Brève histoire des permanences de recherche depuis « le 110 » à saint-denis
- Par Louis Staritzky
Pages 98 à 109
Citer cet article
- STARITZKY, Louis,
- Staritzky, Louis.
- Staritzky, L.
https://doi.org/10.3917/agen.013.0098
Citer cet article
- Staritzky, L.
- Staritzky, Louis.
- STARITZKY, Louis,
https://doi.org/10.3917/agen.013.0098
Notes
-
[1]
Projet Mise en mots et mise en récit du quotidien comme mode d’engagement à l’échelle du territoire, en ligne : https://institutfrancaisdumondeassociatif.org/recherches-laureates/mise-en-mots-et-mise-en-recit-du-quotidien-comme-mode-dengagement-a-lechelle-du-territoire/
-
[2]
Une partie de ce travail est disponible en ligne sur le site : https://quartiersenrecherche.net/
-
[3]
La permanence architecturale de recherche à la cité d’Orient à Harnes (Pas-de-Calais) est animée par Mélusine Pagnier, docteure (Université de Lille) ; la permanence de recherche aux quartiers Mistral – Eaux Claires à Grenoble est animée par Antoine Ancelet-Schwartz, doctorant (Université Grenoble Alpes) ; la permanence de recherche dans le quartier du Blosne à Rennes (au sein du Pôle associatif Polyblosne) est animée par Benjamin Roux, doctorant (Rennes 2 & Paris 8) et habitant du quartier ; notre permanence à la cité Péri à Saint-Denis est co-animée par plusieurs participant·es : Sabine Basset, Fariza Bellila, Martine Bodineau, Izabel Galvao, Pascale Prax Dubois, Louis Staritzky, Hélène Tanné, Karima Ikéné, Jérôme Radal, Pascal Nicolas-Le Strat.
Dans ce même numéro Agencements Mélusine Pagnier et Benjamin Roux signent deux articles qui reviennent sur l’expérience de leur permanence. -
[4]
Thierry Deshayes et Pascal Nicolas-Le Strat, « Au(x) beau(x) milieu(x) : Pratiques sociales, pratiques langagières, pratiques de recherches », revue Agencements (Recherches et pratiques sociales en expérimentation), n° 10, 2024, p. 69-75.
-
[5]
« Faire la ville en commun, faire recherche en habitant », Agencements (Recherches et pratiques sociales en expérimentation), n° 1, 2018, p. 188-197.
-
[6]
Ibid.
-
[7]
Michel Anselme, Du bruit à la parole – La scène politique des cités, Éditions de l’Aube, 1999.
-
[8]
Jacques Rancière, La haine de la démocratie, La Fabrique, 2005.
-
[9]
Michel Anselme, « La cité du Petit Séminaire, chronique raisonnée d’une réhabilitation singulière. Extrait », Vacarme n° 89, 2019, en ligne : https://shs.cairn.info/revue-vacarme-2019-4-page-53?lang=fr/
-
[10]
Michel Anselme, « Permanences I. La requalification de l’espace public », in Les Annales de la recherche urbaine, n° 26, 1985. Développement social des quartiers, pp. 51-56, en ligne : https://www.persee.fr/doc/aru_0180-930x_1985_num_26_1_2891 Les citations ci-après de cette expérience renvoient à ce même article consultable en ligne.
-
[11]
Voir à ce propos le texte « Faire recherche « en permanence » (à propos de l’expérimentation de Permanences de recherche) », en ligne : https://encyclopedie.fabriquesdesociologie.net/faire-recherche-en-permanence-a-propos-de-lexperimentation-de-permanences-de-recherche/
-
[12]
Sophie Ricard, Édith Hallauer, Hugo Martin, « La permanence architecturale », en ligne : https://lecoleduterrain.fr/maniere-de-faire/la-permanence-architecturale/
-
[13]
« Comment commencer ?… en commençant ! Nous vous proposons donc un commencement le lundi 22 avril à 18h au 110 ». Et c’est ainsi que notre permanence de recherche a commencé au Centre social coopératif de Saint-Denis, le 110. « Je maudis les préalables. Louis Staritzky nous invite, en recherche-action, à commencer sans hypothèse et à terminer sans résultat. » Et John Cage apporte la touche finale : « Si vous n’avez pas assez de temps pour accomplir quelque chose, considérez la chose comme terminée en la commençant. Cela ressemble alors à la Vénus de Milo qui se débrouille très bien sans ses bras ». Extrait d’un probable Texteflux à paraître de Pascal Nicolas-Le Strat.
-
[14]
Louis Staritzky, « La recherche-action vincennoise : un héritage scandaleux », Pratiques de formation/Analyses, n° 70, 2025, en ligne : https://www.pratiquesdeformation.fr/934/
-
[15]
Daniel Mothé, « Une loi pour les O.S. ? », Esprit, 1974, p. 391.
-
[16]
Les anarcho-syndicalistes pensaient qu’il fallait que les ouvriers aient une formation qui leur permette de maîtriser pleinement leur métier afin d’être en mesure d’auto-gérer la production, alors que les marxistes visaient la connaissance, et la conscience, par les exploités, du système capitaliste afin d’opérer son renversement.
-
[17]
Henri Desroche, Entreprendre d’apprendre. D’une autobiographie raisonnée aux projets d’une recherche – action. Apprentissages 3, Les Éditions Ouvrières, 1991, p. 182-183.
-
[18]
Henri Desroche, Apprentissage 2 : Éducation permanente et créativité solidaires, lettres ouvertes sur une utopie d’université hors les murs, Les Éditions Ouvrières, 1989, p. 64.
-
[19]
Ibid, p. 62.
-
[20]
Ibid, p. 286.
-
[21]
Henri Desroche, « L’origine utopique », Esprit, 1974, p. 351.
-
[22]
Martine Bodineau est chercheuse associée au laboratoire LIAgE, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, et membre du réseau des Fabriques de sociologie. Elle s’est engagée dans l’aventure du 110 au cours des premières années de sa création, en tant qu’associée bénévole.
-
[23]
Martine Bodineau, « “Récits de vie, récits de ville”. L’ancrage dans un morceau de territoire », en ligne : https://quartiersenrecherche.net/recits-de-vie-recits-de-ville-lancrage-dans-un-morceau-de-territoire/
-
[24]
En référence au titre inspirant du dernier livre de Leïla Slimani, J’emporterai le feu, que je vois traîner chez moi depuis quelques jours.
Il y a un peu plus d’un an, nous tenions notre première permanence de recherche au Centre socio-culturel coopératif « Le 110 » à Saint-Denis. Au départ de cette rencontre, un premier motif est (pro)posé : « Récits de vie, récits de ville ». Il s’agissait alors, à travers ce dispositif, de contribuer à l’émergence de récits singuliers qui permettent de découvrir et d’écrire la ville autrement, à partir des expériences mineures, des expérimentations autonomes, des dimensions plus sensibles. Tenter collectivement de donner à voir, à lire, à entendre, à sentir-penser une ville « autrement populaire » à partir de ce que les gens vivent, revendiquent, tentent, luttent, désirent, éprouvent… Très vite d’autres motifs émergeront en compagnonnage du premier : analyser, par la pratique de la correspondance, les conditions de vie et d’activité au 110 ; participer de la réappropriation de la place publique en face du centre socio-culturel ; engager un travail de corecherche depuis le jardin à l’arrière du 110 ; enquêter les pratiques et gestes d’accueil…
Quelque temps après avoir démarré nos permanences, nous obtenions un appel à manifestation d’intérêt de l’Institut français du monde associatif (IFMA) sur la thématique « Quelle contribution du fait associatif aux territoires ? ». Nous souhaitions montrer, à partir de notre permanence de recherche à Saint-Denis et de celle qui se tenait dans le quartier du Blosne à Rennes, comment les acteurs associatifs proposaient d’autres récits de leurs villes et engageaient, à cet endroit, d’autres pratiques d’écritures et d’édition pour donner à voir, se réapproprier et fabriquer leurs territoires de vi…