Le souverainisme de l’État Sahélien à l’épreuve du défi sécuritaire : le cas du Burkina Faso
- Par Augustin Loada
Pages 209 à 226
Citer cet article
- LOADA, Augustin,
- Loada, Augustin.
- Loada, A.
https://doi.org/10.3917/afco1.278.0209
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- Loada, A.
- Loada, Augustin.
- LOADA, Augustin,
https://doi.org/10.3917/afco1.278.0209
Notes
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[1]
Haquet, 2004, p. 11.
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[2]
Bodin, 1993, p. 74.
-
[3]
Weil, 2013, p. 69.
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[4]
Ibid., p. 73.
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[5]
Monod, 2022, p. 2.
-
[6]
Cot et Pellet, 2005, p. 86.
- [7]
- [8]
- [9]
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[10]
Idrissa, 2018, p. 43
-
[11]
Chez les tenants du salafisme, « la hâkimiyya [souveraineté] signifie la destruction du royaume des hommes pour le remplacer par le royaume de Dieu sur terre (Sao, 2018, p. 6).
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[12]
Englebert, Lyammouri, 2022, p. 17.
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[13]
Le Préambule souligne l’attachement à la laïcité de l’État ; l’article 30 souligne le caractère laïc de la République, et l’article 32 précise que : « La laïcité ne s’oppose pas à la religion et aux croyances. Elle a pour objectif de promouvoir et de conforter le vivre-ensemble fondé sur la tolérance, le dialogue et la compréhension mutuelle ». Enfin, la laïcité ne peut faire l’objet de révision (article 185).
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[15]
En lieu et place, l’article 8 disposait que « [la République du Niger] respecte et protège toutes les croyances. Aucune religion, aucune croyance ne peut s’arroger le pouvoir politique ni s’immiscer dans les affaires de l’État ».
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[16]
Selon le décret n° 2024-0500/PRES-TRANS/PM/MATDS/MFPTPS/MCCAT du 6 mai 2024 portant institution de la journée des coutumes et traditions au Burkina Faso.
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[18]
Beucher, 2009, p.61.
- [19]
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[20]
Sept conditions avaient été posées par le chef déchu de la junte, notamment le respect des engagements pris par le Burkina Faso auprès de la CEDEAO, la garantie de la sécurité du président déchu, de ses droits, de ceux de ses collaborateurs et des militaires engagés à ses côtés.
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[22]
Sur ce point, voir la lettre ouverte d’un groupe de laïcs chrétiens catholiques et évangéliques, datée du 20 juin 2023 ; https://netafrique.net/menaces-et-accusations-de-certains-musulmans-contre-des-chretiens-au-burkina-faso-des-laics-chretiens-catholiques-et-evangeliques-sinquietent/.
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[23]
« On appellera domination patrimoniale toute domination orientée principalement dans le sens de la tradition, mais exercée en vertu d’un droit personnel absolu ; sultanique, une domination patrimoniale qui, dans la manière dont elle est administrée, se meut principalement dans la sphère de l’arbitraire non liée la tradition ». (Weber, 2003, p. 307‑308) (N.D.E.).
- [24]
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[25]
Voir la loi du 24 mai 1994 portant organisation générale de la Défense nationale, son modificatif du 07 avril 2005 et le décret du 19 avril 2023 portant mobilisation générale et mise en garde pour une période de douze mois. Ce décret a été prorogé le 27 mars 2024 pour encore une année.
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[26]
Parmi ces instruments ratifiés par le Burkina Faso et figurant dans le Préambule de la Constitution, on peut citer le Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance de 2001 et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de 2007.
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[27]
Appelée à comparaître pour séquestration et actes de torture le 28 juillet 2023, elle est exfiltrée par des militaires.
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[28]
Ainsi, la carrière des membres du parquet relève désormais de la compétence du ministre de la Justice. L’exécutif peut s’assurer du contrôle de la composition du CSM par la nomination de membres dociles non-magistrats. Voir https://lefaso.net/spip.php?article126830.
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[29]
Article 137, alinéa 1 de la loi constitutionnelle du 30 décembre 2023.
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[36]
Voir Burkina Faso : la galaxie Traoré ; https://graphics.rfi.fr/traore-burkina-entourage/. Voir aussi Serigne Délaya, Burkina, Ibrahim Traore installe sa famille au pouvoir, Mondafrique, https://mondafrique.com/a-la-une/ibrahim-traore-la-famille-au-pouvoir/amp/.
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[37]
An I MPRS II, Mon capitaine, il faut changer votre fusil d’épaule, Regard, L’Observateur-Paalga n° 10937 du mercredi 27 au jeudi 28 septembre 2023, p. 5.
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[38]
Haquet, 2004, p.296
Le présent article cherche à expliquer les raisons de la rhétorique souverainiste constatée dans les États du Sahel central dirigés par des juntes militaro-civiles, à travers l’exemple du Burkina Faso. Il montre que ces juntes, après s’être engagées à conduire des transitions démocratiques courtes ont par la suite fait de la souveraineté, une arme politique en vue de la conservation et de l’exercice absolutiste du pouvoir d’État, rompant ainsi, sur le plan géopolitique, avec les puissances occidentales et les valeurs démocratiques.
- absolutisme
- djihadisme
- junte militaro-civile
- sécurité
- souveraineté
Mots-clés éditeurs : absolutisme, djihadisme, junte militaro-civile, sécurité, souveraineté
The sovereignty of the Sahelian state tested by the security challenge: The case of Burkina Faso
This paper seeks to explain the reasons behind the rhetoric of sovereignty observed in the central Sahel states led by military-civilian juntas, through the example of Burkina Faso. It shows that these juntas, after pledging to bring about brief periods of democratic transition, subsequently turned sovereignty into a political weapon for the conservation and absolutist exercise of state power, thus breaking, on the geopolitical level, with Western powers and democratic values.
- absolutism
- jihadism
- military-civilian junta
- security
- sovereignty
Mots-clés éditeurs : absolutism, jihadism, military-civilian junta, security, sovereignty