Article de revue

Didier Randriamanantena : « Être publié par de grands éditeurs ne suffit pas pour atteindre le succès »

Pages 78 à 85

Citer cet article


  • Cassiau-Haurie, C.
(2011). Didier Randriamanantena : « Être publié par de grands éditeurs ne suffit pas pour atteindre le succès » Africultures, 84(2), 78-85. https://doi.org/10.3917/afcul.084.0078.

  • Cassiau-Haurie, Christophe.
« Didier Randriamanantena : “Être publié par de grands éditeurs ne suffit pas pour atteindre le succès” ». Africultures, 2011/2 n° 84, 2011. p.78-85. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2011-2-page-78?lang=fr.

  • CASSIAU-HAURIE, Christophe,
2011. Didier Randriamanantena : « Être publié par de grands éditeurs ne suffit pas pour atteindre le succès » Africultures, 2011/2 n° 84, p.78-85. DOI : 10.3917/afcul.084.0078. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2011-2-page-78?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.084.0078


Notes

  • [*]
    Depuis mars 2009 :
    Didier Randriamanantena travaille sur plusieurs projets d’éditions.
  • [1]
    Fondé par le compositeur Ramanakamonjy Therack, ce groupe fut très célèbre à l’époque coloniale, en particulier pour la chanson Voropotsy miara-dia (les colombes volent ensemble), chanson toujours chantée dans les cérémonies (mariage, fêtes familiales…).
  • [2]
    Tout d’abord en épisode dans L’express de Madagascar puis dans Madagascar magazine en France en 2006-2007. En 1998, dans l’album collectif Mada bédé puis en 2002, l’histoire a été éditée en album cartonné par CGM et Mada BD.
  • [3]
    Qui peut se traduire par Qualité et avenir.
  • [4]
    Le secret du manguier a été dessiné par l’Ivoirien Faustin Titi et scénarisé par Christophe Ngalle Edimo.

Difficile de se faire une place quand on est un dessinateur africain install é en France : aux difficultés d’adaptation, s’ajoutent une féroce concurrence et le désintérêt des maisons d’édition pour des sujets sur l’Afrique. Conscient de ces obstacles, Didier Randriamanantena, surnommé Didier MadaBD, a préféré ne pas faire de la bande dessinée commerciale sa priorité. Sa carrière française se compose donc essentiellement de productions issues de contrats avec des ONG (Le secret du manguier édité par Le mouvement du nid ou Imboa par Africa e Mediterraneo) ou des projets de l’Union Européenne (The colours of the world, projet Approdi, 2006). À sa façon, ce passionné d’histoire, héritier de la longue tradition malgache en matière de 9e art démontre qu’il y a une voie en dehors de l’édition commerciale.Comment devient-on bédéiste quand on vit à Madagascar où ni la formation ni l’édition ne sont propices au développement de la BD ?
Je suis un cas exceptionnel. J’ai été très encouragé, par ma famille maternelle. Mon grand-oncle, Joseph Ramanakamonjy (1898-1982), officier de la légion d’honneur, était un peintre très connu, qui a exposé dans plusieurs pays. Ma mère, mon frère, ma sœur aînée, plusieurs de mes cousines et cousins sont doués pour le dessin, même s’ils n’en ont jamais fait une profession. Certains membres de ma famille maternelle appartenaient au groupe Therack. Pendant mon enfance et adolescence, ma mère m’a encouragé à dessiner, elle me racontait ce qu’avait fait son oncle et critiquait mes dessins et peintures, avec des yeux d’artistes…


Date de mise en ligne : 17/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.084.0078

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