Excellence
Pages 78 à 85
Citer cet article
https://doi.org/10.3917/afcul.hs01.0078
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Notes
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[1]
Il faut bien comprendre le contexte. Depuis les années 1990, nos Etats, encouragés pas les institutions de Bretton Woods à se désengager des secteurs prétendument peu rentables, ont négligé l’éducation et la santé publique. Il s’en est suivi un phénomène de privatisation ou de semi-privatisation de ces secteurs pourtant clés, dont les conséquences sont désastreuses, même pour nos économies nationales. Mais sur ces questions, nos Etats, souvent fragilisés, n’ont pas toujours les moyens de défendre l’intérêt de leurs citoyens, dans ce monde de plus en plus marchand. L’Etat n’agit plus en chef d’orchestre sur son territoire. Il devient un simple collaborateur, négociant avec les ONG, les Projets, les Sociétés, les investisseurs, en tenant compte de la seule rentabilité économique de l’aide et de la dette…
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Fuka vient aussi du nom d’une infusion médicinale dont le principe guérit le paludisme et le mal de gorge, apaise les voix malades, ravive les nerfs et réchauffe le corps. L’infusion est à base de gingembre, de poivre, de miel et de citron. Fuka est proche enfin du mot « fukua », dans le sens d’agiter et de creuser.
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Parole.
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Prix Ahmadou-Kourouma et prix Renaudot 2012. Paru aux éditions Gallimard.
Retour sur une expérience développée à Anjouan par le Muzdalifa House, en partenariat avec le Club Soirhani de Mirontsy, auprès du lycée d’Excellence à Mutsamudu. Un programme expérimental, étalé sur trois ans, avec le soutien du Commissariat à l’éducation.
L’histoire avait commencé de façon presque anecdotique. Soeuf Elbadawi venait de publier Un dhikri pour nos morts la rage entre les dents. Un texte sur les milliers de morts, sans sépulture, du visa Balladur. A l’occasion de cette sortie, l’auteur demanda à intervenir dans une école privée du pays pour l’organisation d’ateliers d’écriture autour de cette question. Une fin de non recevoir lui fut opposée. Parler de ces victimes oubliées en mer soulevait des suspicions et des tensions. Et nous allions l’apprendre, beaucoup plus tard, en coulisses : l’école sollicitée envisageait un jumelage avec un établissement scolaire situé à la Réunion - département français - et espérait ne pas rencontrer de problèmes à la demande des visas pour son groupe d’élèves. Il lui fallait donc être en odeur de sainteté, auprès des autorités consulaires françaises.
Cet épisode, raconté, lors d’un rendez-vous avec des lycéens en région parisienne, fit immédiatement son effet. Dans l’assistance, une responsable de la Maison des auteurs à Paris, Garance Jousset, posa la question d’un autre type de jumelage à imaginer, entre un lycée parisien et un autre lycée, qui serait comorien. En tous cas, c’est ce qui motiva la demande adressée par nos soins au Lycée d’Excellence de Mutsamudu, une école publique, qui l’accueillit avec beaucoup d’enthousiasme…
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