documente sur le travail social. Sans préméditation, je me mets à relire (au sens de lire autrement) mon histoire familiale, plus particulièrement celle de mon père plus liée à ces questions. Je reviens autrement vers son mémoire d’étude, mais j’éprouve aussi le besoin de reprendre certaines discussions notamment à propos de ses parents et la manière dont ils ont créés une « maison d’enfants » en 1945 à Cannes.
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[12]
Patrick Hassenteufel, Sociologie politique : l’action publique, Armand Collin, 2008, 294 p.
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[13]
Séminaire dit doctoral, Tisser des lieux, cultiver des milieux, contribution Marion Serres, vendredi 15 mars 2024, Campus Condorcet, Aubervilliers.
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[14]
Louis Staritzky est chercheur associé au laboratoire LIAgE (anciennement Experice) et membre du réseau des Fabriques de sociologie : https://en-corecherche.net/louis-staritzky/
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[15]
Selon mon père, l’association Les femmes de la montagne a été créée par Hélène Bouillet, infirmière drômoise (Drôme du sud), dans les années 70. C’est notamment la rencontre avec cette association qui a aussi inspiré son engagement associatif. Dans nos échanges il m’évoque des actions pour faciliter le passage du permis de conduire pour les femmes en milieu rural. La citation est tirée de la seule trace de l’association que nous trouvons avec mon père sur internet à la suite d’un évènement datant de 2023 et organisé par l’association drômoise La Dynamotte : https://ensembleici.fr/evenement/femmes-de-la-montagne-la-motte-chalancon
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[16]
On pourrait s’interroger sur la manière dont l’idée même de reproduction sociale, son usage social, participe de la reproduction sociale.
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[17]
Patrick Chamoiseau, « Mondialisaiton, mondialité, pierre-monde », Littérature, 2014/2 n° 174, p. 92-103. DOI : https://doi.org/10.3917/litt.174.0092
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[18]
Je découvre le terme d’’autopoïétique avec Donna Haraway, terme qui signifie l’inverse de sympoïétique c’est-à-dire qui opère par association, par vibration, par sympathie. Le mythe autopoïétique c’est le mythe viriliste et néolibéral de celui qui se fait tout seul, du « self made man ». Il n’existe bien que comme mythe puisque rien ne se fait tout seul.
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[19]
La version présente à ce jour (décembre 2025 dans le manuscrit de thèse), intègre aussi la trajectoire étudiante et professionnelle de mes frères dans le récit.
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[20]
Donna Haraway, Vivre avec le trouble, Les éditions des mondes à faire, 2020, p. 227.
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[21]
Tim Ingold, L’anthropologie comme éducation, Presses universitaires de Rennes, 2018, p. 25.
Milieu de départEn 2015, tout juste titulaire d’un master 2 de sociologie politique, je m’engage simultanément dans deux espaces : La Friche artistique Lamartine d’une part et les Fabriques de sociologie d’autre part. Le premier espace regroupe des artistes et acteur·rices du champ culturel pour auto-organiser l’occupation d’espaces en friche, délaissés, afin de mettre à disposition des ateliers à bas coûts. Le second regroupe des praticien·nes d’horizons différents (intervention sociale, santé, éducation, université, artistique, associatif, militant, habitant…) au sein duquel nous nous co-formons à la recherche dans une perspective critique et d’agir. C’est depuis le dialogue entre ces deux espaces, entre ces deux milieux, que ma pratique de la recherche va muter en pratiques de recherches, en action, ce que je nomme une recherche en friche.
Ce moment de 2015, moment de (ma) vie, est marqué par un mouvement que je qualifie d’intermédiaire. J’abandonne peu à peu, les méthodologies héritées de ma formation en sciences sociales à commencer par l’entretien sociologique. Avant de l’abandonner complètement, je me décide néanmoins à retourner l’outil contre moi, amorçant un geste qui fera aussi de mon existence un terrain d’investigation. Je me livre à mon propre interrogatoire en interrogeant mes parents sur leur trajectoire universitaire et le début de leurs vies professionnelles. Je veux comprendre leur « moment intermédiaire » pour mieux saisir le mien. Ces entretiens sont restés en suspend, je ne les ai jamais « utilisés » comme on s’en servirait classiquement pour un travail sociologique…