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Article de revue

Acidsociologie. À propos de désirs postcapitalistes de mark fisher, et d’une conclusion de thèse jamais écrite…

Pages 39 à 42

Citer cet article


  • Staritzky, L.
(2025). Acidsociologie. À propos de désirs postcapitalistes de mark fisher, et d’une conclusion de thèse jamais écrite… Agencements, 12(1), 39-42. https://doi.org/10.3917/agen.012.0039.

  • Staritzky, Louis.
« Acidsociologie. À propos de désirs postcapitalistes de mark fisher, et d’une conclusion de thèse jamais écrite… ». Agencements, 2025/1 n° 12, 2025. p.39-42. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-agencements-2025-1-page-39?lang=fr.

  • STARITZKY, Louis,
2025. Acidsociologie. À propos de désirs postcapitalistes de mark fisher, et d’une conclusion de thèse jamais écrite… Agencements, 2025/1 n° 12, p.39-42. DOI : 10.3917/agen.012.0039. URL : https://shs.cairn.info/revue-agencements-2025-1-page-39?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/agen.012.0039


Notes

  • [1]
    Mark Fisher, Désirs poscapitalistes, Audimat Éditions, 2022, p. 388.
  • [2]
    Ibid, p. 363.
  • [3]
    Mark Fisher, « Acid communism : drogues et conscience de classe », revue Période, disponible en ligne : http://revueperiode.net/acid-communism-drogues-et-conscience-de-classe/
  • [4]
    Mark Fisher, Désirs poscapitalistes, op. cit., p. 397.
  • [5]
    Mark Fisher, Le réalisme capitaliste. N’y a-t-il aucune alternative ?, Entremonde, 2018, p. 23.
  • [6]
    Mark Fisher, « Acid communism : drogues et conscience de classe », op. cit.
  • [7]
    Mark Fisher, Désirs poscapitalistes, op. cit., p. 351.
  • [8]
    Ibid, p. 396.
  • [9]
    Voir à ce propos mon livre : Pour une sociologie des tentatives. Faire monde depuis nos vies quotidiennes, Les éditions du commun, 2024.
  • [10]
    Pour retrouver le plan détaillé des textes abordés et des différentes séances du séminaire de Mark Fisher, dont celles qui n’ont pas pu se tenir en raison de la brusque disparition de l’auteur, voir : Mark Fisher, Désirs poscapitalistes, op. cit., p. 342-347.
  • [11]
    C’est par exemple le cas, de façon frappante lorsqu’il décrit le mouvement féministe-socialiste. Alors même que Fisher ne nomme pas précisément la pratique de l’enquête de conscientisation, il la décrit minutieusement : « La troisième forme de conscience à se développer dans les années 1968, que le néolibéralisme a dû aussi éradiquer, a été théorisée et pratiquée par le féminisme socialiste. On pourrait la ranger sous la rubrique des théories et pratiques visant la prise de conscience collective. Les individus ont été incités à parler de leur ressenti, mais ils ont mis ce ressenti en relation avec des structures. Ainsi, en se mettant ensemble, ils ont très vite découvert qu’ils avaient des problèmes communs, et que si on leur en attribuait la responsabilité, et qu’ils se sentaient incapables de les résoudre, c’est que ces problèmes renvoyaient à des structures, typiquement au patriarcat et au capitalisme, et à leur intrication, qui concernaient de nombreux aspects de la vie. » in Mark Fisher, « Acid communism : drogues et conscience de classe », op. cit.
  • [12]
    Voir par exemple notre site-constellation en-corecherche : https://en-corecherche.net
  • [13]
    Mark Fisher, Désirs poscapitalistes, op. cit., p. 360.

Septembre 2021, un an avant la sortie de Désirs postcapitalistes, j’annonçais à mon directeur de thèse le plan quasi définitif de mon manuscrit, dans l’optique de faire aboutir mon doctorat l’année suivante. Figurait alors, dans ces projections rêvées, qui n’ont pas manqué de dériver par la suite, une conclusion que je souhaitais intituler « Acidsociologie », en écho à la proposition conceptuelle de Mark Fisher sur l’Acidcommunisme. Enthousiaste, mon directeur me répondit par mail : « je veux bien sociologiser sous Acid » ! Mais ce grand trip n’eut malheureusement pas lieu…Acidcommunism aurait dû être le titre d’un livre que Mark Fisher avait commencé à écrire avant de se suicider au début de l’année 2017, et dont Désirs postcapitalistes donne à lire l’introduction ainsi que la retranscription du dernier séminaire qu’il animait à l’université de Goldsmith, dans lequel s’élaborait la pensée politique que l’auteur souhaitait mobiliser pour son ouvrage. À travers ces pages nous découvrons comment Fisher (re)construit cette intuition d’un communisme psychédélique, radicalement optimiste, capable d’impulser la production de nouvelles subjectivités, d’une conscience acide en mesure de faire émerger « une nouvelle humanité, une nouvelle façon de voir, de penser, d’aimer ». De l’aveu même de l’auteur, ce concept « est à la fois une provocation et une promesse. C’est une blague, nous dit-il, mais une blague très sérieuse. Cela renvoie à quelque chose qui, à un moment donné, semblait inévitable, mais qui parait dorénavant impossible : la convergence entre la classe, la prise de conscience socialiste/féministe et la conscience psychédélique, la fusion entre de nouveaux mouvements sociaux et un projet communiste, une esthétisation sans précédent de la vie quotidienn…


Date de mise en ligne : 28/03/2025

https://doi.org/10.3917/agen.012.0039

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