Article de revue

La photographie africaine vue des États-Unis

Pages 172 à 181

Citer cet article


  • Moore, A.,
  • Thackway, M.,
  • Nimis, É.
  • et Nur Goni, M.
(2012). La photographie africaine vue des États-Unis. Africultures, 88(2), 172-181. https://doi.org/10.3917/afcul.088.0171.

  • Moore, Allison.,
  • et al.
« La photographie africaine vue des États-Unis ». Africultures, 2012/2 n° 88, 2012. p.172-181. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2012-2-page-172?lang=fr.

  • MOORE, Allison,
  • THACKWAY, Melissa,
  • NIMIS, Érika
  • et NUR GONI, Marian,
2012. La photographie africaine vue des États-Unis. Africultures, 2012/2 n° 88, p.172-181. DOI : 10.3917/afcul.088.0171. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2012-2-page-172?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.088.0171


Notes

  • [1]
    J’entends par « conceptualisme global » cette tendance dans les expositions internationales et sur le marché de l’art à privilégier une approche conceptuelle de l’art. Tout nouveau média est considéré d’emblée comme conceptuel et les pratiques artistiques traditionnelles comme la peinture ou la photographie doivent maintenant elles aussi suivre cette tendance pour ne pas sembler obsolètes.
  • [2]
    Lire Snap Me One! Studiofotografen in Afrika, édité par Heike Behrend et Tobias Wendl, Munich, Prestel, 1998. Voir également Behrend, « Photo Magic: Photographs in Practices of Healing and Harming in East Africa », Journal of Religion in Africa, vol. 33, no. 2 (2003), p. 129- 145 ; «’Feeling Global’. The Likoni Ferry Photographers of Mombasa, Kenya », African Arts, vol. 33, no. 3 (automne 2001), p. 70-77 et 96 ; « Fragmented Visions: Photo Collages by Two Ugandan Photographers », Visual Anthropology, vol. 14, no. 3 (2001), p. 301-320 ; « Love à la Hollywood and Bombay: Kenyan Postcolonial Studio Photography », Paideuma, 44 (1998), p. 139-153. Lire aussi Behrend et Jean-François Werner (éd. invités), « Photographies and Modernities in Africa », Visual Anthropology, vol. 14, no. 3 (2001). Lire Tobias Wendl, « Entangled Traditions: Photography and the History of Media in Southern Ghana », in RES: Journal of Anthropology and Aesthetics, 39 (printemps 2001), p. 78-100. Voir enfin Christraud Geary, In and Out of Focus: Images from Central Africa, 1885-1960. Washington, D.C. & Londres, National Museum of African Art, Smithsonian Institution & Philip Wilson Pub., 2002.
  • [3]
    Lire Naomi Rosenblum, Une histoire mondiale de la photographie (1992) ; Michel Frizot (dir.), Nouvelle histoire de la photographie (1994) and Mary Warner Marien¸ Photography: A Cultural History (2002). De Geoffrey Batchen, lire entre autres Each Wild Idea: Photography Writing History, Cambridge, MA, MIT Press, 2002 et Forget Me Not: Photography and Remembrance, Princeton, NJ., Princeton Architectural Press, 2006.
  • [4]
    Publié en 1965 par les Éditions de Minuit.
  • [5]
    Lire Sidney Kasfir, « African Art and Authenticity: A Text with a Shadow », in Olu Oguibe et Okwui Enwezor (éd.), Reading the Contemporary: African Art from Theory to the Marketplace, Londres, Institute of International Visual Arts, 1999, p. 88-113, de même qu’un numéro spécial d’African Arts, vol. 9, no. 3 (Los Angeles, 1976) consacré à la question de l’authenticité.
  • [6]
    Une exposition conjointe de ces deux photographes – August Sander and Seydou Keïta: Portraiture and Social Identity – a été récemment inaugurée à New-York au Walther Collection Project Space (23 septembre 2011-10 mars 2012). Dans le mailing de lancement de l’événement, l’on pouvait lire que le travail de ces artistes avait déjà été présenté de façon dialogique lors de l’exposition inaugurale de la Walther Collection à Neu-Ulm/Burlafingen, en Allemagne, en 2010 : Events of the Self: Portraiture and Social Identity, dont le commissariat était assuré par Okwui Enwezor.
  • [7]
    À noter que l’ICP a davantage intérêt que le Musée Guggenheim à inclure la photographie africaine dans l’histoire de la photographie mondiale.
  • [8]
    ll a également été commissaire de la Documenta 11 et des Biennales de Séville, Gwangju et de la seconde Biennale de Johannesburg.
  • [9]
    Voir le site de la galerie : http://kylekauffman.com.
  • [10]

Quelles photographies africaines circulent aux États-Unis ? Et dans quels cadres ? Comment sont-elles mises en valeur et quels sont les enjeux de cette valorisation, aussi bien dans le milieu scientifique que dans celui de l’art contemporain ? Quels débats agitent les spécialistes aux États-Unis ? L’essai d’Allison Moore vise à éclaircir ces questions.
Appréhender la photographie africaine à travers le prisme de la recherche américaine, c’est se demander comment les œuvres de photographes africains circulent, comment elles se font connaître aux États-Unis ; autrement dit, qui soutient cette photographie en l’exposant, en écrivant à son sujet ou en documentant ses histoires, afin de permettre à un public le plus large possible de prendre conscience de ses développements actuels. D’emblée, il faut se rendre à l’évidence : la photographie produite en Afrique ou dans la diaspora est principalement exposée et étudiée aux États-Unis et en Europe, même si cette évidence frappante est contrebalancée par des événements comme les Rencontres de Bamako au Mali ou le dynamisme de la scène photographique sud-africaine.
Par ailleurs, les expositions artistiques occidentales privilégient davantage la photographie d’art produite par les Africains de la diaspora que celle produite sur le continent, car les artistes de la diaspora ont plus recours à des concepts, des esthétiques ou même des médias (grâce à un accès facilité aux technologies numériques et aux logiciels complexes) qui séduisent un public international fasciné par la mode actuelle d…


Date de mise en ligne : 12/11/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.088.0171

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