Article de revue

Des manières de faire en musique

Pages 42 à 51

Citer cet article


(2016). Des manières de faire en musique. Africultures, Hors série(2), 42-51. https://doi.org/10.3917/afcul.hs01.0042.

« Des manières de faire en musique ». Africultures, 2016/2 N° Hors série, 2016. p.42-51. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2016-2-page-42?lang=fr.

2016. Des manières de faire en musique. Africultures, 2016/2 N° Hors série, p.42-51. DOI : 10.3917/afcul.hs01.0042. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2016-2-page-42?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.hs01.0042


Notes

  • [1]
    Instrument traditionnel à cordes.
  • [2]
    De 20 à 80 spectateurs, selon les projets. Durant les trois dernières années, le lieu n’accueillait plus que quarante personnes maxi par soir.
  • [3]
    Kwasa kwasa : petite barque utilisée dans la traversée d’une île à l’autre.
  • [4]
    Le mbandzi mwendedji ou mwendezi est une figure marquante de la tradition orale comorienne. Longtemps sous contrôle des familles de pouvoir, contrôlant les itrea (villages serviles), ce poète itinérant, selon Moussa Said, anthropologue, se forgea une forme de liberté, au démantèlement du sultanat, à partir des années 1912-1916, et se distingua par des chants très critiques, pouvant faire se soulever des villages entiers. L’enjeu pour Absoir consiste aujourd’hui à interroger sa pratique du slam à partir de l’héritage de ces poètes vagabonds dont l’un des plus connus fut Mshinda Mtimbo, né dans le Dimani, vers 1876.
  • [5]
    Musiques traditionnelles des Comores en 1998, Zaïnaba/Chant de femmes des Co-mores en 2004, ali.amani/Chant soufi des Comores en 2008.
  • [6]
    De gadza, un instrument.
  • [7]
    RFI Musique « Mwezi WaQ., la possibilité d’une musique comorienne », paru le 07/02/2013.
  • [8]
    Déjà vu aux côtés de Mikidache, Mtoro Chamou et Soeuf Elbadawi dans le spectacle Moroni Blues, une rêverie à quatre.
  • [9]
    Nom d’une confrérie soufie.

« Un espace de travail, un savoir-faire en matière de production et des calories à brûler. Voilà ce que le Muzdalifa House mettait à disposition pour accompagner les jeunes artistes ou pour développer de nouvelles idées en musique » explique Fouad Ahamada Tadjiri, guitariste, devenu artiste co associé du lieu depuis près de six ans. Retour sur une expérience d’accompagnement et de production.
En 2010, le lieu ouvre ses portes à Absoir. Un jeune slameur qui, à l’époque, vient de quitter l’université. Une licence en Lettres et une existence artistique à négocier sur une scène, où réussir est un combat à mains nues. Les dynamiques collectives étant impossibles, il ne fait pas bon avoir l’estomac fragile, surtout pour un slameur, qui court après son succès. Absoir était déjà connu pour être l’un des deux leaders du groupe Slameurs de la lune. A l’époque, il n’existait pas encore de slameur solo dans le pays.
Absoir voyait-il le Muzdalifa comme un espace où l’on se dit et où l’on se réinvente ? Peut-être pas. Mais lorsqu’après plusieurs tentatives, il parvient à intégrer le lieu, on lui propose d’y interroger son écriture et de réfléchir aux moyens de son existence. Ce sont les deux seules conditions qu’on lui oppose. Sans trop traîner, il y entame un work in progress, qui va lui prendre quatre mois de dur labeur. Son ami, Mwinyi Mmadi, joueur de ndzendze, l’encourage à explorer cette piste, davantage. Ce dernier connaissait déjà le principe du coaching d’artiste au Muzdalifa House…


Date de mise en ligne : 16/06/2017

https://doi.org/10.3917/afcul.hs01.0042

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