La définition du réel ou le « monde à l’envers »
- Par Martine Bodineau
Pages 142 à 149
Citer cet article
- BODINEAU, Martine,
- Bodineau, Martine.
- Bodineau, M.
https://doi.org/10.3917/agen.011.0142
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- Bodineau, M.
- Bodineau, Martine.
- BODINEAU, Martine,
https://doi.org/10.3917/agen.011.0142
Notes
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Voir les références bibliographiques en fin d’article.
Bonjour ! Bienvenue à Radio Socio, pour un nouvel épisode de notre émission « La théorie pour quoi faire ? ».
Apparemment, tu n’as pas choisi le plus facile ! Voici, en résumé ce qu’indique ce concept : « le sens des mots, des objets et des actions est déterminé par le contexte dans lequel les expressions sont formulées, les objets sont situés, et les actions sont accomplies. » C’est à peu près incompréhensible, non ?
En résumé, j’ai donc retenu que, selon notre perception de la réalité, les choses et la définition des choses seraient confondues. Ou, pour le dire autrement, les choses et leur sens seraient confondus. Pour nous c’est totalement absurde !
C’est certain que ça ne nous intéresse pas dans la vie courante. On se débrouille très bien pour comprendre ce qui nous entoure, échanger avec d’autres, se comporter de façon appropriée dans les multiples situations qu’on rencontre tous les jours. On partage suffisamment d’éléments en commun (dans un lieu donné, à une époque donnée) pour ne pas avoir à se préoccuper du sens des choses et encore moins de la manière dont ce sens est fabriqué. C’est ce savoir partagé qu’on appelle le « sens commun ». Mais ces questions n’intéressent pas les sociologues non plus.
C’est là tout l’intérêt du concept du « monde de la vie », tel qu’Alfred Schütz l’a défini, parce qu’il permet de distinguer la « réalité » telle qu’on la conçoit à l’intérieur, et la « réalité » telle que les chercheurs peuvent la décrire dans leur « monde scientifique », donc depuis l’extérieur…