Article de revue

Tentatives de récit

I.

Pages 4 à 11

Citer cet article


(2016). I. Africultures, Hors série(2), 4-11. https://doi.org/10.3917/afcul.hs01.0004.

« I. ». Africultures, 2016/2 N° Hors série, 2016. p.4-11. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2016-2-page-4?lang=fr.

2016. I. Africultures, 2016/2 N° Hors série, p.4-11. DOI : 10.3917/afcul.hs01.0004. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2016-2-page-4?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.hs01.0004


Notes

  • [1]
    Coopération culturelle ou Alliance française.
  • [2]
    « Mhono mru yatso udjua vundza, mru hunuka ». Un adage populaire, qui encourage à céder hypocritement à la puissance de feu de l’adversaire, s’il s’avère plus fort que vous.
  • [3]
    « Franco comorienne ».
  • [4]
    Construite dans le cadre d’un projet de quartier résidentiel, financée par la coopération avec l’Etat sud-africain, à la grande époque où le mercenaire français Bob Denard contrôlait les échanges diplomatiques entre Moroni et Johannesburg. Cette arène devait servir d’espace de loisirs aux riverains du quartier. La plupart des terrains et des maisons construits dans ce cadre ont été privatisés ou sont en passe de le devenir. Par contre, l’Arène, sans doute à cause de sa forme singulière, est devenue la seule partie du projet, que le « domaine public » n’a pas encore projeté de revendre. Des sportifs viennent régulièrement s’y entraîner, sans aucun mandat officiel.
  • [5]
    « Qui, longtemps, traîne sur la piste, finit par mal danser ».

Histoire d’une vie.
Histoire d’une expérience.
Sept ans de Muzdalifa House à Moroni. Une expérience partant du désir d’expérimenter culturellement et de construire une parole citoyenne, dans un paysage où le déni et le mensonge l’emportent sur la nécessité et l’urgence de tenir face à l’adversité. Il n’est pas excessif de penser ou de dire qu’aux Comores, la scène culturelle s’est longtemps fourvoyée. Dans le conservatisme et la complaisance. Intellectuels, artistes ou poètes, ils sont nombreux à se laisser happer par les contingences de la survie et à s’asseoir sur leurs convictions premières, afin de s’assurer une existence, de s’offrir une reconnaissance ou d’arracher un bout de privilège.
Les guichets culturels ayant pignon sur rue négocient leur soutien contre un silence organisé autour des tragédies d’archipel, et nombre de créateurs ou de leaders d’opinion choisissent de pratiquer l’évitement dans leurs relations avec l’autorité. Le guichet le plus payant étant celui de la représentation culturelle française dans le pays, la critique sur les questions de domination ou de relation coloniale – sauf exception – est quasi inexistante, bien que ce soit l’une des problématiques les plus prégnantes du paysage. Pour un cachet de quelques milliers de francs, une invitation à un événement national, une subvention européenne ou encore un simple visa délivré au consulat de l’ambassade de France à Moroni, les acteurs culturels apprennent à se taire. Ce qui finit par compromettre les contenus eux-mêmes…


Date de mise en ligne : 16/06/2017

https://doi.org/10.3917/afcul.hs01.0004

Cet article est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Revues

À partir de 25€ par mois

300 revues en texte intégral au cœur de votre métier

Acheter cet article

2,00 €

8 pages format électronique (HTML et PDF)
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?