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Article de revue

L’écologie ordinaire en quartiers populaires : qui prendra soin de notre monde ?

Pages 50 à 67

Citer cet article


  • Billen, L.
(2025). L’écologie ordinaire en quartiers populaires : qui prendra soin de notre monde ? Agencements, 13(2), 50-67. https://doi.org/10.3917/agen.013.0050.

  • Billen, Léa.
« L’écologie ordinaire en quartiers populaires : qui prendra soin de notre monde ? ». Agencements, 2025/2 n° 13, 2025. p.50-67. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-agencements-2025-2-page-50?lang=fr.

  • BILLEN, Léa,
2025. L’écologie ordinaire en quartiers populaires : qui prendra soin de notre monde ? Agencements, 2025/2 n° 13, p.50-67. DOI : 10.3917/agen.013.0050. URL : https://shs.cairn.info/revue-agencements-2025-2-page-50?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/agen.013.0050


Notes

  • [1]
    Taux de pauvreté supérieur à 40 % de la population, taux de chômage supérieur à 30 %, surreprésentation de la population étrangère, forte emprise du parc social.
  • [2]
    La cité des Sauveteurs-Cervelières compte une partie d’immeubles en logement social et une partie en copropriétés. Ces copropriétés sont dans un état dégradé depuis les années 1990, les propriétaires rencontrant des difficultés à financer les travaux de rénovation nécessaires.

Cet article est extrait d’une thèse que j’ai soutenue en 2023 portant sur les initiatives écologistes citoyennes dans des quartiers populaires français, notamment à Vaulx-en-Velin (69) et Saint-Denis (93). Ma thèse s’intéresse à des initiatives d’écologie ordinaire, un mode d’action pour l’écologie qui passe par la transformation concrète de nos modes de vie et d’habiter quotidiens. L’article revient sur l’un des attributs de l’écologie ordinaire : il s’agit d’un mode d’action particulièrement investi par les femmes. Opportunité de dégenrer le travail domestique par l’écologie ou reproduction des inégalités de genre dans la prise en charge du soin ? L’article s’attache à montrer comment l’écologie ordinaire retravaille les rapports de genre dans l’engagement écologiste.
Lieux de réemploi, ateliers cuisine, groupements d’achats de produits locaux, composteurs de quartier, végétalisation urbaine… Ces initiatives ont en commun de politiser le quotidien en faisant de lui un terrain d’action pour rendre tangibles d’autres façons de produire, d’échanger, de consommer, d’habiter. Dans les quartiers de grands ensembles en périphéries urbaines dans lesquels s’est déroulée mon enquête, l’écologie ordinaire est particulièrement mobilisatrice parce qu’elle s’appuie sur les savoir-faire populaires, parce qu’elle ancre l’écologie dans les territoires, parce qu’elle articule urgences écologiques et sociales (Billen 2023). Particulièrement mobilisatrice, mais pas pour n’importe qui : l’écologie ordinaire est majoritairement portée par des femmes, pour la plupart mères ou grand-mères de famille, dont beaucoup exercent des métiers du soin (infirmières, aides à domicile, agentes d’entretien, éducatrices, gardiennes d’immeuble, etc…


Date de mise en ligne : 19/09/2025

https://doi.org/10.3917/agen.013.0050

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